Bolivie Pantanal / Missions jésuites / Santa Cruz

Vendredi 28 juillet 2017

11h, nous quittons le Brésil pour entrer en Bolivie par la ville de San Matias. Au panneau frontière le choc est marquant !! La route brésilienne asphaltée se transforme en piste en terre coté bolivien. Nous nous sommes crus dans le film « Bienvenue chez les Chtis ».. et avons entendu Galabru dire « C’est le nooord »..

 

1 frontière

Nous faisons les papiers d’immigration (tampons sur les passeports) à la policia federal dans des bâtiments tous neufs et prenons la direction du centre de San Matias. Le village étant frontalier est un village bilingue (Portugais et Espagnol). Nous reprenons petit à petit nos repères espagnols et nous nous posons sur la place du village pour faire 2/3 courses et surtout trouver une banque afin de retirer des Bolivianos.

Je trouve enfin une carte SIM de Bolivie mais la vendeuse me dit qu’ici il n’y a pas de couverture 3G (internet) et qu’il faudra attendre Santa Cruz.. elle n’est pas décidée à vouloir m’installer la carte dans mon téléphone, tant pis on verra plus tard.

Nous sommes interpelés par un monsieur bolivien ayant vécu à Paris, parlant donc parfaitement le français et ayant un nom original =  Victor Hugo ! Il nous explique adorer son pays et nous propose de nous montrer les environs de San Matias.

Nous avons encore les papiers de Fastoch à faire et lui donnons donc RDV vers 16h sur la place.

Nous finissons nos courses à la « supérette » et faisons la rencontre d’une mamie qui essaye tant bien que mal de discuter avec nous. Nous comprenons qu’elle veut qu’on la dépose chez elle à San Francisco.. Soit elle a bu, soit elle nous prend pour des américains.. soit les 2 !! Nous la prenons tout de même avec nous, les enfants ont limite peur… nous regardons le GPS et en effet, un hameau du village s’appelle San Francisco.. Pas si folle que ça la mamie, mais bon je crois qu’elle avait quand même bu !! Enfin bref, un moment rigolo, après coup !

14h. Nous nous faisons à manger en vitesse au bord de la route et en pleine chaleur ! Et nous prenons ensuite la direction de la douane pour faire la partie administrative du camping-car. Ici on nous demande la copie du passeport de Marc, on n’en a pas d’avance, ils ont tout ce qu’il faut pour nous la faire mais nous indiquent qu’il faut retourner dans le village pour faire une copie !! Mais tadam ! nous avons embarqué avec le camping car notre imprimante / copieur… Bon j’avoue avoir bien râlé sur Marc de prendre cette machine qui occupe la moitié d’un placard, mais pour le coup elle nous a bien dépannés !

16h, nous retrouvons Victor sur la place de San Matias, accompagné d’Alexander, un jeune qui vient de Santa Cruz. Victor Hugo nous explique qu’il est fan de son pays et qu’il essaye de développer le tourisme de masse dans la région de Santa Cruz.. il nous parle de l’histoire du pays, des espagnols qui ont envahis le pays etc… sa culture est très intéressante et nous apprenons beaucoup de choses.

2

Il nous emmène à la frontière avec le Brésil, où nous sommes passés le matin.. Marc est ravi de reprendre la piste !! Nous allons voir une sorte de piscine naturelle qui se situe pour moitié au Brésil et pour l’autre moitié en Bolivie. C’est un coin très joli et apaisant.. nous voyons même des toucans.. pas de doute, nous sommes dans le Pantanal ! Dommage que ce genre de lieu ne soit pas indiqué..

3

Victor nous montre également une communauté indienne, mais il fait nuit et c’est un soir de fête chez eux donc ils sont tous bien occupés. Nous retournons dans le centre car les pistes en terre la nuit, nous on n’aime pas trop ça !

Nous offrons une bière à Victor et Alexander et en profitons pour leur demander comment activer notre carte SIM car ça ne fonctionne pas ! Ils prennent tout en charge et contact le service clients.. ce n’est pas aussi simple qu’en France : il faut notre numéro de passeport etc… Et tout ça en espagnol bien sûr !  Ils nous emmènent ensuite dans une « boutique » pour acheter une recharge afin d’avoir du crédit sur la carte.. Merci à eux d’avoir géré !

29 juillet

Après une nuit plutôt bruyante entre motos et musiques, nous nous réveillons vers 6h30. Après le petit dèj, les enfants font des tours de place avec leurs vélos en attendant Victor avec qui nous avons RDV. Nous voyons beaucoup d’enfants avec leurs uniformes se rendrent à l’école car ici ils ont école le samedi matin.

8h30, nous partons avec Victor Hugo et Alexander faire le tour du village. Victor souhaite également nous emmener dans une autre communauté indienne que nous rejoignons par une piste (encore !).. mais nous rebroussons chemin car l’accès est trop difficile pour Fastoch.

Nous nous rendons ensuite dans une piscine qui a été créée quelques années auparavant par le gouvernement mais qui est en piteux état.. Victor est dépité de voir que le site a été saccagé en si peu de temps ! Le coin est pourtant sympa, mais tagué, cassé, envahis d’ordures etc..

L’idée de développer le tourisme dans cette région est une chouette idée, mais il y a encore beaucoup de travail : créer des routes asphaltées, gérer les déchets qui envahissent les bords de route…

Nous quittons nos amis vers 10h30 afin de prendre la direction de San Ignacio de Velasco avec un peu d’appréhension car la route c’est une piste de 300 km !!

En effet, nous retrouvons le ripio qui ne nous avait pas du tout manqué, quelques ponts en bois, des crocodiles, les sortes de cigognes géantes.. les paysages sont beaux, mais Fastoch lui n’aime pas ce type de « route » ! et puis la poussière est de retour !

4

Nous faisons notre pause à 13h au bord de la piste à l’ombre et pas loin d’une rivière.. Rivière dans laquelle nous prendrons notre douche après le repas, un grand moment !! Et oui c’est ça aussi la vie de voyageurs..

Nous passons plusieurs contrôles de l’armée avec des barrières coupant la route.. à chaque fois ils contrôlent nos papiers et nous laissent passer.

5

Nous arrivons à San Vincent de la Fronteira vers 17h où nous nous arrêtons sur la place du village avant que la nuit tombe. Tant pis nous ne finirons pas la piste aujourd’hui ! Nous sommes samedi soir et le village, perdu au milieu de nulle part, est très animé.. Énormément d’enfants sont présents sur le parc de jeux et à côté a lieu un match de foot.. c’est la fête !!!

6

Les enfants boliviens sont vite intrigués par le camping-car et commencent à toucher à tout, notamment aux vélos des enfants.. Nous les repoussons un peu car l’attroupement est vite angoissant. Ils comprennent vite sans souci. Après un tour du village, nous mangeons tranquillement dans le camping-car et sommes bercés par les cris des enfants et la musique.

30 juillet

Nous quittons notre bivouac vers 9h et arrivons à San Ignacio vers 12h.. Nous en profitons pour faire le plein de gasoil en remplissant nos 2 bidons..

Dans ce pays, le carburant se prend avec des bidons afin de bénéficier d’un prix moitié moins cher qu’avec le véhicule. Pour avoir une notion, nous payons le litre 3.72 bolivianos (soit 0.46 €) et avec un véhicule le prix est de 7 Bls ! Donc même les locaux sont avec leurs bidons.. Pratique bizarre que nous n’avons pas bien comprise..

Il fait chaud et la ville de San Ignacio nous paraît être toute en terre et nous décidons de continuer car nous en avons marre de cette terre !! Nous sommes dans la région des missions jésuites et prenons la direction de San Miguel, qui est à 40 km au sud, où nous avons repéré un spot Ioverlander au bord d’une lagune. La route / piste n’en finit pas et nous arrivons enfin à San Miguel où nous mangeons au bord de la Laguna vers 13h.

