L’heure de la fin a sonné

Vendredi 09 Mars 2018

Après 10 jours exceptionnels chez nos amis Charles et Aurélie à Tranquilo, nous les quittons en début d’après midi en direction de l’Argentine.

Nous avons encore 1400 km à parcourir avant de prendre notre avion pour rentrer en France dans 8 Jours.

Le moral est mitigé : nous sommes pris entre le plaisir de revoir notre entourage, les bons petits plats français….. mais nous avons un goût amer de ne pas avoir atteint notre objectif qui était de rentrer en juillet !

Nous roulons durant 300 km et nous nous arrêtons vers 19h à Encarnación, ville frontière avec l’Argentine, où il fait très chaud ce soir !! Nous prenons des pizzas à emporter (sans saveur à côté de celles de Charles !) et mangeons dans Fastoch sur un parking à l’entrée de ville, entourés du Mac Do, Burger King etc….

 

La nuit sera rythmée par les bruits de circulation et celui du ventilateur …

10 Mars

Nous quittons notre bivouac vers 10h en direction de la frontière et faisons quelques courses au supermarché et dans les magasins détaxés où nous trouverons le cartable pour la rentrée de Chloé.

Nous passons la douane de la sortie du Paraguay rapidement et entrons en Argentine par un grand pont où nous nous retrouvons dans les bouchons. Fidèles à leurs habitudes, les marchands ambulants sont présents et je leur achète une paire de lunette de soleil « de marque » avec nos derniers Guaranis (monnaie du Paraguay).

 

Le pont passé nous pouvons enfin nous stationner mais il y a une longue file d’attente à l’immigration. Par chance, un douanier nous fait signe de passer devant tout le monde et nous explique qu’ensuite ils passeront le véhicule au scanner. Une première pour nous ! 20 minutes plus tard, tout est bon nous pouvons y aller.

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Il est midi, il fait toujours très chaud et afin de ne pas augmenter la température, ce sera sandwichs en roulant. Mais voilà que nous voyons un péage arriver et nous n’avons pas retirer de pesos argentin, décidément en ce moment nous ne sommes pas au top niveau organisation ! Nous expliquons notre situation à la caissière qui nous laisse passer sans payer, Merci m’dame !!

Nous nous arrêtons vers 15h à Santo Tome à la recherche d’une banque et nous bivouaquons à la sortie de la ville dans un camping avec piscine car nous avons vraiment très chaud !! Il fait 37 degrés à l’intérieur de Fastoch 😦

Nous barboterons tout l’après midi mais la température sera encore haute toute la nuit.

 

11 Mars

Départ vers 8h30 avant que la température ne monte trop. Aujourd’hui, nouveau passage de frontière pour nous rendre en Uruguay par la ville de Concordia… et voilà nous sommes dans notre dernier pays.

12 Mars

Après avoir roulé le matin, nous nous arrêtons à midi dans un camping municipal, gratuit à cette saison, au bord d’une rivière.

Nous sommes à l’ombre sous les arbres, voilà l’endroit idéal pour faire le grand ménage et rangement : nous sortons tout et tentons de faire briller Fastoch. Il est évident que nous ne le retrouvons pas comme à l’origine, mais honnêtement nous l’avons plutôt bien entretenu, il est dans un bon état et nous sommes fiers de son parcours.

Ce soir nous mangeons dehors et profitons enfin d’une fraîche brise.

 

13 Mars

Comme souvent, nous nous réveillons vers 8h/8h30. Il est vrai que nous avons vraiment bien dormi dans Fastoch, mais les journées entières en pleine air, ça épuise !

9h30, nous prenons le départ en direction de Montevideo…. Après 1h30 de route, nous croisons un camping car de toutes les couleurs, mais on les connaît ??!!!! Mais oui, c’est la famille « Autour de l’orange bleue » que nous avons rencontrée en septembre dernier en Argentine ! Demi tour, pour eux, comme pour nous, et nous voilà parti à discuter au bord de la route pendant plus de 2 heures, pendant que les enfants s’éclatent dans Fastoch.

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Nous décollons vers 13h30 et reprenons la direction de Montevideo, dont nous sommes à 200 km et que nous atteignons vers 18h.

Nous sommes ravis de retrouver cette ville qui est le commencement de notre si belle aventure.

Nous stationnons le long de la « Rambla », longue avenue de 22 km qui borde la côte, où nous passerons la nuit.

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14 Mars

Aujourd’hui nous nous rendons dans les bureaux de Wave logistics, le transitaire qui va s’occuper du shipping du camping car en direction de l’Europe. Nous rencontrons Rachida, qui est française, et qui nous fait remplir les papiers nécessaires pour la douane. Elle nous donne RDV vendredi, dans 2 jours, sur le port.

Nous partons ensuite dans la ville afin d’acheter une valise et allons faire laver Fastoch pendant que nous mangeons au restaurant en face.

 

Nous irons ensuite dans un centre commercial pour acheter des chaussures aux enfants et nous bivouaquerons au bord de l’océan, à côté d’un skate parc. Nous en profiterons pour faire un dernier tri.

 

Nous finissons la journée par un violent orage qui créera de jolies vagues qui viendront saler notre Fastoch tout propre !

15 Mars

Après une nuit avec beaucoup de vent, nous découvrons le camping car blanchi par les embruns, tant pis nous ne le laverons pas une deuxième fois… Nous retournons au centre commercial pour acheter une seconde valise puis au port pour un dernier souvenir, une tasse à maté. Pas facile de stationner dans le centre de Montevideo avec un gros véhicule. Mais nous sommes pris en charge par un homme qui gère les stationnements et qui surveillera notre camping car.

Nous ferons ensuite les dernier rangements, démontage du porte vélos (qui voyagera dans la soute) et voici l’heure de l’ultime repas dans Fastoch.

Nous nous couchons pour notre  256ème et dernière nuit.

 

16 Mars

Nuit très bruyante à cause d’une discothèque qui a fermée à 6h30 !!! Le réveil sonne à 7h45… dur dur, mais pas le temps de traîner nous devons partir dans 1H.

Dernières tâches à réaliser : démonter les tiroirs de jouets des enfants et les mettre dans la soute, ajouter les couettes, les vélos, la machine à laver, le porte vélos… Mise en place de la séparation entre la cabine et la cellule, nettoyage du frigo, fermeture du gaz, vidange des eaux, des toilettes…

8h50, tout est bon, nous pouvons y aller ! Direction le port où nous avons RDV à 9h15 avec le transitaire. Marc part signer tous les papiers avec lui et voilà l’heure de garer Fastoch de l’autre côté du port. Serrures fermées, valises en main… Au revoir Fastoch !

Nous n’avons pas vraiment le temps de réaliser et nous sautons dans un taxi pour nous rendre à l’hôtel qui est à 30 minutes de route en direction de l’aéroport.

10h30, nous voilà arrivés mais il est trop tôt pour prendre la chambre alors nous partons nous balader dans la zone commerciale non loin de là. Nous entrons dans le supermarché sous l’enseigne « Géant » (surprenant !!), faisons 2/3 courses, avalons un Mac Do (décidément on ne se régale pas en ce moment !).

Retour à l’hôtel, repos jusqu’à 15h puis direction le toit de l’hôtel pour profiter de la piscine. L’eau est froide, mais le soleil est au RDV.

 

Ce soir nous profitons de prendre une bonne douche car demain un long voyage nous attend pour rentrer en France.

17 Mars

Cette date résonne dans nos têtes depuis plusieurs semaines… Au départ, cette date nous faisait sourire, mais plus nous nous en sommes approchés, moins nous n’avions hâte d’y être.

10h30, nous sommes dans le taxi… les enfants sont excités de prendre l’avion, les parents beaucoup moins !!

13h, nous quittons le Paraguay, avec la compagnie TAP, et faisons une halte 2 heures plus tard à Porto Alegre au Brésil où nous avons 7h à attendre.

21h30, décollage pour Lisbonne, nous allons enfin pouvoir dormir.

 

18 Mars

10h55 (heure locale), Lisbonne nous voilà… Nous sommes en Europe !!! Quel changement !!!!

14h20, dernier vol à destination de Lyon… et voilà que nous commençons à entendre parler en Français, cela est déroutant, beaucoup d’informations d’un coup.

17h45, nous sommes sur les terres lyonnaises… Récupération des bagages…

Nous retrouvons nos proches qui sont venus nous accueillir : Damien (frère de Marc) et sa femme Coralie ainsi que Papi et Mamie. Que cela fait du bien de les revoir !!

Les enfants montent en voiture avec Papi et Mamie et nous avec Tonton et Tatie. Première séparation des Mamatoch depuis 9 mois… aucun doute le voyage est fini !

C’est sur ces phrases que le blog se termine… Merci à tous pour votre fidélité.. nous vous ferons signe très vite pour faire le bilan.

 

 

 

 

Paraguay – Tranquilo : une parenthèse amicale

Mercredi 28 février 2018

Nous sommes entrés hier au Paraguay en provenance du Brésil et nous avons qu’une hâte : rejoindre nos amis installés à la Colmena.

Nous avons rencontré cette famille via Internet et leur avons rendu une 1ère visite en Juillet 2017. Notre route de retour ayant été modifiée, nous sommes ravis de passer à nouveau chez eux.

Cette famille (LACA World Trip) composée de Charles, Aurélie, Lou-Ann et Anthony est partie de France en 2015 faire le tour du monde avec leur gros camion orange. Début 2017, ils choisissent de poser leurs valises au Paraguay et achètent un terrain en vue de créer un lieu d’accueil de voyageurs, des gîtes, restaurant, piscine etc….

Lors de notre 1er passage, 7 mois plus tôt, les travaux étaient encore en cours et nous avons hâte de découvrir leur coin de paradis terminé.

Nous arrivons à 15h, garons Fastoch et place aux embrassades !! A cet instant, nous mettons nos soucis entre parenthèses et nous profitons de nos amis.

Mais où sont les enfants ? A l’école !!! Tom et Chloé tournent en rond jusqu’à 16h30 que les copains arrivent. Oh qu’ils ont changé !

Nous entamons la visite : 6 hectares de terrain, la cabaña (gîte) est terminée alors que nous n’avions vu que la chape, la couverture du quincho est terminée, mais surtout….. wahoo le restaurant et la piscine !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! La classe !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Bravo les copains quel travail.

 

Gros regret de prendre notre avion dans 15 jours à 1350 km d’ici, car nous serions bien restés encore plus longtemps !

Les enfants vont à la piscine, ils sont ravis de retrouver des enfants de leur âge, cela faisait longtemps ! Et de notre côté nous attaquons l’apéro !

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Nous discuterons ainsi jusqu’à minuit !!

Du 1er au 9 Mars

Et bin pour changer, je n’ai pas envie de vous raconter jour par jour car « Tranquilo », cela ne se résume pas comme ça !

Alors qu’avons nous fait ???!!!

Tout d’abord les enfants : nous avons un peu (beaucoup) mis de côté l’école (Lou-Ann et Anthony aussi d’ailleurs!) et ils ont joué un peu (beaucoup) dans la terre, dans la forêt, dans le restaurant, dans la piscine, dans le camping car….

 

Les parents : nous avons bien mangé, un peu (beaucoup) fait l’apéro, discuté, rit, refait le monde…

Des visites ? Un magnifique salto (cascade) à 20 km de route – soit 1h de piste !!!

 

Du bricolage ?? oui (enfin surtout Marc) : un peu d’électricité, quelques heures de pelle dans le ruisseau du terrain… rangement et nettoyage de Fastoch ainsi que la réparation du pare choc arrière.

Qu’avons-nous mangé ?

Des pizzas… huummm des pizzas faites par notre chef Charles !!!! Un délice !!! Et puis de la bonne viande, préparée à merveille également par Charles… des heures de cuisson et un délice ! un pic nic, de bons fruits MIAM !!

 

Des rencontres ?

Hernan qui travaille pour eux, Marie et Rodolphe qui construisent sur le terrain  et Claudia et Rainer, les voisins allemands qui construisent une magnifique maison en « boules »

 

Des moments marquants ?

Plusieurs : les cocktails de bienvenue, la piscine verte, les enfants qui donnent leur pizza aux chiens, les expressions de Charles : « Que te parese » ou encore « como se puede », de la musique (Elle s’appelait Françoise, mais on l’appelait Framboise), l’opération des chiens, …… et le meilleur pour la fin (réalisé par moi même !) : la vidange de la cassette de nos WC à coté du « réservoir » !!!!!!!!!!!!!

Pour résumer : Tranquilo, ça ne se résume pas, ça se vit !!

 

09 Mars

Le temps des « Au revoir » arrive… nos cœurs se serrent, les câlins ne s’arrêtent pas et les larmes montent !!

Cette chouette famille aura marqué notre voyage… c’est sûr : nous reviendrons, en vacances, en voyage ou nous installer ????!!!!!!!!!!!!!

Merci à Charles, Aurélie, Lou-Ann et Anthony pour votre accueil. ON VOUS AIME FORT !!!!!!!!!!!!!!!!!

Un passage éclair au Brésil en direction du Paraguay

Dimanche 25 février 2018

Nous venons d’entrer au Brésil en provenance de la Bolivie via la frontière de Corumba. Mais après plus d’une heure de queue, de bon matin et sous 30 degrés, nous n’avons toujours pas avancé !!!

Notre impatience nous jouera des tours et nous prenons la décision de ne pas passer par la migration de sortie de la Bolivie et zappons également l’entrée du Brésil !! Nous prenons ainsi la direction de l’aéroport international, situé à quelques kilomètres de là, où nous imaginons que l’attente sera moins longue.

Mais l’aéroport est minuscule et nous ne trouvons aucune migration… nous demandons à un policier Brésilien où se situe l’immigration pour faire les passeports, et devinez ce qu’il nous répond ??!!! => « A la frontière Bolivienne » !!!!!!!!! Mon sang se glace… nous voilà ici sans papier et la seule solution est de faire les 4-5h (minimum) de queue ??!!! Notre moral en prend encore un sacré coup et nous décidons de tracer, tant pis nous ne restons que 3/4 jours sur le territoire Brésilien, nous allons croiser les doigts pour ne pas se faire contrôler !!