7

Le lieu n’est pas très grand et nous sommes vite « envahis » de monde, normal c’est dimanche… plein de jeunes qui viennent se baigner et qui remplissent vite l’espace autour de Fastoch. Nous ne sommes pas très à l’aise et restons un peu sur la réserve.. nous observons ces jeunes qui ont l’air d’être tous en tenues sportives avec des noms de villages différents notés sur leurs survêtements. Nous sommes également surpris qu’ils se baignent habillés.. La nuit tombe et le lieu commence à se vider. Deux hommes viennent à notre rencontre et nous commençons à sympathiser.. ils nous expliquent qu’ils sont professeurs et que tous ces jeunes sont là pour les Olympicos = des olympiades inter-régionales. Nous partageons une bière avec eux et passons un agréable moment. Ils nous expliquent que la route que nous avons décidé de prendre pour nous rendre à Santa Cruz est une piste alors que par San Ignacio de Velasco c’est du goudron.. OK alors demain demi-tour on remonte au nord !

Ils nous donnent RDV le lendemain matin au stade de foot afin que nous filmions avec le drone le match de leur école.

31 juillet

9h, nous visitons le village de San Miguel, qui est une des missions jésuites. Les missions jésuites de Bolivie sont les vestiges d’établissements, collèges et églises, fondés par les jésuites durant les XVIIe et XVIIIe siècles, en Amérique latine, alors empire colonial espagnol. Le principe des missions est le même dans chaque village : une magnifique place centrale arborée, et autour une église et des bâtiments avec des colonnes en bois.

Nous découvrons celle de San Miguel qui n’est pas la plus célèbre mais qui a beaucoup de charme, l’église en bois est très originale. Nous visitons l’intérieur et les enfants sont émerveillés.

 

Nous nous rendons ensuite au stade mais nous ne trouvons pas nos contacts de la veille.. nous prenons donc la route de San Ignacio où nous nous arrêtons sur la place du village.. encore une mission avec beaucoup de charme. Mais aujourd’hui c’est la fête : c’est l’anniversaire du village et y’a beaucoup de monde.. Décidément en ce moment, où que nous soyons, il y a de l’animation !

10

Nous allons faire quelques courses, nous achetons à manger pour midi sur le marché pour 2€ pour nous 4 ! Il fait très chaud et retournons stationner sur la place centrale à l’ombre. Pendant que Chloé fait la sieste, Tom lui joue sur la place avec ses petites voitures.

De mon côté, je pars à la recherche d’eau car le réservoir est en réserve et en Bolivie nous n’avons pas vu d’eau dans les stations-services comme dans les autres pays. Je me rends à la mairie pour poser la question. Le gardien m’indique que dans la ville y’a rien, mais qu’il peut m’emmener dans un moment chez lui, contre des bolivianos ! Pas bien le choix, RDV vers 17h..

17h15, toujours personne… et nous le voyons devant la mairie en train d’arroser la terre avec un tuyau afin qu’il n’y ai pas de poussière.. OK il s’est fichu de nous ! On bouge à la recherche d’eau !

Après plusieurs échecs, nous passons devant une maison où un monsieur arrose la route en terre devant (toujours pour éviter la poussière).. J’y vais au culot en lui demandant s’il ne sait pas où nous pourrions trouver de l’eau dans le village.. et gentiment il nous propose de nous remplir notre réservoir ! A ce même moment, Marc a évité de justesse un accident.. un homme qui a reculé à fond avec sa voiture et qui est passé à 10 cm de l’arrière du camping car. Le monsieur nous explique qu’il est sûrement bourré qu’il faut faire attention ici c’est souvent le cas !

Nous retournons sur la place et nous baladons entre les marchands ambulants pendant que les enfants font du vélo. Ce soir nous mangeons dans une pizzeria et nous passerons une nuit plutôt bruyante sur la place centrale.

1er aout

Nous quittons notre emplacement vers 9h et allons faire laver Fastoch car avec toute cette poussière il n’est plus vraiment très blanc !!

Ensuite direction le village de Concepcion, une autre mission. La route est neuve… Enfin du goudron, plus de poussière… et les enfants peuvent jouer sans tenir leurs jouets ! Nous traversons plusieurs petits villages à qui la nouvelle route a dû changer leur quotidien (en bien ou en mal ??). Certains villages sont composés de quelques maisons en terre avec des toits en paille… et dans les « jardins » nous apercevons des ânes, poules, cochons…

Nous arrivons à midi à Concepcion et prenons place au bord d’un lac super chouette. Les enfants veulent faire du vélo, mais il faut d’abord les nettoyer !! Ils prennent beaucoup la poussière sur le porte vélo et celui de Tom commence à ne plus freiner.. Marc démonte les freins et tente une réparation (comme s’il n’en avait pas assez à faire sur le camping car !!). D’après Tom, ça va mieux… cool !

Moi de mon côté je profite d’être au bord de l’eau pour faire mes lessives. Et nous faisons le nettoyage de Fastoch, intérieur et extérieur. La poussière s’infiltre de partout, c’est vraiment pas simple..

Nous finissons la journée par une séance coiffeur : tondeuse pour Tom et Marc.. 1ère fois pour Tom !

02 Aout

Ce matin nous faisons un peu école. L’école n’est pas quotidienne, c’est un peu quand on a le temps et l’envie. Les enfants sont parfois demandeurs donc on en profite ! Nous avons fait le choix de partir avant que Tom rentre au CP, donc on ne se met pas de pression.. juste on essaye de garder un petit rythme.

« L’école » c’est bien sur un grand mot. Pour le moment, nous leur faisons faire des sortes de cahiers de vacances. Petite section pour Chloé, grande section pour Tom. Pas toujours facile de gérer les 2 en même temps.. les exercices ne durent pas longtemps et ils ont vite besoin de moi, et bien sur les 2 en même temps !! parfois Marc m’aide et ça se passe mieux. Mais souvent nous faisons école pendant qu’il bricole.

Justement ce jour-là, pendant l’école, Marc répare encore et encore ! Il démonte les feux arrière qui sont remplis de poussière et met du silicone pour plus que ça s’infiltre.. Réparation de la trappe des eaux sales, remettre les vis qui tombent… Il découvre également que le dessous de Fastoch est un peu abîmé… il consolide comme il peut : scotch, mastic…

Nous allons ensuite visiter le centre de la ville de Concepcion. Encore une très belle église et une charmante place centrale.. Nous sortons les vélos et les enfants sont ravis.

Nous retournons à notre bivouac et j’entame la lessive des draps des enfants afin d’enlever cette poussière !

Marc décide de sortir le canoé, il est vrai que ce lac est vraiment très beau. Mais une fois le canoé gonflé, le vent se lève et la sortie canoé avec Marc et les enfants dure à peine 15 minutes ! Au moins il va vite sécher !

Du coup, on change de jouet.. Marc sort le cerf-volant !! Les enfants s’éclatent. Tom apprend à le manier tout seul. Chloé en fait avec son père et le cerf-volant la fait décoller !

20170802_153710

Nous passons notre dernière nuit au bord du lac avec le vent qui nous remue toute la nuit !

03 Aout

Nous prenons la direction de Santa Cruz pour 300 km de route goudronnée. Aujourd’hui nous avons presque froid.. le thermomètre affiche 19 ° ! c’est fou comme on s’habitue vite à la chaleur !

18

Nous arrivons à Santa Cruz vers 14h et nous rendons dans un hôtel que nous avons repéré sur Ioverlander afin de profiter du parking. La ville est tellement grande que nous ne voulons pas nous aventurer dans le centre. Nous découvrons un petit hôtel très mignon destiné aux voyageurs.

19

Notre journée se termine par la visite du marché. Un quartier de fous ! Des rues entières avec des étales énormes avec toutes sortes de produits : légumes, fruits, viande, jouets, vêtements, téléphones, outils, animaux… Nous marchons au milieu de ce bazar, entre étales et voitures qui klaxonnent. Moment surréaliste.

20

04 aout

Le réveil commence par un petit déjeuner à l’hôtel.. que ça fait du bien d’avoir plein de choses à manger.. des fruits, du pain, du thé, du lait, du beurre, du jambon, du fromage… Les enfants nous surprennent en nous demandant des sandwichs jambon / fromage.. pourquoi pas !

Aujourd’hui nous n’avons pas envie de bouger et restons à profiter du jardin et de la piscine de l’hôtel. Nous rencontrons Emma, française d’une vingtaine d’année qui rentre en France dans quelques jours après 3 mois à s’occuper d’enfants boliviens. Elle a fait du bénévolat dans une association qui s’occupe des enfants dont les parents sont en prison. Chose originale en Bolivie : les enfants peuvent suivre leurs parents en prison et cette association s’occupe d’eux la journée et ils retournent en prison le soir. Nous prenons plein d’informations auprès d’Emma et sommes ravis de discuter français.

Nous rencontrons aussi Loïc qui a passé 8 mois en Amérique du Sud avec un copain, en sac à dos.

Nous retournons au marché nous acheter quelques produits pour manger et passons une nuit calme.

05 Aout

Autre journée à l’hôtel où nous découvrons que les enfants et moi-même avons de nouveau des poux !!! direction la pharmacie pour acheter un traitement pour la tête. Nous ne trouvons pas de traitement pour les tissus alors nous faisons laver les draps à l’hôtel. Le souci se pose également pour les doudous et peluches. Les enfants sont donc autorisés à garder avec eux leurs 2 doudous préférés (après que nous les ayons fait bouillir dans la casserole, fallait voir leurs têtes !!) et pour le reste des peluches nous enfermons tout dans des sacs et les mettons en quarantaine pour une semaine. En espérant que cela suffise…

A part ça, journée tranquille au bord de la piscine, mise à jour du blog, jeux etc..

Nous restons encore car le 06 aout est la fête nationale et apparemment c’est une grande fête.

06 aout

Aujourd’hui, fête nationale, nous prenons un taxi pour nous rendre dans le centre de Santa Cruz que nous n’avons pas encore visité. Cette ville est la ville la plus peuplée de Bolivie avec environ 1.5 millions d’habitants et se développe à vitesse grand V.

Nous nous rendons sur la place centrale nommée « Plaza 24 de septiembre ». Sur cette place trône la Basilique Menor de San Lorenzo. Mais nous sommes dimanche, il est 10h et nous ne voyons rien de particulier à part la messe… nous faisons le tour du quartier mais ne voyons aucun défilé comme promis. Nous nous renseignons un peu mais à priori le défilé était à 8h (surprenant nous n’avons rien entendu !). Tant pis nous rentrons au camping-car un peu déçus.

Demain nous prendrons la route et nous nous rendons à la ville de Samaipata située à 2h de Santa Cruz

Pantanal Brésil

 

20 juillet 2017

Aujourd’hui nous prenons la route pour nous retrouver au cœur du Pantanal. Une piste surnommée « la Transpantaneira » de 145 km menant à Porte Joffre où la route s’arrête et le demi-tour est obligatoire. Cette route, comprenant environ 120 ponts, est connue pour être en immersion totale avec la nature.

entrée pantanal

Nous avons le plein de nourriture et d’eau pour tenir plusieurs jours et nous attaquons la route en fin de matinée, mais celle-ci n’est pas très carrossable : piste avec beaucoup de ripio : des mini bosses faisant comme de la tôle ondulée et qui secouent beaucoup Fastoch. Marc roule à 15-20 km/h, un bruit de fou dans la cellule… nous nous regardons avec de gros yeux et espérons que ce n’est pas cet état jusqu’au bout !

Après une dizaine de kilomètres, la route devient plus « agréable », du moins le ripio disparait et nous pouvons rouler plus vite sans trop de secousses !

Nous passons quelques ponts, mais pas d’eau dessous car nous sommes en période sèche (hiver). Nous ne pourrions d’ailleurs pas faire cette piste en dehors de cette période.

Nous sommes entourés d’oiseaux de toutes sortes et la végétation est parfois dense et parfois dégagée. Mais nous en attendons plus et espérons que ce n’est pas tout le long comme ça…

Et nous apercevons enfin nos 1ers crocodiles… 1ère fois pour nous de voir un crocodile dans son milieu naturel et c’est plutôt très impressionnant (même s’ils sont loin d’être actifs !)

13h, nous trouvons enfin un petit coin pour faire notre repas de midi (une fois de plus : merci Ioverlander !). La route est longue et est soit bordée de végétation soit de barrières.. arrêts difficiles.

Nous sommes à l’ombre d’un arbre, au bord d’une marre avec quelques crocodiles.. originale comme vue de notre table ! Mais il fait très chaud (plus de 30 degrés) et nous nous demandons comment nous allons tenir toute la journée.

Nous décidons donc de nous arrêter au prochain campement indiqué par Ioverlander dans une Pousada = sorte d’hôtel / camping. Il est noté qu’il y a une piscine, le prix est de 50 RB / personne.. pas donné mais la chaleur prend le dessus !

L’endroit est sympa, bon la piscine est minuscule et nous n’y mettrons pas les pieds.. il y a un étang pas très loin de Fastoch avec crocodiles.. nous verrons également un capibara, une autruche et une multitude d’oiseaux..

Le soir nous nous couchons avec plein de bruits d’animaux autour de nous 🙂

21 juillet

Aujourd’hui cela fait un mois que nous avons quitté la France et nous sommes en immersion totale avec la nature… lieu que nous avions hâte de visiter… Nous avons parcouru peu de kilomètres sur la piste et nous prenons la route vers 10h après un peu de bricolage sur Fastoch. La trappe du réservoir des eaux sales à encore rendue l’âme, tant pis nous ferons sans pour le moment !

Nous prenons nos 1ers ponts en bois et moi je serre les fesses à côté de Marc. Certains font vraiment flipper et craquent pas mal, mais nous passons sans soucis. Nous avons même croisé un poids lourd donc il ne doit pas y avoir de problème !

Nous voyons encore et encore une multitudes d’espèces animales, des crocodiles à chaque pont, des oiseaux énormes (notamment une sorte de géante cigogne avec un cou rouge =  Cigogne Jabiru d’Amérique, aussi appelée Tuiuiú) comme des tout-petits.. le spectacle est plutôt impressionnant.

Mais l’air à l’intérieur de Fastoch commence à être envahi de poussière et nous sommes un peu inquiets pour l’état du véhicule.. Pause à midi avec nettoyage.. la poussière est de partout, placards nourriture, lits, couverts, jouets des enfants etc…

Marc met du Scotch sur les aérations en espérant que ce soit efficace. Nous reprenons la route sur un soleil de plomb et faisons quelques séances vidéo avec le drone.

Nous arrivons à Porte Joffre à 15h, 34 °.. c’est l’hiver !

Il y a un hôtel et un camping, mais nous décidons de nous poser à la sauvage à l’ombre.. rien de bien intéressant à voir..

Nous décidons de jeter un œil au camping-car, nous ouvrons la soute et là, catastrophe.. de la poussière de PARTOUT !!

Les sièges d’extérieur, la table, le canoë, et bien sur le lit de Chloé, les jouets etc.. De plus, le châssis sous le lit de Chloé n’a pas supporté les bosses et est en train de se décrocher de la paroi du camping-car. Pas le choix, il faut vider la soute, tout nettoyer et Marc revisse tout ça.. Il fait une chaleur de fou.. pas le meilleur des moments !

Tout ça bien sûr avec les enfants qui se disputent, et du coup les parents aussi au passage !

La nuit arrive vite et les moustiques aussi.. nous finissons en toute vitesse et rentrons nous mettre au frais (30 ° à l’intérieur !)

22 juillet

La nuit a été mouvementée : Chloé à fait pipi au lit.. elle a fini dans notre lit !

Réveil à 7h, puis grand ménage et scotch de tous les angles de la soute afin de supprimer cette poussière ! Egalement lessive des draps de Chloé.. Nous avions beau avoir le plein d’eau, avec toutes ces histoires de ménages et lessives le niveau atteint la réserve.. Et ici aucun remplissage possible !

10h30. N’ayant rien à faire à Porte Joffre, nous reprenons la route en sens inverse. Il fait déjà 30 degrés…

Nous passons un hôtel plutôt classe et  repérons un camping-car poids lourd non loin de la route au bord de la rivière. Nous consultons Ioverlander qui indique un bivouac gratuit et prenons donc le chemin pour nous y rendre.

Il s’agit d’un ancien lieu touristique abandonné (il reste les pontons, une tonnelle etc..) et nous prenons place à l’ombre des arbres, non loin des allemands dans leur gros camping-car.

Ce lieu est l’image que nous avions du Pantanal, perdu au milieu de nulle part au bord de l’eau…

23 juillet

Réveil à 7h par le chant des oiseaux. Ici ils sont très nombreux et les cris n’ont rien à voir avec ceux de chez nous.. on dirait des alarmes !

La matinée commence par une activité pèche pour Marc qui explique tout ça à Tom.. et moi je me lance dans les lessives avec l’eau de la rivière et je relave les draps de Chloé !