Nous prenons la direction du Sud et souhaitons nous rendre à Jardim, à 400 km de là. Nous sortons de la ville et nous ne voyons pas de banque… nous n’avons aucun Real Brésiliens et nous arrivons à un péage !! Nous tentons de nous faire comprendre en Portugais et la caissière nous explique que nous pouvons faire demi tour afin de prendre du gasoil à la station essence à 1 kilomètre de là. Le gérant nous facture en carte bancaire un montant supplémentaire et nous rembourse en liquide !! Nous passons à nouveau le péage et je prends le volant une heure car Marc commence à vraiment fatiguer.

Le repas de midi se fera sur un parking, dans Fastoch et sous les ventilateurs ! Chloé est très énervée et s’endort 15 minutes après que nous ayons repris la route..

Nous sommes dans la région du Pantanal, que nous avions déjà traversée en période sèche en juillet, et la faune est très riche :  nous croisons des toucans, serpents, capibaras, crocodiles etc…. Nous arrivons à Bonito vers 15h30 et nous ne trouvons qu’une seule supérette ouverte (et oui nous sommes dimanche !) et faisons un passage à la banque. Nous nous posons enfin au camping vers 17h, camping que nous avions adoré leur de notre 1er passage. Mais la saison n’est pas du tout la même et la jolie rivière claire du camping est inondée et marron ! Le temps est lourd et humide… Nous sortons les hamacs et passons en mode détente (sans oublier le lavage de Fastoch et quelques lessives !!).

Nous profiterons des sanitaires du camping pour prendre une longue douche et au lit de bonne heure malgré la chaleur !

26 février

6h30… il fait déjà 26 degrés dans Fastoch !!! Et nous avons tous un peu mal au ventre, une petite tourista serait-elle en train de nous guetter ???!!!! Tournée générale de Smecta !!

Nous ferons donc une journée repos au camping : vélos, hamac, oiseaux, lavage… sont les maîtres mots de ce jour. Mais voilà que le frigo se met à clignoter : panne de gaz et nous étions sur la 2ème bouteille, les 2 sont donc vides !! et mince !! Sur Ioverlander, nous ne voyons pas de point de recharge de gaz aux alentours et j’essaye de faire comprendre à la gérante du camping que nous sommes à la recherche de gaz, mais décidément nous n’arrivons pas à communiquer avec les brésiliens. Tant pis, nous nous branchons sur l’électricité du camping qui paraît plus que douteuse ! Petite technique que nous utilisons en cas de panne de gaz ou de forte chaleur : toujours avoir 1 ou 2 bouteilles d’eau congelées que nous mettons ensuite dans le réfrigérateur afin de le refroidir.

Du coup ce soir c’est sandwichs car plus de gaz pour cuisiner non plus, ce qui ravit les enfants…

27 février

Courte nuit car j’ai été malade et également Chloé au réveil…. un virus doit nous tourner autour, ou alors notre corps a du mal à dormir à 26 degrés !

Pendant que Marc soude la suspension arrière qui fuit, nous remettons de l’ordre dans nos affaires afin de décoller à 9h30 du camping en direction de la frontière paraguayenne, à environ 200 km, où nous espérons recharger le gaz.

Après une conduite sous la pluie, accompagnée de nombreux toucans, nous arrivons à Pedro Juan Caballero vers 13h30, ville frontière entre le Brésil et le Paraguay.

Nous nous rendons donc à l’immigration du Paraguay afin de faire l’entrée dans le pays, mais, contrairement à ce que nous pensions, le douanier étudie nos passeports et nous demande pourquoi nous n’avons pas de tampons du Brésil (entrée et sortie) ??? « Pourquoi ?? Heu bin, en fait… » et là nous essayons de lui expliquer que nous sommes entrés par la Bolivie mais que nous n’avons pas « vu » la douane !! Mais le brave monsieur se fiche de nos explications, il ne nous fera pas l’entrée dans son pays si nous n’avons pas la sortie de l’autre. Ce qui est LOGIQUE !!!!!!!!!!!

Nous prenons donc la direction de la douane brésilienne, qui se situe à l’aéroport (ah dans cet aéroport il y a bien une immigration grrr !!!!) et nous tentons d’expliquer au douanier notre souci (ouf il parle espagnol ! ). Mais il tient le même discours que son collègue du pays voisin, « pas d’entrée, pas de sortie » !! Ah bin lui aussi il est LOGIQUE !!!!!!!!!!!!!!!!! Sa seule solution est que nous retournions au Paraguay afin que le douanier nous fasse une sortie et lui nous fera ensuite une entrée et une sortie du Brésil… « non mais le monsieur ne va pas vouloir non plus !! »

Tout le monde se regarde… « on fait quoi maintenant » ??? Et le douanier Brésilien prend nos passeports en nous disant « Mr et Mme vous êtes entrés illégalement sur le territoire brésilien, vous êtes hors la loi »…. Ah en effet nous ne l’avions pas vu comme cela !! Nous tentons de trouver une solution : peut-on se rapprocher d’une ambassade, donner un dessous de table ??? rien n’y fait…

La solution tombe : vous devez payer une amende de 100 reals / personne (25 €)… Bon nous n’avons pas bien le choix ! Par contre nous avons dépensés nos derniers Reals à la station service avant la frontière. Nous expliquons au douanier que nous allons retirer et que nous revenons. Mais non cela ne se passe pas comme ça ici !! Voilà que nous signons donc une amende que nous devons présenter à la « Banco do Brasil » (banque nationale) auprès de qui nous devons nous acquitter de notre dette et ensuite le douanier lèvera l’amende et tamponnera nos passeports. Je vous passe les détails à la banque où j’ai attendu plus d’une heure, un ticket à la main, dans le style de notre chère préfecture ! Et pendant ce temps Marc était garé en double file et n’a pas cessé de se faire embêter par la police… Enfin bref, nos passeports sont tamponnés nous pouvons ENFIN entrer au Paraguay où cette fois-ci nous n’avons pas de souci à l’immigration… Il est 16H, nous sommes épuisés !

Bilan de l’histoire : ne pas prendre de libertés avec les passages douaniers !!! Mais ça aussi c’est LOGIQUE !!

Nous avons tellement hâte de rouler que nous en oublions de retirer des Guaranis, la monnaie paraguayenne ! Nous n’oublions pas que nous devons recharger notre gaz et nous le payons donc en dollars.. voilà un souci de résolu !

Nous pouvons enfin rouler, une centaine de kilomètres en direction du Sud, et nous réalisons que nous avons changé d’heure… il est presque 19h et la nuit tombe déjà ! Nous trouvons une banque, faisons quelques courses mais nous ne trouvons pas de lieu pour bivouaquer. Nous optons donc pour une nuit en station service, décidément nos bivouacs ne font pas rêver en ce moment !

20h, il fait 29 degrés dans Fastoch, mais nous avons hâte d’être demain car nous ne sommes plus qu’à 350 km de la Colmena où nous allons pouvoir passer quelques jours à Tranquilo.

28 février

Comme vous vous en doutez, la nuit a été chaude et bruyante et nous prenons la route vers 8h, alors que les enfants dorment encore. Nous ferons donc le petit déjeuner en roulant.

Nous sommes surexcités de retrouver nos amis, mais la bonne humeur redescendra vite lorsque nous nous faisons arrêter par la police. En 8 mois de voyage, on ne nous a demandé que 1 ou 2 fois notre attestation d’assurance pour Fastoch sauf qu’aujourd’hui celle-ci est périmée depuis 15 jours !!! et bien sûr, le policier s’en aperçoit…. Nous tentons de lui expliquer que nous devons l’imprimer chez nos amis à 200 km de là, mais la seule solution qu’il nous propose est de prendre un taxi pour aller l’imprimer en laissant Fastoch ici !! Nous lui demandons donc quel est le montant de l’amende et sa réponse est assez surprenante « combien vous avez ?? ». OK je pars chercher le portefeuille et Marc lui glisse un billet, qu’il s’empresse de glisser dans sa poche afin que son collègue ne s’en rende pas compte. « Todo es bueno senor y senora » !!! Ouf nous pouvons enfin partir !! (Pour information nous apprendrons plus tard que l’assurance n’est pas obligatoire au Paraguay pour un véhicule étranger !!)

Midi, nous voici à Coronel Oviedo à 100 km de chez Charles et Aurélie… Petit passage au Mac Do, cela est tellement rare que les enfants dévorent leurs sandwichs !! Le plein de courses et de Tres leones (rhum) et nous faisons ENFIN les derniers kilomètres avant notre dernier moment de détente du voyage.

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Bolivie – Entre la Paz et la frontière brésilienne

Dimanche 18 février 2018

Nous voilà à 8 mois de voyage et hier nous avons pris la décision d’écourter notre voyage à cause de soucis financiers et de rentrer en France. Nos futurs articles comprendront moins de photos, l’envie était parfois moins présente !

Nous sommes en Bolivie, nous avons fait demi-tour à La Paz et sommes en direction de Cochabamba.

Nous empruntons une route dans un pays magnifique paysage et un passage à 4500 m d’altitude. Beaucoup de camions sur cette route mais la vue est splendide..

Nous redescendons dans la vallée et arrivons en début d’après-midi au parc Pairumani au Nord de Cochabamba (entrée à 16 Bolivianos pour nous 4) où nous retrouvons la famille « Par 4 chemins ». Nous nous sommes rencontrés à San Pedro d’Atacama au Chili et sommes contents de revoir Jean Phi, Manue et leurs garçons Izac et Joseph.

Nous sommes sortis de l’altiplano et la météo est au beau fixe alors nous passons l’après-midi dehors à discuter autour d’un café. Quel plaisir de profiter enfin d’une journée entière sous le beau temps !

Le soir nous partageons une spécialité typique de Bolivie, le Pique macho : originaire de Cochabamba, c’est une montagne de viande, saucisses en dés, frites/patates, oignons et autres légumes, avec un œuf dur sur le dessus. Hhuuum un délice ! sauf pour Chloé qui n’a quasiment rien mangé !

Les parents discuteront jusqu’à 2h du matin pendant que les enfants dormiront.

19 février

Aujourd’hui nous décidons de ne pas bouger et de profiter de ce petit parc / camping. Les enfants jouent dehors avec les copains (essentiellement aux petites voitures !) et nous partons en promenade en début d’après-midi à la recherche de la cascade située en haut du parc. Mais l’ascension est difficile et Chloé (comme à son habitude) râle tout le long ! La vue en haut est très sympa mais impossible d’accéder à la cascade, tant pis nous redescendons.

La famille Par 4 chemins part en milieu d’après-midi et les enfants sont tristes…

Ce soir nous mangeons à nouveau un Pique macho, et Chloé, comme la veille, ne mange quasiment rien !

Nous faisons le tour du camping à la recherche d’eau pour faire le plein de Fastoch, mais nous ne trouvons que de l’eau terreuse… Tant pis nous verrons ailleurs demain !

20 février

Ce matin nous partons vers 10h en direction du centre de Cochabamba où nous voulons aller au marché pour acheter 2/3 souvenirs. Mais nous nous retrouvons dans les bouchons de la ville, nous traversons le marché et nous n’arrivons pas à nous garer ! Après plusieurs tours nous décidons de sortir d’ici et de prendre la direction de Santa Cruz qui est à 150 km de là. Nous réalisons que nous sommes redescendus en altitude, nous avons vraiment très chaud et la végétation n’a rien à voir avec l’altiplano !!

Fastoch, qui souffrait moins d’être en altitude, affiche quelques signes de faiblesse et le moteur chauffe à plusieurs reprises… Nous devons nous arrêter au bord de la route et ouvrir le capot. Marc constate que nous avons une fuite de liquide de refroidissement et soupçonne une durite percée ! Décidément nous sommes vraiment dans une mauvaise phase !

Nous devons absolument nous rendre dans un garage auto mais demain une grève nationale est annoncée et le pays va être paralysé. Nous devons donc absolument atteindre la grande ville de Santa Cruz d’ici ce soir avant la mise en  place des barrages routiers.

Nous roulons pendant plus de 2H en faisant des pauses toutes les 10 minutes afin de faire le plein d’eau dans le moteur… Nous vidons quasiment tout notre réservoir d’eau, il fait chaud et le stress est à son maximum !

22h, nous voilà à l’entrée de Santa Cruz et nous avons repéré un garage sur l’application Ioverlander avec de très bons commentaires. Nous arrivons enfin au garage FP motors situé dans un quartier résidentiel et nous nous garons devant en espérant qu’il soit ouvert demain.

Fernando, le propriétaire âgé d’une vingtaine d’années est dehors avec des amis et nous accueille gentiment. Il voit notre inquiétude et nous demande de soulever le capot. Après 5 minutes d’observation, il nous rassure en nous disant « Tengo una solucion » (j’ai une solution) et nos visages se détendent enfin après cette dure journée.

Il nous propose de prendre une douche chez lui ou de faire le plein d’eau. Nous le remercions mais avons tout ce qu’il nous faut et nous avons juste envie de dormir… même s’il fait 28 degrés dans Fastoch !!!

21 février

La nuit fut enfin calme, mais Marc a très peu dormi à cause de la chaleur et de l’inquiétude de la panne. Nous savons que nous n’avons qu’un tout petit budget pour faire les réparations et nous ne savons pas exactement ce qu’est la panne.

Ce matin Fernando s’occupe de Fastoch et il passe la matinée à atteindre la pièce qui pose souci : il ne s’agit finalement pas d’une durite mais d’un échangeur qui a besoin d’une soudure. Le garagiste nous explique qu’il n’est pas équipé  pour réaliser ce type de soudure et que son ami soudeur ne travaille pas aujourd’hui à cause de la grève. Nous verrons donc cela demain.

Les esprits se détendent et nous faisons connaissance avec la famille de Fernando qui habite la maison où est installé son garage. Nous rencontrons ainsi son papa, Coralia sa maman, Dani sa fiancée et quasiment l’ensemble des voisins intrigués par notre véhicule.