De son côté, Marc pèche vite 2 petits poissons avec du maïs comme appât qui deviendront à leur tour appât pour les piranhas ! Marc en pêchera 6 et les cuisinera au barbecue pour le midi. Il sera malheureusement le seul à les manger.. les enfants et moi ayant du mal après avoir vu Marc les pêcher, les vider etc…

L’après-midi est toujours aussi chaude et Marc installe les enfants à l’ombre sur la bâche avec une bassine, l’eau de la rivière et la dinette. Ils sont aux anges et nous avons enfin la paix une heure ! nous en profiterons pour encore laver cette satanée soute qui se remplit toujours autant de poussière !!

La journée se termine par une douche collective sur la bâche, savon, shampooing, eau de la rivière ! après un mois en mode nomade, nous nous adaptons petit à petit.. enfin c’est surtout moi qui ai le plus de mal !

24 juillet

Nous décidons d’aller nous promener vers l’hôtel à coté de notre campement.. notre voisine allemande nous a indiqué qu’il y avait une piscine bien sympa. Nous réservons donc le restaurant pour midi avec accès à la piscine pour 150 RB pour nous 4 (environ 40 €).

Retour au campement, il est 9h30 et il fait déjà une chaleur très lourde !

Hier soir, un jeune couple de suisse s’est installé au bord de la rivière.. 3 camping car, c’est sympa !

Je fais un peu école aux enfants pendant que Marc démonte le bas de caisse sur le côté gauche afin de colmater qui laisse apparaître le jour dans la soute (la poussière viendrait peut être de là ??). Nettoyage, joint silicone et croisons les doigts !

Allemands et suisses viennent nous dire au revoir tour à tour et nous prenons la direction de l’hôtel avec Fastoch.

Le repas au restaurant est plutôt agréable (même si nous ne retiendrons pas le Brésil pour sa nourriture !), et nous reprenons des forces dans la piscine… aucun doute : quand il fait chaud, la baignade ça change tout !

Nous retournons à notre bivouac vers 17h totalement rafraîchis.

2 couples de brésiliens ont monté la tente… animé cet endroit !

25 Juillet

Aujourd’hui grosse nuit.. réveil à 8h ! Chloé est de mauvais poil au petit déjeuner : elle n’a plus de céréales ! Et oui, impossible d’en trouver dans les derniers magasins que nous avons fait…

Après une séance école et nettoyage (pour la énième fois !), nous prenons la route du retour vers 10h car le manque d’eau ne va pas tarder !

Nous retrouvons le ripio qui ne nous avait pas du tout manqué et nous finissons enfin la piste vers 11h30 pour arriver à la ville de Poconé où nous faisons quelques courses. Mais désolé Chloé, toujours pas de céréales !

Ici les supermarchés sont en général de petites supérettes et nous avons du mal à trouver « nos » produits : moutarde, confiture, pain, céréales… tout ceci n’est pas toujours présent dans les rayons !! Par contre, depuis notre arrivée en Amérique du Sud, à la caisse des magasins il y a toujours un employé présent pour mettre nos courses dans des sacs.. et parfois même on nous les amène jusqu’au camping car ! c’est très agréable..

Nous retrouvons enfin une route goudronnée et prenons la direction de San Matias, ville frontière avec la Bolivie, notre prochaine étape.

Mais le goudron n’est présent que 10 min et nous retrouvons un piste avec de la terre, des trous, du ripio, des ponts… genre de route que nous prenions en France avec le quad !!!

Après une heure de piste nous retrouvons une route « normale » (le GPS aurait dû nous faire prendre cette route dès le départ !).

Nous faisons le plein de gasoil un peu avant la ville de Caceres qui sera notre bivouac de ce soir. Le litre de gasoil a légèrement augmenté et est passé à 3.33 RB / litre soit un plein à environ 62 € (un peu moins cher qu’en France). Ici dans les stations-service, il y a toujours un employé qui te fait le plein de carburant et souvent nous pouvons faire le plein d’eau gratuitement.

Nous arrivons à Caceres à 16h30, sur une plage bien sympa.. finalement nous resterons peut-être un peu plus que prévu !

caceres (2)

26 juillet

Après une séance dessins pour l’anniversaire de Tatie Ségo et de Guy et un coup de ménage / dépoussiérage (encore, encore et encore !!!) nous nous rendons dans le centre-ville afin de faire quelques courses (bricolage pour consolider les meubles qui n’ont pas aimé la piste !) et d’acheter des seaux et pelles aux enfants.

Nous avons également repéré sur Ioverlander qu’il y avait un lieu pour faire le plein de gaz, nous avons une bouteille de vide et la faisons remplir… Nous profitons de leur wifi afin de transmettre les messages d’anniversaires réalisés par les enfants.

La circulation dans la ville, les enfants réclamant leurs pâtés de sable plutôt que les courses, la chaleur… tout ça mélangé donne une bonne prise de tête familiale.

Marc craque, s’énerve sur les enfants et me reproche de ne rien gérer d’autre que les enfants.. moi je lui répond qu’il prend tout en charge sans pouvoir me laisser donner mon avis.. Enfin bref, je vous passe les détails, mais c’est ça aussi notre quotidien !!

Midi, nous retournons à la plage.. les enfants testent leur matériel et je reste avec eux pendant que Marc prépare le repas (le climat n’est pas encore favorable à ce que nous soyons trop proches !)

Il fait très chaud et nous passons l’après-midi les pieds dans l’eau, entourés d’oiseaux en tous genre, dont la géante cigogne au cou rouge.

La fin de la journée se termine par l’inspection de la tête des enfants car Chloé ne fait que se gratter.. et bingo !! les poux sont de retour !! Re traitement.. re shampooing.. re pleurs et cris et re prise de tête !

Décidément cette journée n’est pas à garder en mémoire !

20h, dodo des enfants et moi je mets à jour le blog… et je me couche en réfléchissant à comment rendre le climat plus favorable..

27 juillet

Ce matin les tensions sont un peu apaisées et nous faisons école en enfants tout en s’occupant en même temps : Marc bricole à l’intérieur et moi je fais un peu de rangement / ménage.

Nous allons ensuite au bord de l’eau afin que les enfants fassent leurs pâtés de sable, pendant que Marc continue à bricoler Fastoch (et oui y’a toujours un truc à réparer ou à nettoyer !)

A midi nous mangeons à l’ombre du store du camping-car, car comme les jours précédents il fait très chaud !

Notre après-midi se fera également les pieds dans l’eau et nous en profiterons pour nous laver dans la rivière avant la tombée de la nuit et l’arrivée des moustiques.

Demain nous quitterons notre bivouac pour sortir du Brésil.

28 juillet

Nous quittons notre plage vers 8h30 et allons faire laver Fastoch dans une station pour 8€ ! Nous nous rendons également à la Police Federal de Caceres afin d’enregistrer notre sortie de territoire. Ici  l’immigration ne se fait pas à la frontière.. il faut le savoir ! Encore une fois merci l’application Ioverlander !

Nous prenons la direction de San Matias de sortir du Brésil et passer la frontière Bolivienne. Nous passons à un contrôle sanitaire tenue par l’armée mais pas vraiment de contrôle..

La barrière se lève.. nous sommes en Bolivie.. aucun doute, cela se voit !

arrivee bolivie

Brésil – Episode 2

12 juillet 2017

Après notre passage de frontière compliqué à Pedro Juan Caballero (Paraguay), nous roulons sur le sol Brésilien. Nous l’avions déjà brièvement découvert lors de notre visite des chutes d’Iguazu et du Parc des Oiseaux.

Nous avons pour projet de nous rendre dans le Pantanal Nord (Matto Grosso) mais nous ne sommes pas pressés. Nous allons essayer de prendre un rythme moins soutenu que celui que nous avions en présence des journalistes. En effet, trop rouler n’est pas très agréable, l’ambiance est vite tendue dans Fastoch et le budget gasoil explose !!

Il est déjà presque 17h et nous nous arrêtons dans un petit village, au bord de la route, juste à côté d’un restaurant. Marc attaque la réparation de l’arrière du camping-car : pare choc réparé avec du scotch (en attendant de trouver de la résine où de le faire réparer), bouchon de vidange collé.. en espérant que tout cela tienne un moment ! Pendant les réparations j’occupe les enfants à faire du vélo et plein de passants viennent discuter avec Marc.

Le propriétaire du restaurant vient à notre rencontre et nous informe qu’il ne faut pas hésiter si nous avons besoin de quoi que ce soit.. il nous propose même de nous emmener chez lui pour nous laver. Nous le remercions car nous avons tout ce qu’il faut ! Nous profitons seulement de sa wifi et nous lui commandons à manger. Il nous a préparé un bon repas : viande, riz, salade et tomates.. tout ça dans des plats à emporter. Au top !!

13 juillet

Départ à 9h de notre bivouac en prenant la direction de Bonito. Je conduis un petit moment, les routes sont agréables. Nous nous rendons à Jardim afin de visiter le Parc des Aras = Buracco das Aras. Il est midi et il est trop tard pour la visite, nous prenons RDV pour le lendemain matin de bonne heure pour ne pas avoir trop chaud.

Nous nous rendons dans un camping au bord d’une rivière. Etant en basse saison il n’y a que nous et un couple d’allemands également en camping-car. D’ailleurs nous croisons très très peu de camping-car depuis notre départ ! Le camping est plutôt bien aménagé et nous y resterons quelques jours.

Après quelques lessives avec l’eau du camping pas très claire, nous nous rendons à la rivière avec le canoé et sommes accueillis par des singes… Aucun doute, nous sommes déjà dans le Pantanal !

 

 

Après-midi canoé et nous profitons également de la wifi du camping pour mettre à jour le blog.  Cela prend parfois pas mal de temps (surtout à télécharger les photos). Désolée si parfois nous mettons du temps à publier les articles ! Surtout que dans ce camping j’ai eu l’impression que la propriétaire (pas très souriante) coupait la wifi dès que j’ouvrai mon PC !!

 

14 juillet

La journée débute par Chloé avec une tique dans le dos.. on l’enlève avec la pince et on désinfecte.. A surveiller !

Fête nationale en France, mais pour nous la matinée débute par la visite de Buracco das Aras. Notre visite est à 8h40 avec notre petit groupe et un guide qui explique (en anglais) les détails de ce parc. Il s’agit d’un profond gouffre de calcaire rouge où les Aras ont élu domicile.

Après un peu de marche, nous arrivons au 1er observatoire.. nous sommes émerveillés. Seulement quelques couples de aras rouges ont le privilège d’être dans ces lieux. Le guide nous explique que chaque aras se met en couple jeune et garde le même partenaire toute sa vie. Si l’un des deux venait à décéder, l’autre resterait seul. Et savez-vous qu’il est impossible pour l’homme de différencier le mâle de la femelle ??!!! seulement un test ADN le permet.

Après un passage au 2ème observatoire, la visite se termine. Nous gardons de belles images en tête et les enfants aussi (qui trouvent toujours les visites trop longues !!)

 

Nous rentrons au camping et passons notre après-midi au bord de la rivière à faire du canoé et à se baigner.

Dans ce camping nous sommes bien mais nous nous faisons croquer par les moustiques !!!

15 juillet

Nous passons notre dernière journée au camping et Marc en profite pour nettoyer la carrosserie de Fastoch. Avec la poussière permanente sur les routes, il est loin de briller. Mais Marc le lave régulièrement et il est presque propre !

Moi je finis mes lessives (avec de l’eau propre cette fois ci !) et en profite pour laver les draps des enfants (plein de poussière rouge eux aussi !)

Notre journée alterne entre rivière, canoé,  hamac, rangement, ménage, école des enfants, tentative mise à jour du blog…

Nous faisons aussi notre 1ère pâte à crêpes pour le repas du soir. Marc improvise un batteur électrique avec un clou sur sa Dremel 😉

camping jardim pate à crepes

16 juillet

Nous quittons le camping vers 10h pour la direction de Campo Grande, environ 200 km de route. Les routes sont toutes droites et parfois vallonnées. Nous sommes parfois entourés de champs de maïs, ou de foret.. ici il ne se passe pas grand-chose ! Je conduis une heure pour soulager Marc qui a bien mal aux cervicales depuis quelques jours. Nous arrivons à Campo Grande vers 15h, grande ville que nous n’aimons pas traverser..

Dans ce genre de moment le stress est palpable dans le camping-car. Et en général c’est la fin de la journée, tout le monde en a marre.. les décibels montent vite ! Lorsque que l’on roule ce sont les moments les plus difficiles.. les enfants se bagarrent en permanence et il faut toujours les occuper ! Je passe sans cesse entre le siège passager et l’arrière du camping-car. Parfois je joue avec eux, mais je suis vite écœurée quand je ne vois pas la route. Et souvent (très souvent !), les enfants me piquent ma place !

A la sortie de Campo Grande, nous nous arrêtons à Leroy Merlin pour acheter 2/3 outils manquants

Nous sommes surpris par la modernité de la zone commerciale. C’est assez choquant quand on sait qu’une centaine de kilomètres plus loin les gens vivent dans les maisons avec le sol en terre !

Nous dormons à 20 km au Nord de Campo Grande dans une station-service. Nous savons que ce n’est pas ce que l’on préfère, mais la nuit tombe vite ici et nous avons repéré sur Ioverlander qu’il y avait la wifi ! Nous essayons d’ailleurs acheter une recharge pour notre carte SIM que nous avons achetée à notre entrée au Brésil, mais personne ne comprend ce que je veux dire !! Nous avions lu sur les blogs qu’il était simple de gérer des cartes 3G, finalement pour nous c’est un échec !

17 Juillet

Après une nuit bruyante, nous quittons notre bivouac à 8h30 dans le brouillard et le froid. Il fait 13°, mais bon c’est l’hiver ! Nous décidons de rouler toute la journée étant donné la météo.

Le long de la route nous croisons des aras et plein de sortes d’oiseaux..

Nous arrivons à 17h à Rondonopolis. Il pleut, nous nous couchons tôt dans un petit village.

18 Juillet

Nous quittons les lieux vers 8h, il fait 9 degrés et le brouillard est toujours présent. Nous sommes surpris sur le nombre de camions sur la route ! Difficile de rouler entre le brouillard et les poids lourds. Nous passons même devant un poids lourd couché sur le bord de la route.. et nous entrons dans un gros bouchon qui durera 1h ! certainement dû à différents accidents et au brouillard. Nous remarquons aucune présence policière ni de sécurité sur les lieux des accidents..

11h30 nous traversons Cuiaba, grosse ville. Et prenons la route pour Santo Antonio do Leverger, où nous posons Fastoch sur la plage au bord d’un rio.

Voilà notre campement pour quelques jours..

 

Les enfants sont ravis de faire des pâtés de sable (enfin de jouer avec la boue !), nous sommes entourés d’oiseaux en tous genres et de poissons qui sautent et nargue Marc pour qu’il les pèche !

Nous finissons la soirée autour d’un feu à goûter des Chamalow grillés

19 juillet

Après une nuit difficile pour Chloé (rares sont les nuits entières pour Chloé depuis le début !), les enfants passent une partie de la matinée à jouer aux légos pendant que Marc fait une tentative de pèche pour le repas. Malheureusement, il revient bredouille et nous allons acheter de la viande pour faire un barbecue. Nous en profitons pour nous rendre dans un magasin de téléphonie pour notre recharge, nouvel échec.. d’après ce que nous avons compris nous sommes obligés de prendre un abonnement si nous voulons de l’internet !

Avant de passer à table, nous avons le droit à la visite du maire et une représente de l’ONF ainsi qu’un monsieur parlant français pour la traduction. Ils nous expliquent qu’il est interdit de dormir ici mais que si c’est pour une seule nuit c’est pas grave. Ils en profitent également pour prendre des photos du camping car lol !

L’après midi nous faisons un petit tour en canoe pour que Marc pèche mais les enfants et moi ne sommes pas assez patients pour la pêche. Marc nous débarque afin que nous retournions vers Fastoch.

PHOTO CANOE FASTOCH

Nous finissons notre soirée autour du feu et demain nous levons le camp pour nous rendre sur la piste du Pantanal en direction de Porto Jofre.

Holà Paraguay

07 juillet 2017

Nous quittons notre bivouac dans la station-service à 8h45 après une nuit pas très calme. Auriane, la journaliste, monte avec nous dans le camping-car pour faire des images pendant la conduite. Nous traversons plusieurs petits villages et dans chaque village nous apercevons au bord de la route des vendeurs ambulants avec chacun leur spécialité : vente de gingembre, de fromage, de jouets ou meubles en bois…

Nous avons le droit à notre 1er contrôle de police. Ici, comme dans les pays précédents, les policiers sont au milieu de la route. La plupart du temps ils nous laissent passer directement et parfois ils nous arrêtent en nous demandant d’où nous venons et où nous allons. Mais globalement, l’entente est très bonne.