Nous assistons à la préparation de l’asado (barbecue) qui se fait simplement sur une grille (parilla) posée sur des pavés dans la rue !! L’ambiance est au beau fixe et nous relâchons enfin la pression ! Nous sommes rapidement invités à partager le repas avec eux, nous sommes gênés car ce n’est pas dans les habitudes européennes de manger avec son garagiste !!! Mais tout le monde nous met à l’aise et nous partageons un très agréable moment. Nous dégustons une viande divinement bonne accompagnée de riz et de yuka (manioc). Le repas est simple : tout le monde prend une assiette et pioche dans ce qu’il souhaite… nous nous sentons comme à la maison. Incroyable !!!

Les enfants de leur côté sortent leurs petites voitures et jouent au milieu de tout ce monde… ils sont également comme à la maison !

A la fin du repas, j’aide Coralia à faire la vaisselle, même si elle me dit de rester assise et de « profiter » !! Je partage un excellent moment avec cette dame qui est née la même année que nos mamans… Je lui parle de notre situation, que nous rentrons plus tôt que prévu etc… Elle voit en moi cette tristesse et m’explique que si nous sommes ici, ce n’est pas un hasard, c’est que dieu nous a envoyés chez eux. De fils en aiguille, Coralia me demande si nous sommes croyants. Je lui réponds que nous n’avons pas de croyance particulière mais que nous respectons les personnes en ayant. C’est ainsi qu’elle me fait comprendre qu’elle fait partie d’une communauté chrétienne qui se réunit tous les mercredis autour de la vierge, que ce soir la réunion se fait chez eux et qu’elle souhaiterait que nous y participions. Je réponds que cela serait avec grand plaisir !

Coralia passera l’après-midi à nettoyer sa cour pour sa réception et nous la verrons en fin de journée toute endimanchée !!

Nous mangeons tous les 4 de bonne heure dans le camping-car et couchons les enfants vers 21h car l’arrivée des convives est prévue vers 21h. Nous voyons ainsi débarquer une quinzaine de personnes, tous mieux habillés les uns que les autres, et nous remontons donc dans Fastoch mettre nos chemises (seule tenue présentable que nous ayons !).

A 21h30 la cérémonie commence, nous sommes tous dehors sur une chaise et chantons et prions autour de la vierge. L’ambiance est très festive, nous ne comprenons pas grand-chose mais nous entendons malgré tout que la communauté prie pour nous, les français voyageurs dans une phase difficile et nous remercie de notre venue. L’émotion est à son comble…

Nous assistons également à une situation étrange : une dame d’une soixantaine d’années s’évanouit à plusieurs reprises et parait ainsi possédée… mais la cérémonie ne s’arrête pas pour autant. Toute l’assemblée chante et frappe dans ses mains.

Apres plus d’une heure de cérémonie, nous sommes invités à partager leur repas et à nous installer sur le canapé car nous leurs invités. Nous mangeons, encore et encore et expliquons notre voyage à tous les participants qui sont ravis de nous écouter.

La réunion se termine vers 23h30 et tous les convives nous remercient de notre présence et nous souhaitent bonne route dans notre aventure. Nous souhaitons bonne nuit à notre famille d’accueil et allons rejoindre nos enfants qui dorment à poings fermés.

Quelle journée !!!!

22 février

Ce matin Fernando part faire souder la pièce et nous nous occupons de notre côté en croisant les doigts que la réparation soit la bonne.

Avec Marc nous réservons les billets d’avion pour le retour : celui-ci est ainsi prévu le 17 Mars, il nous reste donc un peu plus de 3 semaines sur le continent Sud-Américain L

En fin de matinée nous préparons le repas de midi mais Fernando vient nous chercher car le repas est prêt dans leur maison ! Une fois de plus nous sommes invités à partager le repas avec eux.. quelle générosité !

Les garçons passeront l’après-midi à remonter la pièce pendant que moi je m’installe avec Coralia, à l’ombre d’un arbre à discuter. Elle m’explique que son mari est parti très tôt travailler, il est chauffeur poids lourd et part souvent plusieurs jours. Coralia me raconte un peu leur vie : ils ont 2 filles et un garçon et ils ont une résidence secondaire dans la campagne. Je comprends donc qu’ils font partie des boliviens d’une classe un peu supérieure. Son fils et son mari font du rallye automobile et elle me montre des photos. Elle m’explique aussi que sa petite retraite n’est pas très élevée et qu’elle travaille donc les weekends : elle cuisine toute la journée et nuit du vendredi pour vendre ses repas le weekend end à son domicile, nourrissant ainsi le quartier. Car en Bolivie, pas besoin d’ouvrir un commerce pour avoir le droit de vendre ses produits. Je lui explique qu’en France cela n’est pas possible et que les taxes sont très élevées.. pas évident de me faire comprendre !

Nous échangeons ainsi tout l’après-midi autour de boissons fraîches, de thé et de gâteaux… Les enfants sont aussi bien gâtés et jouent dans la cour autour de nous en compagnie des 2 chiens et du perroquet en liberté.

Une journée où nous oublions tous nos soucis et où nous comprenons que le voyage nous a apporté tellement de choses !

A 17h, Fernando a terminé et le camping-car est à nouveau en état de marche ! Youpi !! Il est temps pour nous de payer notre note et de reprendre notre route. Mais nos hôtes nous demandent d’attendre que Dani, la fiancée de Fernando, revienne de son travail d’ici une heure pour nous dire au revoir. Nous rangeons toutes nos affaires et Dani arrive vers 18h avec son collègue (ils travaillent dans une banque) les bras chargés de nourriture typique bolivienne. Nous nous installons à nouveau autour de la table à boire du thé et à déguster les bons petits plats.

19h, la nuit commence à arriver et Coralia nous conseille de passer encore une soirée avec eux. Nous en serions ravis mais il est temps pour nous de partir !  Nous réclamons à Fernando la note, sa maman lui glisse quelques mots à l’oreille et Fernando nous demande à peine 60 € ! Nous sommes gênés de ce petit montant et nous lui donnons un peu plus.

Maintenant place aux photos et aux adieux… l’émotion est là, nous partons les larmes aux yeux mais le cœur allégé. Merci à cette généreuse famille pour cette belle rencontre !

Nous sortons de la ville, il fait très chaud et nous nous arrêtons à une station-service car il fait nuit et nous n’avons pas le temps de chercher un autre bivouac. Nous faisons la rencontre de 3 jeunes espagnols en fourgon et d’un camping car appartenant à un couple de belges vivant en Namibie.

Décidément tant de rencontres !!

23 février

La nuit a été chaude et bruyante, comme toujours dans les stations-service… Nous quittons les lieux vers 9h30 et roulons environ 250 km pour arriver à midi à San Jose de Quichitos, dans la région des missions jésuites. Nous étions déjà passés dans les parages en Aout, mais à cette saison la température est difficilement supportable ! Nous faisons quelques courses et décidons de nous arrêter dans un hôtel qui accueille les voyageurs dans son jardin pour 15 € la nuit.

Nous découvrons ainsi l’hôtel Chiquitana tenu par Fabrice, un voyageur français qui a construit cet hôtel en 2010. Cet établissement, aux standards européens, offre un restaurant et une charmante piscine dont nous profitons tout l’après-midi. Les enfants font la rencontre de 2 petites filles françaises et jouent avec elles dans la piscine. Nous échangeons également avec la maman du gérant qui est là pour 3 mois.

Le soir nous prenons le repas au restaurant et nous couchons les enfants pendant que nous profitons un peu du salon extérieur.

Encore une nuit dans la chaleur !

24 février

Ce matin nous profitons une dernière fois de la piscine et de l’accès à la douche. Nous partons à 10h30 mais il fait déjà très chaud et humide ! Nous prenons la direction de la frontière brésilienne. Nous souhaitons rejoindre rapidement le Paraguay afin de retrouver nos amis « Tranquilo » et nous poser une bonne semaine vers eux.

Nous prenons notre repas au pied d’un joli rocher ocre, à côté d’un parc.. mais nous ne prenons pas le temps de le visiter, juste d’être à l’ombre des arbres…

Nous roulons 80 km et faisons une pause à Agua calientes, une rivière chaude qui nous rafraichit malgré tout.

Nous quittons les lieux vers 16h et arrivons à la frontière vers 18h30 mais celle-ci est déjà fermée. Le bivouac choisi est à Puerto Suarez, au bord d’un lac, où nous trouvons enfin un peu d’air ! Mais la tranquillité sera de courte durée : à 22h30 une voiture se stationne juste à côté de nous, musique à fond et un bébé qui ne cesse de pleurer ! Nous rallumons les lumières afin qu’ils comprennent que nous sommes présents, mais après 30 minutes de supplice sonore, nous déménageons et retournons sur la grande route alors que les enfants dorment déjà… bien sûr il fait nuit et nous n’avons pas d’autre choix que de nous stationner à la station-service… Cette fois-ci plus un brin d’air, la nuit sera terrible !

25 février

Nous nous réveillons à 7h, en sueur et très fatigués ! Marc a mal aux dents depuis quelques jours, le moral nous joue des tours ! Nous faisons le plein de gasoil avec nos derniers Bolivianos et partons vite car il fait déjà 29 degrés dans Fastoch et le soleil se lève !

Nous arrivons à la douane à 8h mais il y a déjà une énorme queue devant nous. Nous nous séparons : moi avec les enfants à la migration et Marc à la douane avec le véhicule. Après une bonne demi-heure, je n’ai quasiment pas avancé, le soleil chauffe, nous sommes dans les détritus et les enfants commencent à râler ! Je viens également de réaliser qu’il s’agit de la migration pour l’entrée au Brésil… mais où est donc la sortie de la Bolivie ?

Marc revient plutôt énervé : il n’a pas compris grand-chose à la douane brésilienne à part que nous devons imprimer un document sur internet afin de laisser entrer le véhicule sur le territoire brésilien, qui est d’ailleurs déjà stationné après la douane, au Brésil ! Nous échangeons du coup les rôles et j’essaye de me faire comprendre dans un mélange de portugais – espagnol – anglais ! Je « négocie » avec le douanier l’absence de document pour Fastoch étant donné que nous avons prévu que quelques jours au Brésil et je reviens vers Marc qui n’a avancé que de 2 mètres en 20 minutes !! On nous explique qu’il y en a pour au moins 3H d’attente, il n’y a qu’une seule personne au guichet !

L’ambiance se tend et mon cher mari envoie tout balader et décide de prendre la route sans passer par l’immigration !!! Je lui dis d’aller au camping-car avec les enfants et que je ferai la queue mais non il souhaite que nous partions d’ici et que nous allions à l’aéroport international, quelques kilomètres plus loin, où nous trouverons certainement un poste d’immigration.

Nous voilà donc au Brésil… sans papier !!!

 

 

Bolivie – De Oruro à La Paz

Lundi 12 Février 2018

Nous venons de passer plusieurs jours magnifiques au Carnaval d’Oruro en compagnie de la famille, les 749 en Vadrouille.

Aujourd’hui nous quittons Oruro en direction du Nord. Nous avons pour but de rejoindre la Paz avant le passage au Pérou.

Mais à la sortie de la ville, la route est fermée à cause d’une manifestation. Nous comprenons rapidement que les manifestants se révoltent contre le gouvernement à cause du traitement des eaux de pluie qui envahissent les rues, déversant de la boue de partout. Il est vrai que cela est choquant en comparaison avec tous les moyens mis dans le carnaval !

On nous annonce un blocage pour la journée alors nous achetons des empanadas à un marchand ambulant débarquant de nulle part ! Et oui, un bouchon de véhicules et les affaires reprennent !

Mais à 14h la situation se débloque et nous en profitons pour vite nous échapper de la ville afin de faire une nuit au calme ! Nous nous arrêtons dans village de Konani situé à 80 km au nord de Oruro. Nous trouvons un bivouac au bord d’une rivière, dans un petit hameau où le temps à l’air de s’être arrêté ! Nous sommes à côté d’un pont qui est à moitié écroulé à cause de la forte pluie de la veille.

Les enfants sortent les bottes et vont jouer au bord de l’eau et les papas nettoient les campings car qui dégagent de fortes odeurs d’urine !

Nous prendrons un repas tous les 8 dans Fastoch et irons au dodo de bonne heure car toute l’équipe est fatiguée.

13 février

Enfin une nuit au calme et réveil à 8h30 (et même 10h pour Chloé !). Les enfants reprennent leurs activités au bord de la rivière et nous un peu de rangement / ménage.

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Nous avons la visite d’un papi de 82 ans qui nous explique qu’ici la vie est difficile, que le gouvernement ne s’occupe pas d’eux. Et que le pont ne sera pas réparé avant des semaines ou des mois, seul accès pour aller chez lui ! Heureusement il existe l’entraide entre les communautés, mais il n’y a qu’un seul tracteur pour plusieurs villages… Il nous explique aussi que sa femme est malade et alitée depuis 7 ans ! Avec Corinne, Mickael et Marc, nos regards se croisent et nos cœurs se serrent ! Nous n’avons pas de solution pour ce brave homme mais nous échangeons avec lui un moment et nous voyons de la joie dans ses yeux… Après son départ, nous sommes bouleversés… comment peut-on laisser cet homme dans cette détresse ??? Ce pays, le plus pauvre d’Amérique Latine, est très déroutant !

Nous quittons notre bivouac vers 11h et faisons une pause repas dans le village de Tolar. Aujourd’hui est un jour férié car c’est mardi gras. Toutes les voitures et les maisons sont décorées, les gens dansent dans les rues.. Nous allons d’ailleurs voir une famille qui est devant sa maison, sur le bord de la route, musique à fond, en train de danser ! Nous sommes invités à danser avec eux et à partager leurs bières ! Ils sont très festifs, nous prennent en photo et surtout nous remercient de visiter la Bolivie.

Nous mangeons dans un hôtel/restaurant plutôt sympa avant de reprendre la route tous ensemble.

Nous nous arrêtons dans un village à côté de la Laguna Pacajes, où nous découvrons qu’aujourd’hui c’est la fête du lac ! Nous traversons le village et sommes aspergés par des bombes à eau et par de l’espuma (mousse).