Arrivée à Coronel Obiado, grosse ville avec un Mac do. Nous dégustons notre 1er mac do d’Amérique du Sud. Le big mac est le même que chez nous 😉 et nous profitons de la wifi.

Nous croisons un couple de français installés au Paraguay et travaillant dans une hacienda dont les propriétaires sont français et viennent quelques mois dans l’année. Ils nous expliquent qu’ici le prix du terrain est de 150 dollars US l’hectare.. loin de nos tarifs français !

Nous prenons ensuite la direction de La Colmena, petite ville sympa où nous faisons quelques courses avant de nous rendre au « camping » des « Tranquilo » vers 17h.

Ce lieu a été créé très récemment par Charles et Aurélie, un couple de français, et leurs enfants Lou-Ann et Anthony. Après 2 ans de voyage en camion en Amérique du Sud, ils ont décidé d’acheter un terrain en Uruguay afin d’y monter une aire de camping, des hébergements, un restaurant et une piscine. Tout est encore en travaux mais nous nous sentons rapidement « comme à la maison ».

Les enfants sont ravis de partager leurs jouets avec d’autres enfants français et nous nous entendons de suite à merveille, enfants comme adultes. Nous leur avons apporté une bouteille de Ricard et un saucisson… l’extase pour des français expatriés !!

Notre soirée se termine autour d’un barbecue, notre 1er depuis le début de notre aventure. Nous l’apprécions à sa juste valeur J

08 juillet

Nous passons une de nos 1ères journées sans bouger, tranquillement chez « Tranquillo » ! Nous sommes dans notre élément. Charles et Aurélie sont une mine d’or d’informations pour nous et 2 personnes adorables.

Ils nous font visiter leur terrain de 5 hectares qu’ils ont déjà bien aménagé. Ils nous expliquent leur projet et Marc est + que ravi. Son rêve, eux ils l’ont fait !

Les employés gérant les travaux nous font déguster le téréré : boisson ressemblant au mathé mais en plus des herbes sèches, ils ajoutent des herbes fraiches. Et surtout l’eau est fraiche alors que pour le mathé, l’eau est chaude. Alors pour être honnêtes, le goût de l’herbe est assez prononcé, mais on fait mine d’aimer car le principe du térémé (ou du mathé) est le partage ! En tous cas, bon moment partagé !

Le soir Charles nous prépare un cochon au barbecue avec son jus à l’orange et il attaque le feu à 17h. La cuisson est longue et la viande délicieuse ! Notre repas est accompagné de la présence de Luis, un artisan. Super compagnie, on se marre bien.

Nous finissons par une séance autour du feu afin de « compartir » (partager) tous ensemble.

09 juillet

Aujourd’hui nous quittons notre chère famille de français mais avant cela nous faisons un point sur la carte afin d’obtenir les bonnes informations. Aurélie me montre leur journal de bord et je prends plein de notes. Pendant que Charles explique à Marc où passer à tel et tel endroit. Notre itinéraire est chamboulé : nous ne voulions faire que le sud du Pantanal au Brésil, mais Charles nous rassure sur le fait que notre véhicule est tout à fait apte à affronter le nord. Et la faune présente dans ce secteur nous convainc de faire ce bout de route en plus.

11h, nous quittons la Colmena.. léger pincement au cœur, mais c’est sûr, nous reviendrons pour voir les travaux finis et re trinquer ensemble. A bientôt les amis !

Nous reprenons la route en faisant bien attention aux vaches qui la longent, suite à la mise en garde d’Aurélie. En effet, ici les vaches sont souvent en liberté et mangent parfois de la canne à sucre, ce qui les fait tituber !! Original…

14h, de nouveau de passage à Coronel Obiado et re Mac Do !!! on en profite pour bénéficier de la connexion wifi et nous nous remettons en route pour Laguna Blanca (bivouac conseillé par les « Tranquillo »), mais la nuit tombe tôt ici et la route se transforme en piste !! Difficile de rouler dans cette terre rouge et de ne pas éviter les trous et les véhicules très mal éclairés.. Marco s’en sort plutôt bien (malgré son stress), et puis au pire Mathieu et Auriane nous suivent avec leur camping-car 4×4 !

Nous trouvons enfin le camping au bord de la lagune. Le coin à l’air vraiment sympa, mais un gros câble électrique barre l’accès à notre véhicule plutôt haut. Ici l’électricité est loin d’être aux mêmes normes que les nôtres ! Nous trouvons un bout de bois et je maintiens le câble pendant le passage de Marc.. Grand moment de nuit !!

Le site à l’air désert, nous sommes seuls… Nous nous installons pour manger sous un abri avec table et bancs (et araignées !) et voyons débarquer Luis, le gérant, qui nous accueille chaleureusement.

Nous allons nous coucher de bonne heure, car malgré ce que certains peuvent penser, nos journées sont rythmées et nous sommes épuisés le soir.

10 juillet

Nous nous réveillons et découvrons l’endroit où nous sommes.. ce lieu est juste MAGNIFIQUE avec une plage à coté de nous.. un paradis.

Marc décide de sortir pour la 1ère fois le canoé pour profiter du lieu. Et la vue de l’eau est encore plus belle. Nous en prenons plein les yeux pendant que Mathieu se régale à nous filmer avec sa caméra et son drone.

Après avoir dégusté un bon barbecue (1er fait par nous même !), Marc installe les hamacs et nous passons l’après-midi entre plage et repos.

 

11 juillet

Après une nuit au grand calme, nous nous réveillons tôt (7h), comme presque tous les jours. Ici nous vivons avec le soleil, nous nous couchons tôt et nous levons tôt pour passer la journée dehors. Nous avons beaucoup de chances avec la météo depuis notre arrivée, nous aimerions bien avoir des hivers comme ça chez nous !!

Nous décollons du camping à 9h et roulons un moment, après avoir croisé un serpent sur la route !

Nous faisons notre pause de midi au pied d’une montagne magnifique dans un chemin limite carrossable, mais Fastoch nous surprend tous les jours car il s’en sort plutôt bien sur les pistes (et Marco est plutôt bon conducteur !)

Mathieu se régale dans ce lieu et tourne des images splendides !

Nous nous rendons en milieu d’après-midi dans un parc national « El parque nacional Cerro Corra » dans une forêt dense.

Le gardien des lieux nous ouvre la barrière et nous indique que le lieu de campement est à 2 km. Nous nous y rendons par un petit chemin plutôt étroit et découvrons un lieu assez mystique. Plusieurs bâtiments abandonnés, pas d’eau, pas d’électricité… Mais un coin dégagé pour notre bivouac. La tombée de la nuit arrive vite et nous nous installons en étant entourés de moustiques et de moucherons.. Car ici il y a des petites mouches qui te grignotent la peau à la moindre plaie. Comme nous a expliqué Aurélie : « No te piqué, te comé » (elle ne te pique pas, elle te mange !)..

Nous partageons notre dernier repas avec Auriane et Mathieu qui partent demain, autour d’un feu de camp pour se réchauffer.

12 juillet

8h30, Auriane et Mathieu nous quittent après de chaleureuses embrassades. Nous avons passé de supers moments à leurs côtés, merci à vous 2. Il est vrai qu’il n’est pas toujours facile de faire et refaire tel plan, mais nous avons beaucoup apprécié d’être tous les 6.. cela nous a changé de rythme et nous a parfois rassurés de ne pas être seuls ! Nous avons hâte de visionner le reportage qui sera diffusé fin aout / début septembre.

Nous quittons notre bivouac un peu glauque à 10h (je ne me sentais pas de rester juste nous 4 là-bas !), et prenons la direction du Brésil.

Nous sortons du Paraguay à Pedro Juan Caballero où nous avons beaucoup de mal à trouver le poste de douane et d’immigration. Heureusement, grâce à notre application Ioverlander, les postes sont localisés et nous trouvons l’immigration Uruguayenne pour la sortie du pays.