Nous avons repéré un bivouac sur un terrain de loisirs payant et le propriétaire nous installe sur le stade de foot. Quel plaisir de bivouaquer sur du gazon !! Les enfants prennent rapidement possession des lieux et s’amusent dans le grand toboggan. Nous enchaînons ensuite par une partie de foot tous ensemble mais nous sommes rapidement rappelés à l’ordre par l’altitude !

Nous partons donc en promenade au bord du lac et embarquons sur les pédalos de fortune.

Mais la nuit tombe vite de nous nous retrouvons dans le noir, de l’autre côté du lac aux abords inondés… Après une petite heure à chercher notre chemin, nous retrouvons enfin nos véhicules, nous voilà rassurés !

Chaque famille mange chez soi et tout le monde au lit !

14 février

Cette nuit Tom a été malade : fièvre et vomissements… il a donc dormi avec nous et nous sommes tous fatigués au réveil, surtout qu’il a plu toute la nuit !

Nous prenons donc la décision de quitter les lieux, mais nous attendons le début d’après-midi afin d’être sûrs que Tom aille mieux. Les 749 partent dans la matinée en direction de la Paz qui est à quelques dizaines de kilomètres de là.

Nous avions repéré sur Ioverlander un stationnement payant (30 bolivianos/jour) et sécurisé à l’aéroport de La Paz, situé sur les hauteurs de ville – le plus haut aéroport international du monde, à El Alto (4000 m d’altitude !). Nous y retrouvons le camping-car des 749, qui sont partis en visite dans la ville.

Nous mangeons et Tom a l’air en meilleure forme et souhaite visiter la ville. Nous prenons donc un taxi afin de nous rendre dans le centre.

La Paz est la capitale administrative de la Bolivie (Sucre est la capitale constitutionnelle) et est la 3ème  ville la plus peuplée du pays (derrière Santa Cruz de la Sierra et El Alto). Cette ville perchée à 3 650 m d’altitude est entourée des hautes montagnes de l’altiplano.

Nous nous rendons à l’alliance française afin que les enfants puissent bouquiner des livres en français et nous y retrouvons les 749. Nous partons ensuite tous les 4 nous balader dans la ville, à la recherche d’une Géocache dans un parc. Nous prendrons des forces sur la route en savourant de bons petits pains au chocolat français, hhuuummm un bon goût de France !

La marche à cette altitude nous fatigue vite tous et nous prenons le chemin du retour à la recherche d’un collectivo (mini bus collectif) afin de nous remonter à El Alto. Mais il y a beaucoup de personnes devant nous qui attendent et une dame nous propose de partager son taxi car elle se rend à l’aéroport. Nous arpentons les rues avec une pente impressionnante ! Le taxi peine parfois et nous avons une magnifique vue sur la ville illuminée.

Nous retrouvons nos amis sur le parking et nous partageons avec eux des crêpes dans Fastoch.

15 février

Ce matin vers 10h, nous partons tous ensemble en taxi jusqu’au téléphérique pour visiter la ville. Mais nous sommes 8 alors les enfants iront dans le coffre du taxi… Original !!

Le réseau de téléphérique ici a été mis en place en 2014 afin de relier El Alto à La Paz. Aujourd’hui, le réseau compte bientôt 8 lignes et est devenu le plus long réseau de téléphérique urbain et surtout le plus élevé du monde. Le tarif est de 3 bolivianos par trajet et le rend accessible au plus grand public.

La vue sur la ville y est vraiment incroyable, mais Corinne ayant le vertige, n’en profitera guère. Nous partons flâner dans le marché et la rue piétonne touristique. L’ambiance est sereine, ce qui est surprenant pour l’ampleur de la ville. Nous croisons à nouveau Michel et Valentine (rencontrés à Oruro) avec qui nous échangerons et repartons à la visite des boutiques. Je craque sur l’achat d’un tissu afin de porter Chloé dans le dos, comme les locales, la vendeuse m’explique le pliage.

Le midi nous mangeons dans un restaurant original par sa déco style brocante où nous avons l’impression d’être retournés en Europe.  L’après-midi nous déambulerons dans les rues pendant que Chloé fera la sieste dans mon dos. Nous passerons devant le parlement sur lequel l’horloge a les chiffres inversés et tourne au sens inverse des aiguilles d’une montre!

Nous dégusterons aussi des glaces pour le goûter, mais en fin de journée nous rentrons en taxi car la fatigue commence à atteindre les troupes.

Ce soir nous mangeons tous les 4 dans Fastoch pendant que Lubin et Suzie préparent à manger à leurs parents au lendemain de la Saint Valentin.

16 février

Aujourd’hui nous avons prévu d’aller visiter la Vallée de la Luna à quelques kilomètres de là, mais ce matin une mauvaise nouvelle financière remet en cause la fin de notre voyage… Le cœur lourd nous contactons nos familles en France afin d’être conseillés. Tout s’écroule sous nos jambes…

Nos amis à nos côtés nous soutiennent, heureusement que nous ne sommes pas seuls !! Nous profitons alors des derniers instants et nous rendons à la Vallée de la Luna. La traversée de la Paz est un enfer, tout est bouché !!! et avec notre humeur, le stress monte vite ! Après plus d’une heure de bouchons, nous sortons enfin de La Paz et trouvons un supermarché qui nous permet de faire enfin de « vraies » courses !!

Nous déposons notre linge à une Lavanderia et nous partons visiter La Vallee de la Luna. Le site est très sympa, mais nous avons du mal à apprécier, notre esprit étant ailleurs, et en plus la pluie arrive !

Nous reprenons nos véhicules et partons stationner dans un parc avec les 749. Les enfants sortent les bottes et les K-Way et jouent dehors.

Ce soir les 749 nous préparent une super tartiflette que nous dégustons dans Fastoch. Merci les amis pour votre soutien qui nous a fait chaud au cœur !

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17 février

La nuit a été très difficile et la décision est prise : nous sommes au bord du Lac Titicaca mais nous décidons de faire demi-tour et de renter via Montevideo afin de ramener Fastoch. Nous avions prévu de le vendre cet été en Colombie mais rien n’est validé et nous devons rentrer sous un mois maximum… Tout se bouscule dans nos têtes, nous faisons des choix, pas forcément les meilleurs sur le coup, mais voilà nous devons rentrer !!

Nous envoyons des e mails afin de faire des devis pour le shipping et nous profitons de nos derniers instants avec Les 749 en vadrouille. Les enfants passeront la matinée à jouer dehors et nous mangerons même tous ensemble sous le soleil.

L’heure de la séparation approche, les enfants ont du mal à comprendre… Nous sommes tellement tristes !

Nous prenons ainsi la direction de Cochabamba, au sud, et nous nous arrêtons vers 19h un peu après le village de Caracollo.

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Bolivie – De Uyuni au Carnaval d’Oruro

Jeudi 1er février 2018

Nous entrons en Bolivie par le Chili à Ollague. Il est 14h30 au Chili mais 13h30 en Bolivie. Et mince la douane n’ouvre qu’à 14h !! La file d’attente commence à s’agrandir avec plusieurs poids lourds, nous espérons que cela ne sera pas trop long.

14h30, tout est bon, aucun contrôle ! Nous prenons la route du Sud, comme nous l’a conseillé le douanier. Notre objectif est de nous rendre à Uyuni, même si nous savons que la météo n’est pas des plus favorable en ce moment : il a beaucoup plu en Bolivie !

Nous roulons sur une piste pas trop mauvaise mais celle-ci est fréquentée par les camions qui nous remplissent de poussière et qui créés des ornières ! Nous sommes à une moyenne de 4000 m d’altitude, le paysage est magnifique..

Nous passons par la vallée de Los Rocas, une succession de rochers rouges / orangés. Une fois de plus nous en prenons plein les yeux.

En revanche la route est longue et aux environs de San Christobal, elle devient humide et les abords sont tous inondés.. Le stress monte mais nous savons que cette piste est bientôt terminée, nous rejoignons la Ruta 5 qui parait plus grande sur la carte et qui devrait donc être en meilleur état… Mais comme en Bolivie rien ne se passe comme prévu, la Ruta 5 est pire que la piste !! Il y a de la boue de partout, notre pare prise devient vite crépit et Fastoch fait quelques glissades…

Sur le siège passager, je commence à moins rigoler, surtout quand Marc m’explique qu’avec la boue dans les roues les freins sont de moins en moins efficaces.. Bon ce qui me rassure c’est que nous ne sommes pas seuls sur cette route, nous sommes entourés de 4×4 qui vont ou qui reviennent du Sud Lipez, ils doivent maîtrisés. Sauf qu’en réalité ils roulent tous à 2 à l’heure et que cela n’a pas l’air de les stresser que la nuit tombe !

Dans Fastoch le stress commence à monter car il nous est impossible de nous arrêter pour bivouaquer : tous les abords sont inondés ! alors Marco met un coup d’accélérateur, il double dans tous les sens, je ferme les yeux, les enfants sont morts de rire et tout se passe bien !

19h30, la nuit est tombée, nous arrivons enfin à Uyuni sous des trombes d’eau.. Nous ne reconnaissons rien suite à notre passage 6 mois avant.

Nous nous dirigeons vers les marchands ambulants pour manger. Ils sont encore là, mais pour y accéder il faut marcher sur des planches en bois afin de ne pas tomber dans les flaques d’eau. Youhou mais où sommes-nous ?!!

Je choisis 4 burgers / frites pour 32 Bolivianos (soit 3.50 € !!) et les troupes sont de nouveaux motivées ! Et oui nous revoilà dans le pays où nous allons pouvoir arrêter de cuisiner 🙂

Aller maintenant au dodo, demain il fera jour…

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02 février

Malgré les aboiements de chiens, nous avons presque bien dormi.. Ce matin il pleut (encore !).. alors pan cakes !

Nous profitons d’une accalmie pour sortir faire les courses au marché. Nous retrouvons le bazar bolivien, mais quel plaisir de pouvoir acheter des fruits et des légumes frais sans se ruiner !

La pluie revient à nouveau alors les enfants jouent dans le camping car jusqu’au soir où nous ferons dodo devant l’armée d’Uyuni, en espérant que ce soit calme.

03 février

Nuit pluvieuse mais nuit calme ! Mais ce matin Marc a décidé de lever le capot de Fastoch qui ne tourne pas très rond depuis quelques jours. Il pense que cela est dû à la vanne EGR qui fait des caprices avec l’altitude… 3 coups de clefs et de tournevis plus tard (parole de madame qui n’y connait rien !), nous roulons dans les rues d’Uyuni pour vérifier que Fastoch va mieux.

Nous assistons à un spectacle désolant de cette ville sous la boue et pleine de détritus. Déjà en août nous avions trouvé sale, mais là c’est +++

Nous passons devant un parc de jeux et la pluie s’étend arrêtée, nous y faisons une halte et faisons ensuite laver Fastoch.

Après concertation, nous prenons la route pour le salar d’Uyuni.. la pluie s’est calmée, c’est le bon moment. Lors de notre 1er passage, nous avons visité le Salar (et vraiment adoré) en période sèche et nous avons hâte de voir ce que cela donne en période humide.

Passage à l’un des péages les plus chers de Bolivie (32 bolivianos – 3.5 €), et nous arrivons sur une route d’accès bien boueuse avec beaucoup de trous. Mais, comme à son habitude, Fastoch passe sans souci et nous arrivons à l’entrée du Salar. Nous le découvrons rempli d’eau et nous nous arrêtons au bord pour observer.

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Nous voyons tous les 4×4 d’excursions touristiques passer à côté de nous, nous les observons attentivement rouler dans l’eau.. Ouais il y a quand même beaucoup d’eau et du coup les trous ne sont plus visibles.. Les enfants prennent leurs bottes et vont marcher dans l’eau salée. Ils sont ravis, nous en profitons pour faire de chouettes photos.

Il y a même un camion plateau qui fait des visites touristiques d’une manière originale : imaginez-vous à l’arrière du camion, sur une chaise de jardin en plastique… Et c’est partie pour la visite du Salar !! Un business simple mais rentable !

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Nous passerons le reste de la journée à contempler cette belle vue, à regarder passer tous ces 4×4 et observer le magnifique coucher de soleil.

En revanche, ce soir, au moment de faire dodo, nous sommes les seuls à rester et cet endroit devient « le nôtre ».

04 février

7h Tom se réveille en ouvrant son store et nous l’entendons dire « Hey y’a des 4×4 qui vont sur le Salar !! » 🙂

Mais nous lui expliquons que nous avons pris la décision de ne pas y aller avec Fastoch pour 2 raisons : nous venons de le faire laver et nous ne voulons pas le recouvrir de sel et surtout nous ne connaissons pas vraiment l’état de la « route » sous l’eau et que nous ne souhaitons pas prendre de risque.

Le bilan est donc qu’il faut vraiment faire le Salar en saison sèche, cela n’a absolument rien à voir d’avoir le privilège de rouler et de dormir dessus !

9h nous prenons donc le départ pour le Nord car nous avons pour objectif d’être au Carnaval Oruro où nous avons RDV avec les 749 en vadrouille, aux environs du 08/02.

Nous faisons un stop 70 km au nord de Uyuni, vers Rio Gulatos, au bord d’une rivière. Tentative de lessive, mais l’eau n’est pas assez claire. Lavage de Fastoch malgré tout pour enlever le sel et repas de midi.

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Après manger les enfants n’ont pas envie de sortir alors ils jouent à l’intérieur malgré le grand beau temps, ce qui signifie, comme souvent, disputes entre frère et sœur.

Moi je me mets sur le blog et le tri des photos, et Marc sur la mécanique avec toujours cette histoire de vanne EGR ! Il réussit à la démonter avec beaucoup de difficultés et à la nettoyer, les noms d’oiseaux fusent alors j’emmène les enfants escalader les rochers au soleil.

En fin d’après-midi, nous nous déplaçons pour dormir de l’autre côté de la route au bord d’un belvédère.

06 février

Nous nous réveillons avec le soleil et les enfants sortent jouer au ballon. Nous quittons notre bivouac vers 10h, toujours en direction du Nord.

Nous ne roulons pas très longtemps et prenons la direction de thermes repérés sur Ioverlander. Mais nous ne trouvons pas d’eau chaude alors nous nous arrêtons au bord d’une rivière à 3800 m d’altitude, malgré un accès plutôt difficile et boueux. Une fois de plus, Fastoch et son pilote sont impressionnants (et nous on sert les fesses !).

Mais ici je ne me sens pas super bien, sûrement l’altitude qui me travaille. Je fais malgré tout quelques lessives (avec de l’eau plus ou moins claire !) et les enfants s’installent au soleil sur la bâche dehors.

16h, lessives terminées et étendues, on se pose enfin ! Mais le ciel devient menaçant et les gouttes arrivent !!

Ni une ni deux, nous remballons en toute vitesse car il est hors de question de rester ici sous la pluie, nous pourrions rester coincés ! Nous ressortons de notre bivouac sans trop de soucis et roulons une vingtaine de kilomètres avant de nous arrêter au village de Challapata, au bord de la place centrale.

Les enfants sortent leurs vélos et nous faisons un petit tour dans le centre.

19h30, le jour se couche de plus en plus tôt, du coup les enfants aussi.. 20h30 ils dorment et à 22h nous prenons un orage de grêle !!

07 février

Au réveil Marc va acheter du pain pour le petit déjeuner et nous partons ensuite nous balader dans le marché. Beaucoup de stands sont en rapport avec le carnaval, alors nous achetons 2 jolis masques pour Chloé et Tom.

Marc se rend ensuite chez un garagiste afin qu’il nous fabrique une pièce en métal que nous avons dessinée permettant de boucher la vanne EGR. Cela nous sera fait pour 7€, parfait !

Les enfants font des tours et des tours de la place du village avec leurs vélos et à midi nous nous régalons autour d’empanadas et d’un énorme gâteau bolivien.

Cela fait des mois que nous avions repéré ce style de gâteau et aujourd’hui Marc a craqué (4€ le gâteau !). Alors le verdict = non ce n’est pas mauvais et pas écœurant !! Même si, je l’avoue, je n’en ai pas mangé beaucoup par crainte pour mon estomac !

Nous reprenons la route en début d’après-midi et faisons une pause dans des thermes. Même si les environs sont remplis de détritus, nous sommes surpris d’avoir accès à des thermes privatifs pour 10 Bolivianos par personne avec douche à volonté !

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L’état et les odeurs sur le parking ne nous ferons pas rester pour un bivouac et nous prenons ainsi la direction de Oruro qui n’est pas très loin.

Nous passons par la ville de Poppo où nous faisons le tour, mais elle est désertique alors nous continuons. Malheureusement, nous roulons et ne trouvons aucun bivouac, les abords de la route étant inondés…

Nous voilà donc à Oruro où nous ne voulions pas arriver aussi tôt. Et comme nous le craignons, cette ville minière, située à 3700 m d’altitude, est loin d’être propre et nous sommes rapidement bloqués dans les bouchons..

Nous traversons le marché et nous cherchons un lieu pour stationner. Mais nous comprenons vite que nous nous sommes engagés dans une sacrée galère, nous roulons au pas depuis un long moment et les enfants commencent à en avoir marre ! Nous cherchons alors un lieu payant, style parking d’hôtel, mais nous nous rendons vite compte que tout est complet étant donné que nous sommes en période de carnaval. Nous lisons d’ailleurs dans notre guide qu’il faut réserver les hôtels des mois à l’avance…

L’heure du repas arrive et je vais donc chercher un poulet / frites (notre repas typiquement bolivien !), pendant que Marc est garé en double file. Je discute avec le restaurateur qui me dit de revenir demain, qu’il connaît peut être un parking qui pourrait nous accueillir.

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Nous décidons de dormir en pleine ville, non loin des gradins du carnaval en cours d’installation.

08 février

Une nuit de plus sous la pluie… Nous décollons vers 10h pour nous rendre au parking que nous a recommandé le gérant du restaurant la veille, mais tout est bouché… Nous sortons du coup de la ville afin de faire le plein d’eau et de gasoil pour pouvoir être tranquilles plusieurs jours.

Les abords de la ville sont encore pires que le centre, tout est dans la boue et dans les détritus ! Nous trouvons enfin une station mais le pompiste refuse de nous servir au prix national et il n’a pas d’eau… Rappelez-vous qu’en Bolivie, il y a un tarif pour les Boliviens et un pour les étrangers, et surtout ici on négocie son gasoil !

Nous continuons du coup la route et nous passons devant plusieurs  « garagistes » spécialiste de la vidange moteur.. et Fastoch en aurait bien besoin ! Marc négocie la « meilleure » huile et c’est parti pour une vidange dans la boue entre les gouttes de pluie… Pendant ce temps, activité coloriage pour Tom et Chloé.

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Nous repartons ensuite à la quette de gasoil « pas cher » mais nous essuyons à nouveau 2 refus ! Nous n’avions pas eu autant de mal à négocier le gasoil lors de notre passage en Aout.. est-ce l’effet carnaval ? Nous finissons enfin par trouver une station qui accepte de nous vendre 5 bolivianos le litre de gasoil, nous espérions payer moins mais nous négocions le plein d’eau et nous commençons à en avoir marre !

Bon maintenant où aller ??!! Nous sommes jeudi et le carnaval n’est que samedi et la ville ne nous fait pas franchement rêver ! Nous faisons une pause repas (poulet !) et prenons la décision de retourner dans le centre ville car nous craignons que les accès soient fermés demain.

Nous nous rendons au parking conseillé par le restaurateur, mais le propriétaire nous trouve trop gros et ne veut finalement pas de nous.. Nous faisons du coup à nouveau le tour, dans les bouchons, mais nous ne trouvons rien… je demande à plusieurs hôtels, mais aucun n’a de stationnement.. Après 3 tours de la ville, nous prenons la décision de retourner là où nous avons dormi la veille. Nous étions finalement bien placé, juste derrière les gradins du futur défilé.. Pas sécurisé comme nous le souhaitions, mais nous n’avons pas bien d’autre choix !

Nous partons nous balader en ville car nous avons besoin de nous dégourdir les jambes ! Nous allons aussi à la pêche aux renseignements concernant le déroulement du carnaval. Nous comprenons rapidement que nous devons acheter des places dans les gradins et que le prix moyen est de 350 bolivianos (45 € !!) pour le week end ! Aie ! IMais comment font les boliviens pour se payer les billets ?!! La réservation se fait demain sur place, nous verrons avec les 749 comment ils souhaitent faire..

Nous nous promenons sur le futur parcours du défilé en observant les boliviens installer les gradins, peindre une fresque au sol tout au long du parcours… Ils sont impressionnants d’efficacité !

Car le carnaval d’Oruro est le plus grand carnaval de Bolivie et d’une manière générale, le plus grand évènement culturel du pays. Celui-ci a été inscrit par l’UNESCO sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Le week end nous est présenté comme un défilé durant vingt heures  (sur 2 jours) et sur un parcours de 4 kilomètres, plus de 28 000 danseurs et 10 000 musiciens par groupes de cinquante danseurs. Ces groupes présentent diverses danses typiques du folklore, dont les plus connues sont les Caporales et la Diablada.

Nous prenons conscience de l’ampleur de l’évènement que nous n’imaginions absolument pas ! Pour l’occasion nous achetons une petite déco typique pour décorer Fastoch, comme font les boliviens.

08 février

Une fois de plus nous avons eu la pluie toute la nuit et, comme à chaque fois en ville, nous avons mal dormi. Après quelques pan Cakes, nous faisons un moment école.

Nous nous réalisons que le gabarit de notre véhicule permet aux boliviens de se cacher derrière afin d’uriner tranquillement… Sans commentaire !!

Nous voyons rapidement passer des danseurs costumés avec des tenues traditionnelles boliviennes. Nous comprenons que aujourd’hui il s’agit du défilé des personnes du Campo (de la campagne), nous les regardons défiler avec plaisir des gradins. Finalement Fastoch est bien placé car nous pouvons jeter un oeil dessus des gradins.

A midi, nos amis les 749 en vadrouille nous rejoignent (difficilement !!) et nous partageons un repas (poulet !!) tous ensemble dans les gradins.. nous sommes ravis de nous retrouver car nous n’avions passé qu’une journée ensemble au Chili mais nous avions vraiment apprécié cette charmante famille composée de Mickaël, Corinne, Suzie et Lubin. A la fin du repas, les enfants filent jouer dans Fastoch, pendant que les parents échangent sur les gradins.

A 16h, nous partons faire un tour dans le marché qui est un des plus gros que nous n’ayons jamais vu.. ça défile dans tous les sens, entre exposants, voitures, marchands ambulants… je vous passe les différentes odeurs dont nous avons droit !

Nous prenons le goûter dans le marché et nous rejoignons le camping car des 749, garé à quelques rues du notre, afin de partager un thé pendant que les enfants jouent.

Ce soir repas chacun chez soi car nous sommes tous bien fatigués, mais ravis de s’être retrouvés !

Nous couchons les enfants et partons 5 min faire un tour dans la rue du défilé où les boliviens travaillent toujours de façon intensive !

09 février

Un peu d’école pour commencer la journée puis nous partons en direction du Teleferico (téléphérique) tout en longeant le parcours du défilé. Les préparatifs sont impressionnants et nous arrivons à la fin du parcours, au pied du téléphérique, où sont situées les tribunes présidentielles. Ce téléphérique est flambant neuf et a été ouvert quelques jours auparavant. Il nous emmène aux pieds de la Virgen del Socavon (vierge de la mine), qui est plus grande que le Christ rédempteur de Rio, mesurant 45 mètres de hauteur ! Une lune à ses pieds, la Vierge tient l’Enfant-Jésus dans sa main gauche tandis que de sa main droite, elle porte une bougie. À ce jour, la Vierge de Oruro demeure le monument religieux le plus haut d’Amérique latine.

Nous redescendons nous promener dans la ville et nous nous retrouvons à nouveau dans le marché. Il est déjà 14h et les enfants ont faim mais nous ne trouvons plus rien à part des soupes ou des aliments bizarres.. Nous finissons du coup par acheter du pain, du jambon et du fromage et nous partons faire des sandwichs dans les camping car !

Les enfants passeront l’après midi à jouer dans Fastoch, Suzie se fabriquera un chouette masque et les parents iront acheter les places pour les gradins – 3 places à 200 bolivianos chacune (25 €) et nous choisissons le dernier rang afin de pouvoir jeter un oeil sur le véhicules (les 749 ayant rapatrié leur « Patrouille » à côté de son copain « Fastoch »).

Nous avons d’ailleurs droit à la visite de la police municipale qui nous annonce qu’il est fort possible que nous nous fassions dégager par ses collègues… mais le voisin nous rassure en nous disant que nous sommes des touristes et que nous n’aurons pas de souci.

En fin de journée, nous voyons l’arrivée de la famille suisse, que nous avions rencontrée à San Pedro d’Atacama quelques semaines auparavant – Damien, sa femme et leurs 2 filles.

Encore une soirée à discuter mais ce soir nous ne nous couchons pas tard car nous avons appris que demain matin les 1ers passages de la Diablada sont à 7h !

10 février

La nuit a  (encore !) été bruyante… mais personne ne nous a dégagés et l’entrée de notre rue a été fermée par des barrières et l’accès est surveillé. Finalement nous sommes vraiment bien placés !

Après un réveil à 6h30, nous laissons les enfants dormir et nous allons prendre place dans les gradins, avec un visu sur Fastoch. Il est tôt, les gradins ne sont pas remplis, cool nous avons de la place. Le défilé commence et nous sommes vite impressionnés par l’ampleur des costumes, des danses, des orchestres… La musique est rythmée et prenante.

A 10h30, après avoir déjeuner tranquillement, les enfants nous rejoignent alors que les gradins commencent à se remplir.

Nous avons le droit à un défilé de marchands ambulants en tous genres aux pieds des gradins : perche à selfie, bombe d’espuma (genre de mousse pour asperger tout le monde), chips, poulet…),  le va et viens est vraiment impressionnant.

Nous passerons la journée sur ces gradins à en prendre plein les yeux ! Les enfants alterneront entre camping car, sieste, jeux, défilé etc… vraiment pratique notre emplacement..

Dans l’après midi, je m’absente avec Corinne dans son camping car pour faire des crêpes à nos loulous, pendant qu’ils font des batailles « d’espuma » autour des camping cars. Nous entendons un gros « boom », les pétards ici sont vraiment impressionnants !

En fin de journée, retour dans les gradins… les militaires quittent leurs postes et le cortège se rempli vite de monde, entremêlés avec les danseurs.

Nous quitterons les gradins vers 23h, alors que les enfants dorment déjà depuis un moment dans leurs lits.

11 février

La nuit a été étrangement calme après 3h du matin… nous sommes surpris car le défilé devait reprendre à 6h mais ne reprend qu’aux alentours des 8h30.

Nous lisons les 1ers titres des journaux et sommes choqués d’apprendre qu’il y a eu un grave accident hier soir : une explosion d’une bouteille de gaz d’un marchand ambulant a provoqué la mort de 8 personnes et 47 blessés… et tout ça à 2 rues de nous. Nous comprenons mieux le gros « boom » d’hier… Ce qui est le plus surprenant est que personne n’a arrêté le défilé pour autant !

Nous nous apercevons rapidement que nous avons perdu une de nos cartes bleues ! Nous fouillons tout le camping car, mais il faut se rendre à l’évidence, nous avons du la perdre hier en retirant de la monnaie. Sauf que l’on est dimanche et que pour faire opposition de Bolivie en France c’est une grande histoire !!! Car petite anecdote : pour faire opposition à une CB il faut donner le numéro de cette CB.. pratique !! Nous découvrons que  nous pouvons faire opposition sur notre application Smartphone, mais la CB enregistrée sur celle-ci n’est pas la bonne ! Une fois de plus nous sommes très déçus de la Caisse d’Epargne nous aura vraiment mis des bâtons dans les roues tout au long de notre voyage ! Heureusement que ma maman a géré à distance… merci à elle !