Mais dans le stress nous n’avons pas vu que l’accès au parking est en pente et nous raclons tout le dessous arrière du camping-car ! Marc remonte les suspensions arrières, mais trop tard on a bien touché ! Constat : pare choc cassé et vanne du réservoir d’eaux sales arraché !! Nous arrivons à la douane où tout se passe bien malgré un « léger » énervement suites à la casse !

Nous galérons à trouver l’immigration brésilienne (qui au final était à l’aéroport, fallait trouver !).. aucun panneau, on se dit que beaucoup de gens doivent passer la frontière sans s’en rendre compte et au final ne pas faire les papiers. (nous apprendrons le soir même que Auriane et Mathieu ont tracé tout droit !)

On trouve enfin la douane Brésilienne (Receita federal) et Paraguayenne. Ouf après plus d’une heure à tourner, les papiers sont faits !

Il est midi, les enfants ont faim, il est temps de trouver un truc à manger car les placards sont quasiment vides. Nous faisons en sorte de ne pas trop passer de nourriture aux frontières car les douaniers peuvent nous les confisquer… Mais en réalité nous n’avons pas encore eu besoin d’ouvrir le frigo..

Nous achetons des sandwichs à 14h et prenons la direction de Campo Grande au Brésil pour de nouvelles aventures à 4.

Las cataratas de Iguazu

03 juillet 2017

Nous nous sommes installés dans un camping pour la 1ère fois depuis notre départ et cela fait du bien de se poser un peu. Nous sommes en Argentine à Puerto Iguazu et notre objectif est d’aller voir les célèbres chutes d’eau.

Celles-ci sont visibles de l’Argentine et du Brésil à Foz de Iguazu et il nous a été vivement conseillé de commencer par le Brésil et de finir par l’Argentine. En effet, coté Brésil les chutes sont plus éloignées et coté Argentine l’exploration se fait de près.

Nous allons donc au Brésil en taxi afin de nous d’’éviter un passage de douane avec Fastoch. Notre chauffeur est très sympa et nous donne pas mal d’informations. Il nous accompagne également à la douane brésilienne. Il nous dépose à  l’entrée du parc et reviendra dans 2h (ce qui fut un peu court avec les enfants).

Nous entrons enfin dans le parc pour assister au spectacle tant attendu ! Et nous sommes loin d’être déçus… il est vrai que le côté brésilien n’est pas très grand mais la découverte est magique. Nous en prenons plein les yeux et les enfants sont ravis également.

Nous croisons le chemin d’oiseaux et de coatis (genre de lémurien) qui sont loin d’être sauvages et qui ne souhaitent que manger. Donc attention à ne pas manger à côté d’eux !

Je vous laisse admirer les photos qui parlent d’elles-mêmes. Mais le bruit est tout aussi impressionnant.

 

Pour le retour, notre chauffeur nous attend et après 30 minutes d’attente à la douane brésilienne (vacances scolaires !!) nous rentrons à notre camping où nous commandons des empanadas au bar.

Je m’aperçois (mais trop tard !) que Chloé a oublié sa sucette dans le taxi. Gros drame… « c’était ma  préférée maman »… heureusement j’ai prévu le stock pour un an (enfin sauf si on en perd une toutes les semaines !!)

Et pendant que pépette fait la sieste, Tom a envie de faire l’école. Nous sortons donc les cahiers et crayons pour la 1ère fois.  Installés dehors, le cadre scolaire est pas mal !

 

ecole tom

En fin d’après-midi, nous allons dans le centre-ville afin de faire quelques courses car on ne peut pas se nourrir uniquement d’empanadas 😉 De plus, les journalistes de la TV arrivent demain pour 10 jours.

04 juillet

Je profite d’être en camping pour faire mes lessives. Je suis ravie de ma super machine à laver J

A 14h, Auriane (journaliste) et Mathieu (caméraman) arrivent ! nous sommes ravis de voir des têtes françaises et nous passons le restant de la journée à discuter de nos 1ers jours et du programme à venir.

05 juillet

Le programme du jour est de visiter les chutes coté argentin. Etant donné le spectacle coté brésilien, nous imaginons que cette journée va être marquante.

Cette fois-ci, pas de changement de frontière, nous montons donc tous les 6 dans Fastoch et faisons les 1ères images pour le reportage.

Nous arrivons à 10h au parc et retrouvons les coatis. Nous prenons le petit train (malgré 30 min d’attente !) afin que les enfants ne marchent pas trop. Dans ce parc il existe plusieurs circuits mais nous savons que nous ne pourrons pas tout faire avec les 2 petits. Nous ferons le circuit inférieur et le supérieur.

En effet, le parc est différent du Brésil et est gigantesque. Les mots manquent pour décrire le spectacle. Des passerelles ont été créées sur l’ensemble du parc et rendent les accès au cœur des chutes (tout en étant très bien intégrées dans le paysage).

Plus nous avançons et plus l’effet est incroyable. Nous prenons conscience de la puissance des chutes et du volume d’eau. Nous passons la journée dans ce parc magique et nous ne savons plus où donner de la tête ! Marc et moi avons été également émus sur une passerelle tellement la nature est prenante. Difficile également de ne pas partager cela avec tous nos proches.

Mathieu de son côté ne cesse de vouloir tout filmer. Ici c’est le paradis pour un caméraman !!

Et nous finissons en beauté en voyant notre 1er toucan..

 

 

En sortant sur le parking, Marc tente de sortir son drone. Il en rêvait depuis le matin. Après 5 minutes de vol, un gardien vient lui dire de cesser. Pas de souci, il le ramène. Les images sont faites

DCIM100MEDIADJI_0002.JPG

Iguazu en vidéo : https://vimeo.com/228476577

Retour au camping, empanadas et dodo !

Vue du camping par le drone :

 

06 juillet

Nous quittons le camping argentin vers 10h et avons prévu d’aller au Brésil puis Paraguay. 3 pays en une journée, la classe !!

Nous sortons de l’Argentine rapidement. Le passage d’une frontière est toujours un stress. Pour la sortie d’un pays c’est assez rapide : immigration pour les passeports (ce jour-là erreur de date sur le tampon, heureusement que l’on vérifie toujours !!) et douane pour Fastoch.

Pour l’entrée au Brésil, rebelote. Mais une entrée c’est toujours plus long avec un véhicule étranger : d’où venez-vous ? où allez-vous ? combien de temps dans le pays ? contrôle permis de conduire, assurance etc..

Et au Brésil, c’est en portugais donc c’est encore plus compliqué !

Au final, quand on dit au monsieur de la douane que nous passons juste la journée au Brésil mais que ce soir nous serons au Paraguay, il ne nous fait pas d’importation temporaire du véhicule.

Pour Auriane et Mathieu c’est plus simple : leur camping-car de location est Argentin et est autorisé à voyager dans le Mercosur librement.

Nous nous rendons au parc des oiseaux « Parque de los aves » à Foz de Iguazu (à côté des chutes). Le parc est vraiment magique et apaisant. Certains oiseaux sont en volières et pour d’autres nous entrons dans leur volière. La faune et la flore sont magnifiques. Nous avons même le droit à un toucan tout près de nous. Moment mémorable.

Grand moment également dans un enclos avec des dizaines d’aras. Les voir voler au-dessus de nous est un spectacle impressionnant.

 

Le passage de frontière se fait ensuite à Foz de Iguazu au Brésil pour entrer à Ciudad del Este au Paraguay. Le passage est très très long. Beaucoup de monde et il fait très chaud. Beaucoup de personnes se rendent à Ciudad del Este car l’électronique est beaucoup moins cher qu’au Brésil ou Argentine. Nous sommes d’ailleurs accostés par plusieurs personnes voulant nous emmener dans leur magasin.

Une fois la frontière passée, nous décidons de ne pas rester dans cette ville de fou, nous voulons rapidement en sortir avant qu’il fasse nuit. Il est déjà 17h30 et la nuit tombe vers 18h/18h30.

Mais c’était sans compter sur Auriane qui se rend compte qu’elle a oublié son sac dans le poste de douane avec tous ses papiers. Gros coup de stress !! Vu l’énorme bouchon, Mathieu et Auriane décident d’y retourner en courant pendant que nous surveillons les véhicules. Nous ne sommes pas hyper rassurés quand nous voyons derrière nous un garde avec un fusil à l’entrée d’un magasin de pneus !

 

ciudad del este

Mathieu et Auriane reviennent à peine 30 minutes après, sac sur le dos. OUF !