Nous retournons à nos emplacements et profitons du défilé au calme, en bas des gradins, derrière les barrières ! Nous voyons les mêmes groupes, mais cette fois-ci l’ambiance est plus détendue…

Nous mangeons et les enfants vont tous dans le camping car des 749 : les grands jouent au Monopoly et Chloé aux animaux. Et nous, de nouveau dans les gradins, nous ne voulons pas en perdre une miette.

En fin d’après midi, les enfants nous rejoignent et font des batailles de mousse avec les locaux..

Les enfants mangeront tôt dans le camping car et dodo vers 21h pour eux, pendant que nous assistons à une ambiance de folie sur la piste et dans les gradins. La joie de vivre est vraiment très agréable !!

Nous descendons nous mêler au défilé, un bolivien m’explique les mouvements de la danse traditionnelle.. Dans les gradins, les bières coulent à flot, nous dansons, nous rions… Nous faisons également la rencontre de Valetine et Michel (Les Milav’)

L’atmosphère est légère, assez surprenant avec tout ce monde ! Nous irons nous coucher à 2h du matin, même si le carnaval est loin d’être terminé !

12 février

Nous nous réveillons à 8h30, un peu fatigués… L’ambiance est calme, le ménage dans les rues a été fait, les gradins sont en cours de démontage… et le plus surprenant : nous comprenons que la ville a recouvert de goudron la voie ferrée afin que le défilé puisse avoir lieu et maintenant ils enlèvent tout !!

Nous quittons Oruro avec des images plein la tête.. jamais nous n’aurions imaginé vivre cela en Bolivie, ce pays si pauvre et si sale.. Vraiment aucun regret !

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365 jours

 

Il y a 365 jours, nous décollions de France pour réaliser un rêve, partir un an en voyage en famille et visiter 9 pays d’Amérique du Sud.
Il y a 365 jours, nous n’avions aucune idée de comment ce projet allait nous transformer.

Ce beau voyage n’a finalement duré « que » 271 jours…
271 jours où nous avons traversé 6 pays et surtout rencontré tant de personnes formidables.
271 jours où nous avons compris que nous pouvions vivre plus simplement mais en étant avec nos enfants.
Mais 271 jours sans notre entourage et sans confort c’est parfois long.

95 jours… depuis notre retour en France. 95 jours mais nous n’avons toujours pas atterris. 95 jours où nous pensons TOUS LES JOURS à « là bas », car c’est « là bas » que nous devions être
Mais 95 jours où nous mangeons de bons petits plats français. 95 jours que nous profitons de notre famille

67 jours… que Marc a commencé un nouveau travail.. 67 jours qu’il part alors qu’il fait encore nuit.. 67 jours qu’il rentre fatigué… 67 jours qu’il voit moins les enfants. 67 jours que notre cocon a fissuré.

20 jours… que les enfants ont repris l’école. 20 jours qu’ils sont ravis d’avoir retrouvé leurs copains

19 jours … que nous avons récupéré notre maison. 19 jours dont de nombreux jours à passer la tondeuse, debroussailleuse, défaire les cartons, ranger, nettoyer…. et essayer de se sentir chez nous.
19 jours où les enfants re découvrent leurs jouets, leurs chambres…
19 jours que Fastoch n’a pas bougé de notre jardin.

18 jours…. que je travaille et déjà ce soir je termine cet emploi pour en commencer un autre la semaine prochaine..

1 jour… où le terme « 365 jours » résonne dans notre tête..

Combien de jours avant le nouveau projet ??
Vivement la nouvelle page de notre vie

Nord du Chili et les environs du désert d’Atacama

Dimanche 21 Janvier 2018

Aujourd’hui cela fait 7 mois que nous sommes partis.

Nous voilà au Chili pour une énième fois… nous sommes entrés hier par l’Argentine via le Paso Agua Negra, après un passage à 4750 m d’altitude.

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Ce matin nous décollons de notre bivouac vers 10h30 et nous traversons la Vallée d’Elqui avec ses vignes situées à 1 200 m d’altitude. Original pour nous qui sommes du Beaujolais.

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Nous avons 150 km à faire pour rejoindre l’océan. La route est plutôt en bon état, comme souvent au Chili, et nous achetons quelques fruits et légumes en bord de route (pastèque, avocat, tomates…).

13h, nous voilà à la Serena, en bord d’océan Pacifique… ici c’est les vacances d’été et l’on se croirait sur notre cote d’Azur. Ce n’est pas ce que l’on préfère mais les enfants sont ravis de sortir leurs seaux, pelles et tout leur équipement. Il ne fait pas trop chaud et nous profitons d’un après-midi estival. Nous passons l’après-midi sur la plage et nous décollons vers 18h car nous ne souhaitons pas dormir au milieu de cette foule !

Rinçage avec notre douchette extérieure, qui est bien pratique, et nous prenons la direction du Nord. Nous bivouaquons au-dessus de Los Hornos avec un magnifique coucher de soleil.

22 Janvier

Comme souvent, nous ouvrons les yeux vers 9h.. il faut dire qu’on dort plutôt bien dans Fastoch, même si parfois nous sommes dans des lieux plutôt bruyants !

Petit déjeuner rapide et nous prenons la ruta 5 en direction du Nord.

Pause à Vallenar pour faire des courses, mais le supermarché est en plein centre et impossible de garer Fastoch au milieu de la foule. Nous ne prenons du coup que le pain et nous repartons sur la route.

13h, pause repas au bord de la route avec beaucoup de circulation, nous ne trainons pas ! Passage à Copiapo où nous faisons cette fois-ci les courses.

Nous partons ensuite pour la cote et arrivons à Bahia Inglesa vers 18h. Les enfants sont ravis de retourner à la plage et s’amusent dans le sable.

Nous resterons dormir ici, bercés par les vagues.

23 janvier

Qu’il est agréable de se réveiller en  bord de plage… Tom et Chloé y passeront la journée. Marco bossera un peu les vidéos et fera un gros château de sable, officiellement pour les enfants, mais j’émets toujours un doute pour savoir qui s’amuse le plus !

Nous quittons notre bivouac en fin d’après-midi et ferons 70 km au nord afin de nous arrêter à Flamenco, une fois de plus au bord de l’océan.

24 Janvier

Ce matin les enfants et Marc partent sur la plage pendant que je mets à jour le blog et que je prépare le repas.

Tom et Chloé sont ravis, leur papa est trop fort en construction de château de sable !! il a creusé un gros trou avec des routes pour les voitures et camions qui vont chercher le sable dans la mine. Tom est à fond.

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Repas de midi, puis cette fois-ci c’est maman qui va jouer dans le sable, pendant que papa bosse sur une vidéo… mais maman est quand même moins douée !! D’ailleurs maman n’a pas remarqué que la mer est montée, qu’une grosse vague arrive, remplie le trou et hop les voitures, sous l’eau.

Et voilà que c’est le drame pour Tom ! Nous commençons à creuser mais papa vient à la rescousse.. Ouf il les retrouve toutes, Tom commence à se calmer… Du coup on remballe et on reprend la route vers 16h30 toujours vers le Nord. Nous prenons des routes désertiques, nous commençons à entrer dans le désert d’Atacama.

 

Ce soir nous finissons la journée à Taltal au bord de l’océan.

25 Janvier

Ce matin nous faisons un peu d’école mais, comme souvent, Tom n’est pas motivé et le moindre exercice prend des heures !

Et une fois l’école terminée, ils ne veulent pas sortir de Fastoch tous seuls !! Tom râle qu’il ne peut rien faire et Marc reprend sa vidéo.

Depuis quelques jours l’ambiance est un peu tendue, nous avons du mal à nous occuper… pourtant nous sommes à la plage, mais ce n’est pas ce que nous préférons. Et comme toujours, nos enfants ne savent pas s’occuper seuls et dès que nous les laissons ensemble, ils ne tiennent pas 5 minutes avant de se disputer ! Nous avons parfois le sentiment qu’ils sont un peu petits pour faire ce genre de voyage, mais après réflexion, nous savons qu’il n’y a pas d’âge idéal, chaque âge ayant sa contrainte.

Du coup les enfants s’occupent à l’intérieur, même si nous leur répétons que c’est le dernier jour de plage avant longtemps.

Nous partons du coup vers 16h et bivouaquons vers 19h30 dans le désert d’Atacama, au pied de Mano del Desierto (main du désert).

Cette sculpture de 11 mètres de haut est située à 75 km au sud d’Antofagasta, au bord de la Routa 5 et à 1 100 m d’altitude.

26 Janvier

Ce matin nous prenons la direction de la cote pour la ville d’Antofagasta, 5ème ville du pays en pleine expansion avec de nombreux programmes immobiliers en cours.

Nous voulons aller dans le seul camping référencé car nous avons besoin de faire le plein d’eau et quelques lessives, mais une fois arrivés au « camping » nous comprenons vite qu’il s’agit en réalité d’un terrain en terre plutôt glauque et le propriétaire nous explique qu’il n’a pas beaucoup d’eau.. Demi-tour !

Nous ne trouvons rien de plus intéressant dans le centre-ville, nous faisons quelques courses et prenons la direction de Calama à 200 km de là. Calama est une ville minière dans le désert d’Atacama et a pour particularité qu’il n’y a jamais vraiment plu, faisant de l’endroit l’un des plus secs au monde !

Nous souhaitons visiter ici la mine de Chuquicamata, la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert située aux alentours des 3 000 mètres d’altitude. Nous nous rendons donc au bureau pour la réservation de la visite, mais nous apprenons qu’il n’y a pas de place disponible avant une quinzaine de jours et que Chloé est trop petite. Grosse déception pour Tom qui avait hâte de voir les plus grands camions du monde.

Calama n’ayant aucun intérêt pour nous, nous continuons la route pour San Pedro d’Atacama. La route dans le désert est magnifique, mais nous sommes en altitude, il fait chaud et Fastoch souffre un peu !

Nous arrivons à 17h dans un camping recommandé par Les Globe Trotteurs du Douds et par les 749 en Vadrouille, camping « Andes Nomade » au sud de San Pedro. Ce camping, ouvert depuis 2 mois, est tenu par un chilien parlant français et propriétaire d’un camping-car poids lourd. Le coût est de 5000 pesos (6,50 €) pour les adultes et gratuit pour les enfants. Il y a une piscine, une cuisine commune, une machine à laver et un peu d’ombre. Ce sera parfait pour se poser un peu car nous en avons grandement besoin !

Nous faisons la rencontre de Nico et Anne Laure (des niçois) voyageant avec leur petit Léon de 2 ans. Ils nous ont vus dans le reportage de TF1 avant leur départ, c’est rigolo !

Nous nous garons vers eux et attaquons l’apéro en tant que bons français !! Les hommes démontent ensuite le frigo de Nico qui ne fonctionne plus depuis quelques temps afin de le mettre à l’envers toute la nuit. Les enfants eux jouent dans la terre et sont ravis !

Repas tous ensemble dehors et au dodo.

27 Janvier

Étonnement la nuit a été fraîche car nous sommes tout de même à 2 400 m d’altitude, difficilement croyable car nous avons aussi très chaud la journée.

San Pedro de Atacama se situe dans un climat extrêmement sec avec seulement 35 mm de précipitation par an (en comparaison à Lyon nous sommes à 1348 mm par an).

Le village, dominé par 2 volcans, est la porte d’entrée du Sud Lipez (Bolivie) que nous n’avons jusqu’à présent pas réussi à faire. Il est vrai que ce dernier est une piste avec des passages à plus de 5 000 m d’altitude, cela est donc à faire dans certaines conditions.

Nous avons d’ailleurs échangé avec la famille « Par 4 chemins », que nous n’avons pas encore rencontrée, mais avec qui nous envisageons de traverser le Sud Lipez en « convoi » afin d’assurer le côté sécurité. Mais la météo annoncée étant mauvaise, ils nous informent qu’ils ne souhaitent pas se lancer dans cette aventure. Il est vrai que ce n’est pas la bonne saison et que ce matin nous apercevons la neige sur les volcans… Une fois de plus ce Sud Lipez nous passe sous le nez, décidément nous aurions dû le faire au moins d’Août en période sèche !

Aujourd’hui nous profitons de l’accès à la machine pour laver les draps !!! Cela se fait rare car nous avons toujours une tonne de linge qui attend et les draps passent toujours en dernier… Mais en ce moment nous vivons dans la poussière alors il est temps de faire le ménage !

La chaleur monte vite et nous mangeons sous l’ombre des arbres avec la famille de niçois. Mais les enfants ont chaud et malgré l’eau verte, nous allons nous rafraîchir dans la piscine. Surprenant, l’eau est salée !! et oui, celle-ci est puisée dans la nappe phréatique… il est vrai qu’une piscine en plein désert c’est assez contrastant !

Ce soir nous mangeons dehors de bonne heure car Tom et Chloé sont pénibles et nous les couchons tôt !!

Soirée à discuter entre adultes mais au lit pas trop tard car les voisins partent de bonne heure demain pour l’Argentine.

28 Janvier

8h, il fait déjà chaud et nous prenons le petit déjeuner dehors.

Je lance ensuite une lessive et Marco se met dans le nettoyage de la chaudière, chose qu’il fait régulièrement car la poussière prend un malin plaisir à s’y infiltrer ! Pendant ce temps, Tom et Chloé s’occupent.

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Nous discutons ensuite avec Mauricio, le propriétaire du camping, qui nous invite à visiter son poids lourd aménagé en camping-car qu’il a créé lui-même.

15h, après une dernière douche fraiche, nous quittons les lieux et nous nous rendons dans le centre de San Pedro afin de faire le plein de gasoil et d’eau (nous ne l’avons pas fait au camping, l’eau étant salée). Malheureusement il n’y a qu’une seule station dans cette ville et elle est située en plein centre ! Après un slalom entre tous les touristes, nous voilà enfin à la station mais il ne veut pas que l’on prenne de l’eau, même en payant… pfff bienvenus dans le désert !

Nous passons également à une boulangerie française repérée sur Ioverlander… wahoo 2 baguettes de VRAI pain !!

Puis nous prenons la direction de la Valle de la Luna à quelques kilomètres de là, prix de l’entrée à 8500 pesos et gratuit pour Chloé.

Nous arrivons à l’entrée de ce lieu désertique avec une apparence lunaire. La vallée de la lune a été modelée pendant des millénaires par l’érosion de l’eau et du vent. Le sol est formé de canyons, de crêtes pointues, de ravins et des monticules de couleurs gris et ocre qui lui donnent une apparence qui ressemble à la Lune.

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Voilà à peine 300 mètres que nous sommes entrés et j’entends comme un bruit d’eau pendant que nous roulons. Je coupe vite la pompe à eau, j’ouvre le placard sous l’évier et je vois de l’eau de partout. Marc s’arrête et j’entends la voix de la dame qui m’a vendu les tickets « No se puede estacionar en la ruta, solo en los estacionamientos »… OK OK on ne va pas rester longtemps sur la route !! Marc vient vite fait jeter un coup d’œil, le souci vient du filtre à eau (celui qui est branché sous le robinet et qui permet de filtrer l’eau des réservoirs afin qu’on puisse la boire) qui a explosé !! Et en plus de tout ça, nous venons de vider une partie du réservoir alors qu’il ne nous restait pas grand-chose !!! Pfff et une galère de plus, Marc est ravi, il répare ça vite fait… pour le moment on ne se sert plus de l’eau !!

Nous garons Fastoch afin de visiter une grotte, les enfants sont excités de devoir prendre leurs frontales, nous nous sommes tendus à cause de cette histoire d’eau. La visite de la grotte est plutôt sympa et surtout nous voilà enfin au frais. Malheureusement, nous ne marchons pas très vite car nous sommes loin d’être les seuls touristes et à ce moment, nous nous rappelons du conseil de nos amis les ‘749 en vadrouille’ : « faites bien les visites le matin autour de San Pedro car l’aprem y’a les bus de touristes » !! En effet on confirme !!

Nous reprenons ensuite Fastoch la piste dans le parc mais nous avons chaud !! Nous faisons quelques haltes mais il est déjà 20h et le parc ferme dans 30 minutes… nous avons fait le tour, alors retour à l’entrée avant de se faire mettre dehors. Nous avons apprécié cette visite, mais à faire le matin quand il fait moins chaud afin de visiter à pied et sans trop de monde.

Nous retournons dans San Pedro afin d’acheter un jerrican d’eau et nous partons bivouaquer dans le centre. Marco démonte le filtre à eau et bricole un système avec le filtre, une bouteille de coca et un tuyau afin que la filtration se fasse manuellement par dépression. Ça fait du goutte à goutte mais ça fonctionne !

Petite discussion avec des suisses dont le camping-car est garé non loin de nous et avec qui nous avions déjà échangé au camping. Ils envisageaient eux aussi de faire le Sud Lipez mais renoncent également à cause de la météo. Ils nous informent également que la famille ‘Par quatre chemins’ est au camping, nous irons leur faire un coucou demain.

29 Janvier

Cette nuit sur la place de San Pedro aura été bruyante… et nous avons eu des averses, extrêmement rare dans ce secteur, il y a d’ailleurs de la neige au sommet des volcans.

Nous repassons au camping Andes Nomade pour rencontrer la famille ‘Par 4 chemins’ qui va commencer l’école. Coucou bref, nous repasserons plus tard.

Nous prenons la direction d’une lagune à quelques kilomètres de là, mais le prix nous repousse (6000 pesos pour nous 4) et l’endroit ne nous inspire pas plus que cela. L’inconvénient des environs de San Pedro c’est qu’il y a beaucoup de sites à visiter aux alentours, mais ceux-ci sont relativement chers et éloignés, il faut souvent faire une centaine de kilomètres…

Tant pis, nous avons repéré un gouffre d’eau où nous nous installons pour manger. L’eau est plutôt claire, mais seul Marc tente de s’y baigner après avoir vu un ou deux touristes y aller. Aucun regret pour lui, il fait chaud et cela fait du bien. Nous apprendrons plus tard que personne ne connaît la profondeur de ce gouffre tellement celui-ci est grand !

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14h, le temps se couvre et la température baisse un peu. Nous rejoignons le camping et retrouvons la famille ‘Par 4 chemins’ : Jean-Phi, Manue et leurs 2 fils Izac de 9 ans et Joseph de 7 ans. Nous voyons également arriver la famille de suisses croisée la veille dans le centre : Damien, sa femme et leurs 2 filles, la famille ‘4 ever’.

Nous passons l’après-midi tous ensemble et chacun s’attelle à ses occupations : lessives, bricolage, cuisine etc…

La soirée se termine autour d’un repas tous ensemble dans la salle commune.

30 Janvier

Nous profitons de la dernière journée au camping et les enfants font une tentative de baignade, même l’eau est froide et que les guêpes rodent !

Ils s’occupent ensuite à faire des routes dans la terre / poussière à l’ombre de l’arbre.

En début d’après-midi, les copains partent, une douche pour nous et nous partons vers 15h. Nous faisons le plein d’eau au camping, le propriétaire nous ayant autorisé à nous servir dans ses cuves d’eau non salée.

Nous nous rendons dans le centre pour profiter de la Wifi libre afin de télécharger sur le site nos vidéos mais le débit est vraiment trop mauvais et après une heure d’attente nous renonçons !

Quelques courses et nous prenons la direction des Geysers de Tatio à 4 300 m d’altitude. Fastoch a du mal et nous fait quelques chauffes moteur mais nous emmène au but.

18h, nous nous installons à 25 km de San Pedro, à 3500 m afin de nous acclimater. Nous sommes montés de 1 000 m en peu de temps.

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31 Janvier

Nuit très calme au milieu de nulle part, le réveil est splendide. Nous partons vers 8h30 vers les Geysers, les paysages sont magnifiques et la route est plutôt en bon état.

 

Nous avons repéré sur Ioverlander des Geysers gratuits à 500 m de El Tatio qui eux sont à 10 000 pesos par personne (13€ ! ).  Nous ne prêtons pas attention au panneau « Prohibido » (interdit) et nous voilà au pied de geysers impressionnants. Les enfants sont ravis et nous impressionnés par la nature.

Nous prenons ensuite la direction de Calama, sans repasser par San Pedro, la route n’est pas mauvaise, elle est même par moment asphaltée !! Marco nous trouve un bivouac en bord de rivière avec un accès très difficile. Je ferme les yeux mais ça passe. Y’a pas à dire, il le maîtrise « son Fastoch » !

Nous y faisons notre pause repas de midi et nous y flânons en début d’après-midi. Nous levons le camp vers 17h car nous avons peur de l’orage et avec de la pluie cela deviendrait compliqué de sortir.

18h30, nous voilà à Calama où nous devons faire le plein de gasoil et quelques courses avec nos derniers pesos chiliens car demain nous allons en Bolivie.

Nous dormons à 10 km au nord de la ville en plein désert mais plutôt exposé au vent.

1er février

Après une nuit au calme, nous petit déjeunons des Pan cakes et nous levons l’ancre vers 10h. La route est désertique mais en goudron  avec de très beaux paysages.

Nous déjeunons au bord d’un salar entouré de flamands roses et de guanacos et nous arrivons à la ville de Ollague, village désert et frontière avec la Bolivie.

Nous passons la douane de sortie du Chili sans souci et nous arrivons ensuite à la Douane de Avaroa, côté Bolivien.

Nous avons hâte de retourner dans ce pays que nous avions tant aimé 6 mois auparavant.

Le Retour J + 1 Mois

18/04/2018

1 mois

Il y a un mois, nous montions dans l’avion à Montevideo pour rejoindre la France.

Il y a un mois, nous finissions notre si belle aventure plus tôt que prévu.

Depuis un mois, nous sommes en France.

Nous n’avons pas encore notre maison, alors nous sommes chez les papis et mamies avec nos valises…
Nous avons revus nos proches et cela fait du bien.
Nous nous régalons autour de bons repas.

Tout ceci est PARFAIT vous me direz !!

Oui, Mais …..

Nous avons aussi dû affronter la paperasse française et nous remettre dans la recherche d’emploi.
Nous avons eu le droit à « vous êtes trop qualifiée », « Vous devez faire une formation », « vous devez être véhiculé », « nous payons le Smic »…

Mais 1 mois après notre retour, voila où nous en sommes au niveau professionnel : Marc a débuté un CDI et moi je commence le mien début juin…. nous voilà repartis dans le monde des fourmis !!

Mais côté personnel, où en sommes nous ??

Nous avons eu le droit à des réflexions du style « oui mais faut pas vous plaindre vous étiez en vacances durant 9 mois !! »…. alors oui, c’est surement ce que vous voyez de l’extérieur…
Mais notre ressenti n’est pas le même. Nous ne voulons pas rependre une vie de fourmi et nous espérons « vite » retrouver une vie de cigale. Car ce voyage nous a confirmé que la cigale était en nous et que c’est de ce genre de vie que nous aspirons.
Alors oui, je vous entend dire « mais on ne peut pas vivre de voyage ! » Non c’est sur !! Mais nous souhaitons offrir à nos enfants une vie plus sereine que celle que nous avions.. Nous avons réalisé que nous sommes capables de vivre simplement en étant très heureux.

Alors aujourd’hui nous devons reprendre une vie de fourmi car la cigale à vidé toutes les caisses !!!

Mais la fourmi devra laisser place à la cigale qui est en quête de nouveaux projets.

NB : merci pour aux Globe trotters du Doubs a qui j’ai piqué l’idée de « la cigale et la fourmi »

Un retour en Argentine pour le Dakar

Vendredi 12 Janvier 2018 :

Nous quittons notre bivouac Chilien en pleine nature pour rejoindre l’Argentine, les enfants dorment encore. Tom se réveille rapidement mais reste dans son lit.

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Nous empruntons une route sinueuse, nous atteignons un sommet à 3 330 m, nous traversons un long tunnel et arrivons à la frontière de l’Argentine vers 8h30. Un douanier nous indique de nous mettre dans une file à part des autres. Bien évidemment les autres voitures avancent rapidement alors que de notre côté, personne ne s’occupe de nous !!! Marc est trimballé d’un guichet à un autre et nous repartons enfin au bout d’une heure.

Nous avons une magnifique vue sur le Cerro Aconcagua qui est enneigé et qui culmine à 6 961 m. Le paysage côté argentin est totalement différent, nous sommes dans des canyons aux couleurs rouges.

Nous descendons en altitude et la chaleur arrive ! Et oui, nous sommes en plein été. Nous voilà ainsi dans la banlieue de Mendoza vers 13h, nous avons faim et nous nous arrêtons acheter 4 « super pancho » (genre de hot dog) pour 60 pesos (3 €) et nous mangeons à l’abri de la chaleur, dans Fastoch avec les ventilateurs ! Quel changement de température en si peu de temps..

Du coup, nous souhaitons nous poser dans un camping avec une piscine afin de nous rafraîchir mais dans celui que nous avions repéré la piscine est vide !! c’est souvent le cas ces derniers temps et nous sommes très surpris car c’est la haute saison… vraiment différent de chez nous !

Nous prenons du coup la direction du sud (20 km) et nous rendons à un autre camping, pas top, mais cette fois-ci la piscine est pleine et nous avons très chaud. Nous nous garons et partons vite nous rafraîchir !

Nous finissons la journée à l’ombre vers Fastoch et nous prendrons une douche froide avant de se coucher sous les ventilateurs.

13 Janvier

Cette nuit nous avons eu de la pluie et tout est trempé ! Nous quittons le camping vers 11h visiter le centre de Mendoza… mais finalement la ville est loin d’être intéressante et nous optons pour un arrêt au parc San Martin où nous mangeons à midi. Les enfants profitent des jeux et se défoulent ! Les vélos sont même de sortie…

Ci-dessous, photo de l’entrée du parc. Cette dernière a été offerte par la France et ressemble fort à celle du parc de la Tête d’Or à Lyon.

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Nous quittons les lieux vers 17h afin de chercher un endroit pour bivouaquer mais il est difficile de s’arrêter. En effet, tous les abords des routes sont inondés car nous sommes en saison de pluie et nous ne voulons pas nous engager dans des chemins dans cet état. Nous prenons ainsi la direction de San Juan, lieu où nous avons prévu d’assister au Dakar dans quelques jours.

Après avoir mangé des sandwichs en roulant, nous arrivons finalement à San Juan vers 20h où nous stationnons dans un quartier résidentiel plutôt calme.

La température baisse et nous pouvons enfin arrêter les ventilateurs pour la nuit.

14 Janvier

Cette nuit nous avons eu beaucoup de chiens et nous nous réveillons vers 8h. Nous passons à la panaderia (boulangerie) et nous prenons la direction de Dique de Ulum, lac à quelques kilomètres de San Juan où nous avons déjà séjourné lors de notre 1er passage en Octobre 2017.

Nous nous rendons au même camping que nous avions déjà fait avec les Globe Trotters du Doubs, mais cette fois nous sommes en haute saison et il y a du monde, surtout que  nous sommes dimanche ! Le prix est de 300 pesos la nuit (15€) avec l’accès à la piscine. Comme dans beaucoup de campings, nous avons accès à des barbecues, un abri devant Fastoch avec une table, bancs etc…

Nous nous installons et nous mangeons un barbecue, il est 13h et les argentins mangent beaucoup plus tard ! Nous nous reposerons sur nos hamacs et Tom se fera un copain argentin et ils passeront un long moment à jouer aux petites voitures, comme quoi la langue n’est pas une barrière. Pendant ce temps, nous serons « bercés » par la/les musiques des argentins, toute la journée, toute la soirée et une bonne partie de la nuit !

La fin de journée se termine par un orage et nous rentrons dans Fastoch vers 22h.

Les argentins, eux, ne craignent pas l’averse et continuent à mettre le son à fond ! Nous avons même le droit à une voiture qui vient se garer à coté de Fastoch et les passagers s’installent à « notre table », et bien évidemment ils ouvrent le coffre et c’est parti pour le son !!

OK bon bin on dormira plus tard…

15 Janvier

Cette nuit nous avons eu chaud et le calme n’est revenu que vers 2h du matin ! Et à 4h du mat’ les moustiques nous ont rendu visite !! En résumé : une super nuit !

Du coup ce matin, nous nous réveillons à 9h30 et nous dévorons des pan cakes ! Et oui vous devez vous dire que nous en mangeons souvent, mais nous n’avons pas trouvé grand chose d’autre pour le petit déjeuner…

Tom se réveille recouvert de piqûres de moustiques et Chloé un peu moins. Aïe ça gratte !!

Nous sommes lundi et le camping s’est vidé et nous retrouvons enfin un peu de calme. Il fait encore bien chaud, nous nous tenons donc à l’abri à l’ombre… Nous prenons le rythme argentin et nous mangeons à 14h. Enfin à cette heure-ci les argentins commencent juste à allumer le barbecue tout en écoutant la musique… à fond !

Marc se lance dans les travaux d’étanchéité et refait les « angles » sous Fastoch avec du scotch bituminé. Il répare également l’accro de la carrosserie côté droit.

Nettoyage également du réservoir d’eau car après de multiples remplissages avec l’eau des rivières, cela ne lui fait pas de mal !!

De mon côté, je gère quelques lessives tout en jouant avec les enfants et en milieu d’après midi, nous allons tous les 4 à la piscine car il commence vraiment à faire chaud !!

De retour à Fastoch, les enfants s’occupent autour de la dînette avec un peu d’eau, nous sortons aussi le Frisbee, le Molki etc… Nous avons de l’espace et nous en profitons !!!

Ce soir nous mangeons froid car nous ne voulons pas réchauffer l’intérieur de Fastoch et nous restons dehors jusqu’à 22h. Une douche dans les sanitaires du camping et au dodo vers 22h30…

Il fait encore 28° à l’intérieur, on range les couettes, on met les ventilateurs et opération « élimination des moustiques »  !!

Les enfants s’endorment facilement, la chaleur ne leur pose jamais de problème !! Quant à nous, c’est un peu plus compliqué, surtout qu’un groupe vient se poser à quelques mètres de Fastoch et allume son barbecue vers 23h.. tout ça avec sa musique !!

16 Janvier

Après une nuit bien chaude mais moins bruyante que la précédente, nous ouvrons les yeux vers 9h.

Nous quittons le camping vers 11h et nous nous rendons à San Juan, quelques kilomètres plus loin, pour faire quelques courses. Nous regardons également les magasins de vélos pour y trouver une draisienne à Chloé, mais elles sont toutes à plus de 100 € !!

Marc se gare devant un marchand de glace et nous mangeons dans Fastoch (sous les ventilateurs !) et nous prenons une glace en dessert !

Nous reprenons la direction de Ullum et nous nous arrêtons au Zoo pour visiter, mais celui-ci est fermé aujourd’hui ! Tant pis, nous partons bivouaquer vers l’embarcadère, à l’ombre des arbres.

Nous installons les 3 hamacs et nous nous reposons… enfin cela est quasiment impossible avec nos 2 loulous qui ne cessent de se disputer !! et oui, 3 hamacs pour 4 et voilà une source de conflit !!

Marc reprend ensuite son bricolage et moi je m’attaque à la couture (vêtements, housse des coussins etc…)

Le repas du soir se fera dehors, et nous referons la chasse aux moustiques avant de nous coucher.

17 Janvier

Cette nuit aura été chaude, comme les précédentes, mais nous avons aussi eu le droit aux aboiements des chiens ! Mais comme d’habitude, aucun souci pour les enfants 🙂

En fin de matinée, nous allons visiter le petit zoo… Tout petit, mais aussi petit prix : 40 pesos / adulte (2 €)… En tous cas, les enfants sont ravis, même si nous avons très chaud !

Nous retournons à Fastoch et nous nous déplaçons sur le parking de la piscine municipale, non loin de là…. mais celle-ci est beaucoup trop chère (presque le prix du camping !!), alors nous restons juste à l’ombre des arbres afin de manger au « frais » et de jouer au Molki.

En milieu d’après midi nous repartons dans le centre mais tout est fermé !! Et oui, c’est l’heure de la sieste… Nous trouvons malgré tout un marchand de légumes et nous partons à la pêche aux informations à la Feria du Dakar… Mais hormis quelques exposants, nous n’arrivons pas à obtenir les informations sur le tracé précis du lendemain..

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Nous partons de là et nous arrêtons dans une mercerie afin d’acheter du tissu bleu, blanc et rouge !

Nous retournons ensuite en direction de Ullum, mais la nuit tombe et nous choisissons de dormir dans une station service. Il fait encore très chaud !

18 Janvier

Ce matin il y a beaucoup de bruit et je n’arrive plus à dormir après 6h30 !! Je tourne dans le lit jusqu’au réveil du reste de la famille vers 8h.

Petit dèj Pan cakes et direction Ullum afin de voir les voitures du Dakar qui doivent passer en liaison après être passées dans les dunes.

Nous nous arrêtons sur le bord de la route, en retrait et près d’une autre voiture qui est aussi installée pour regarder le spectacle.

Mais après une bonne heure, un policier nous demande de reculer… ce que nous faisons. J’attaque la couture du drapeau et les enfants se mettent à la peinture d’un panneau.

Nous prenons le repas de midi dehors, à l’ombre du store afin de ne pas cramer, mais à peine le repas terminé un policier (un autre !) vient nous dire que nous ne pouvons pas rester ici qu’il faut aller 1 km plus loin, sur le barrage, il y a un parking ! On essaye de lui dire qu’un de ses collègues nous a dit tout à l’heure de simplement reculer et que nous étions autorisés à rester ici, surtout que la route n’est pas fermée et que les voitures de rallye vont rouler dans la circulation normale… il ne veut rien savoir !!

Du coup, on remballe et on va voir l’emplacement au barrage… Le lieu n’est vraiment pas sympa, il y a plein de voitures et surtout impossible de mettre Fastoch au bord de la route et donc de pouvoir se mettre à l’ombre ! Demi-tour, on retourne vers là où nous étions et nous trouvons un autre lieu pour stationner, en espérant qu’on ne nous dise rien !!

Nous attendons une bonne heure et Tom trouve le temps long, il a son drapeau prêt et sa pancarte !! Il fait 33 degrés, beaucoup de voitures nous klaxonnent et à 15h nous voyons enfin la 1ère voiture du rallye passer devant nous ! Tom n’en revient pas du bruit qu’elle fait mais il est déçu car ce n’est pas une course… c’est vrai qu’elles sont mélangées à la circulation et que du coup ce n’est pas très « impressionnant » et surtout il en passe une toutes les 15 minutes et que très peu nous font signe !

Nous lui avions tellement parlé de ce fameux Dakar, que c’était une énorme course, il est finalement déçu de les voir dans ce contexte ! Il finit par jouer avec sa soeur dans Fastoch et il pointe parfois le bout de son nez quand il entend un moteur…

Marc et moi nous nous mettons donc sur le site internet du Dakar afin d’avoir le tracé de la spéciale du lendemain. Elle est à 70 km au sud, ce n’est pas notre route, mais tant pis, nous aussi nous avons envie d’en voir plus !! Le tracé officiel n’est publié qu’à 20h, heure à laquelle nous décampons afin de nous rendre sur le parking spectateurs.

La nuit tombe vite et nous arrivons enfin vers l’endroit repéré sur Internet. Nous nous adressons aux policiers qui nous confirment que nous sommes au bon endroit et qu’il n’y a pas de souci d’accès avec notre véhicule. Nous prenons donc la piste, qui se recouvre vite de sable !! Marc galère mais nous arrivons enfin au lieu de RDV. Plusieurs voitures sont déjà présentes, mais nous sommes déçus car le stationnement est « loin » du tracé.. mais les policiers ne veulent rien savoir « NO ES POSSIBLE » !!

Nous nous installons donc au milieu des autres voitures, camping car, tente, feux de camp etc… Il est 21h30, nous sommes épuisés, mais il faut encore manger !! Nous grignotons dans Fastoch, malgré la chaleur !!

22h, tout le monde au lit… ventilateurs, musique dehors, fumée des barbecue, chaleur… la nuit s’annonce courte !

19 Janvier

Le réveil sonne à 6h, aie ça pique !! Comme prévu, la nuit a été très mauvaise, mais Tom est tout excité. C’est le grand jour ! Pour Chloé, le réveil est un peu plus difficile et grognon.

Petit déjeuner et c’est parti ! Nous prenons nos sièges, nous faisons quelques dizaines de mètres et nous rejoignons le bord de la piste. Nous sommes étonnés de voir que l’accès qui nous a été refusé hier soir est rempli de véhicules, de tentes, de matelas.. Nous avons du coup du mal à trouver une place pour poser nos sièges ! Nous nous mettons au milieu d’un « camp » d’argentins qui ne sont pas très contents de notre présence… Nous ne sortons qu’une seule chaise pour Chloé qui traîne un peu la patte !

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Les 1ères motos passent à 1 mètre de nous, les enfants n’en reviennent pas !! Nous sommes au 1er plan, nous avons ainsi le droit à la poussière et au bruit… Mais comment passer la journée ici ??? le soleil va bientôt sortir et nous allons cramer !!

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Marc part chercher Fastoch, mais il n’est pas facile de se frayer un chemin, surtout que la piste est en mauvais état !! Le sable et les trous auront raison du pare choc !!

Nous trouvons enfin une place à une vingtaine de mètres en retrait de la piste, il est 7h30, le soleil commence déjà à chauffer !

Afin d’avoir une meilleure vue, nous montons sur le toit de Fastoch et nous y installons le parasol et le drapeau français ! Tom est surexcité à chaque passage de véhicule… Chloé est un peu moins emballée et fait des allers et retours entre l’intérieur et le toit !! Bien que nous ayons reculé, la poussière arrive jusqu’à nous ! Heureusement que nous ne sommes pas au bord, finalement…

 

Puis vient le passage des camions… c’est vraiment impressionnant ! Ils arrivent à une vitesse folle et un nuage de poussière se dégage après leur passage… Tom hurle de joie, nous avons atteint notre objectif, nous sommes ravis !

Nous avons également droit à la visite de 2 français qui gèrent l’encadrement du public sur tout le Dakar. Très intéressant d’avoir les informations sur l’envers du décor.

Ils nous expliquent que le tracé de cette course a été modifié et que l’arrivée se fait juste à côté de nous !

La course se termine vers 11h30 et nous nous rendons vite à la fin de celle-ci, quelques mètres plus loin. Nous assistons à l’atterrissage de l’hélicoptère de France Télévision avec le journaliste Jean-François Kerckaert et son cameraman. Chaque concurrent s’arrête au « stand » où le personnel du Dakar leur fournit de l’eau et les réconforte… les pilotes ont l’air épuisés !

De notre côté, nous essayons de trouver un peu d’ombre car le soleil plombe… Nous tenons fièrement notre drapeau français et les 2 français du staff viennent nous chercher afin de nous installer en 1ère ligne de mire… Nous avons du coup le droit à un interview de France Télévision. Merci à eux, chouette moment.

Nous attendons avec impatience le passage de Stéphane Peterhansel et de Cyril Despres… Les voilà enfin !! Il est 12h30, il fait vraiment trop chaud, nous quittons les lieux.

A la sortie du bivouac, nous passons par le parc d’assistance. Encore une fois, l’organisation est impressionnante.

Nous prenons la direction du nord de San Juan afin de retourner au Chili. Nous montons dans les montagnes et la fraîcheur revient enfin ! Chloé fera une sieste de 4h et nous nous arrêtons pour la nuit vers 17h près de la RN149, dans une ville minière abandonnée, à 1800 m d’altitude !

Nous finissons la journée par la visite des maisons abandonnées et Marc consolidera les parois de Fastoch qui ont tendance à s’écarter !

Nous prenons tous une douche car nous sommes marqués par la poussière et tous au lit à 21h, avec un peu de fraîcheur… enfin !

20 Janvier

Nous nous réveillons à 8h30 par un grand soleil. Petit déjeuner, rangement et nous sommes prêts à partir. Mais au dernier moment, fuite d’eau sous l’évier et nous voyons un geyser couler dehors ! Vite on coupe la pompe à eau !! Nous découvrons vite que le filtre Sawyer (celui qui nous permet de boire l’eau des réservoirs) a cassé !

Marc monte en pression et commence à en avoir marre de sortir ses outils quasiment tous les jours !! Il tente de le démonter et de le recoller, mais rien n’y fait, cela fuit toujours… Tant pis, nous laissons la pompe à eau éteinte et nous prenons la route du départ vers 10h30.

Nous arrivons à la ville de Las Flores, dernière « ville » avant la frontière… Cette fois-ci nous ne devons plus revenir en Argentine, alors nous dépensons nos derniers pesos et nous changeons la bouteille de gaz Argentine.

Midi, nous voilà à la douane Agua Negra où nous mangeons les derniers produits frais avant d’entrer au Chili. Nous passons le contrôle argentin sans souci et nous parcourons 150 km avant la douane chilienne.

Nous sommes en haute montagne, sur une piste où nous passons à 4750 m. Nos oreilles se bouchent et Tom a un peu mal à la tête.. Chloé, quant à elle, dort profondément !

La piste est remarquable : difficultés à se croiser, virages serrés, glace, neige…

18h, nous voilà enfin à la douane côté Chili. Et comme d’habitude, l’entrée au Chili est longue… Nous avons le droit à une fouille complète du véhicule, ils nous prennent le bois pour le barbecue et un oignon (le reste était sagement caché dans les jouets de Chloé !).

19h30, nous partons enfin et nous nous installons à 20h en bord de rivière. Nous sommes tous fatigués et nous nous endormons vers 21h30.

Nous voilà de nouveau au Chili et à partir de maintenant tout ce que nous allons visiter, nous ne l’aurons jamais vu !