Nous sortons enfin de cette ville à 18h mais la nuit tombe et nous optons pour dormir sur le parking d’une station-service. Nous évitons au maximum de rouler la nuit pour plusieurs raisons : l’état des routes, les feux absents sur certains véhicules et nous ne souhaitons pas installer notre bivouac de nuit.

Ce bivouac ne sera pas très reposant avec le bruit des camions, mais nous étions en sécurité entourés de 2 gardes avec fusils !!!

 

ciudad del este bivouac2

Nous voilà enfin au Paraguay où nous avons hâte de nous rendre à La Colmera, coin où des Français voyageurs se sont installés pour monter une aire d’accueil / camping.

Arrivée en Argentine

30 juin 2017 :

Après avoir caché nos quelques produits frais, nous passons la frontière entre l’Uruguay et l’Argentine. Durée 45 minutes.. Tout d’abord 1er contrôle et enregistrement de nos passeports. 2ème contrôle pour le véhicule. Papier d’importation temporaire et visite très rapide du camping-car.. Les enfants s’impatientent un peu dans le bureau de la douane et un gentil monsieur leur donne un cahier de coloriages en espagnol. Nous étions stressés par ce passage et finalement pas de souci.

IMGP1510 (Copier)

Nous voilà arrivés à Concordia, ville frontière en Argentine. Petite pensée à nos amis voyageurs portant le même nom. 🙂

20170630_115048 (Copier)

Nous remarquons tout de suite la différence au niveau de la route.. goudron « nickel » et trous rebouchés !! Fastoch va peut-être moins souffrir ici..

Nous notons également qu’ici la religion est présente, contrairement à l’Uruguay qui est un pays laïque.

IMGP1515

Pause pour le repas de midi à Chajari au bord de jeux pour enfants (et oui il faut bien les occuper !). Nous mettons en route pour la 1ère fois notre machine à laver de voyageur.. pas facile faut trouver la rallonge, on galère mais on y arrive !

Nous nous faisons klaxonner par Luis qui souhaite prendre des photos de notre véhicule et avec qui nous partageons un agréable échange.

Essai de retrait dans une banque, mais non concluant.. ici c’est pas toujours simple de retirer, et nous avons du mal à comprendre la raison de notée sur les machines ! Nous repartons vers 15h.

Nous avons encore pas mal de route à faire pour notre destination prévue le 02/07 à Iguazu et nous nous arrêtons dans une station YPF que nous avons repérée sur l’application Ioverlander afin de bénéficier de la wifi et de mettre à jour le blog (et oui ça prend beaucoup de temps !!). La connexion est loin d’être haut débit et finalement je n’arrive pas à télécharger les photos.. tant pis je le ferais à la prochaine connexion !

Les enfants eux en profitent pour sortir les vélos et nous passons une nuit plutôt bruyante entourée des poids lourds.

1er juillet :

Départ 9h du matin de la station-service en ayant fait le plein d’eau. A priori, toutes les stations-services offrent l’eau ce qui est bien pratique ! Nous avons environ 300 km à faire avant notre prochain objectif et vu la qualité des routes cela ne devrait pas poser de problème. Nous prenons plusieurs routes nationales avec beaucoup de présence policière et un stress à chaque fois. Ici les contrôles de polices sont indiqués par des panneaux et les policiers se tiennent debout en plein milieu de la route ! Nous ralentissons à chaque passage, un sourire et tout roule ! Petite pause au bord de la route car les enfants en ont marre. J’en profite pour faire sortir un peu le linge qui a l’air d’avoir du mal à sécher dans le camping car.

Nous quittons la route nationale pour une route secondaire qui est en terre battue rouge et en très mauvais état.. le camping car souffre, Marc n’est pas rassuré, les enfants sont pénibles.. Marc contrôle la carte.. et bingo le GPS ne nous a pas emmené sur la bonne route, il fallait rester sur la route nationale. Mais après 20 min de petite route, nous décidons de continuer ! La route s’empire et nous devons même passer sur un pont en bois.. enfin pont ce n’est pas vraiment le mot.. pas très rassurant mais pas le choix on y va ! Passage sans souci OUF !

Nous croisons à nouveau la police sur cette route perdue au milieu de nulle part. Ils sont très gentils et nous indiquent que  si nous continuons la route n’est pas trop mauvaise. On va leur faire confiance.. Avant de partir, un policier tente de nous parler en français. Mais la seule chose que nous avons retenue est « vélo si soubir ».. On s’est bien marré !

13h30. Pause repas au bord de la route.. nous sommes seuls !! les enfants font du vélo.. et Marc sort pour la 1ère fois son drone. Malheur, il n’a pas l’air de vouloir fonctionner. Une mise à jour est nécessaire. On remballe un peu déçus et nous verrons tout ça à la prochaine connexion.

20170701_133705

Nous reprenons la route et après quelques dizaines de kilomètres, nous retrouvons enfin une nationale. Nous voilà rassurés après une cinquantaine de kilomètres de terre battue !

Nous avons pris du retard et nous arrêtons à la petite ville de Candelaria pour y passer la nuit à 17h. Nous sommes à côté de la place du village et sortons les vélos et le ballon afin de se dégourdir les jambes. Les enfants font des tours en vélo pendant que Marc se rend à la banque afin de retirer de la monnaie argentine. Cette fois-ci cela fonctionne.

Un enfant vient se joindre à la partie de foot entre Marc et Tom et nous arrivons à comprendre qu’il a 5 ans, comme Tom. Nous faisons la rencontre de ses parents, de son frère et sa sœur. Nous leur proposons de visiter Fastoch et ils sont ravis ! Nous échangeons quelques mots, les dialogues ne sont pas toujours faciles mais finalement nous nous faisons plutôt bien comprendre.. La petite famille est émerveillée par notre projet, comme toutes les rencontres que nous faisons.

Sandra, la maman, nous précise que si nous restons ici nous allons avoir du bruit étant donné que c’est samedi. Elle nous indique donc un coin sympa au bord du Rio à quelques centaines de mètres. Nous écoutons ses conseils et les laissons après quelques embrassades.

En effet, le lieu est très sympa et nous sommes au bord de l’eau au calme. 1ère nuit sans trop de bruit, ça fait du bien. Bon elle avait dû oublier de nous préciser que nous étions pas loin d’une discothèque qui se met en route à 6h du mat’ 😉 Les afters ce n’est plus vraiment de notre âge, mais cela nous a fait sourire.

20170702_080917 (Copier)

02 juillet :

Départ à 9h sur de belles routes. Les enfants ont un peu de mal à tenir en place, j’essaye de les occuper comme je peux. Ils changent souvent de place : à l’arrière, devant, dans leur lit…

20170702_101753

Dans la matinée, dans le village de Jardin America, nous achetons sur le bord de la route un ananas et des oranges.. Nous faisons une pause une heure plus tard pour goûter les oranges. Hhuum un délice !

20170702_112537

14h30. Nous voilà enfin arrivés à Puerto de Iguazu au camping Cabanas Castillo, camping repéré sur Ioverlander avec de bons commentaires et l’option Wifi. Nous décidons de sortir table et chaises d’extérieur (enfin !) et commandons des empanadas. Nous préparons des sandwichs pour les enfants qui ne veulent toujours pas en manger !!

Les enfants passent leur après midi à faire du vélo et à jouer au ballon (et à se disputer !). La nuit tombant tôt (18h), nous prenons une douche dans le camping, repas de bonne heure (avec l’ananas en dessert !) et au dodo. Demain nous visitons les chutes d’Iguazu, coté Brésil. Moment très attendu pour nous tous depuis des mois………….

 

 

Fastoch découvre l’Uruguay

26 juin : Et voilà le GRAND jour est arrivé.. nous hésitons entre stress et excitation.. Nous avons hâte de retrouver notre camping car, mais en même temps nous sommes stressés qu’il lui soit arrivé quelque chose au cours du shipping. Car à présent, Fastoch est le 5ème membre de la Famille. Celui qui va nous servir de maison durant cette folle année !

C’est à Marc que vient l’honneur de faire les démarches au port. Olivier de Wave Logistics vient le chercher en début d’après midi. Pendant ce temps, je reste à l’appartement avec les 2 enfants afin de tout boucler et que Chloé fasse sa sieste. Avec Tom nous passons un moment à regarder par le balcon si Fastoch arrive. Mais rien… L’appartement est bouclé, nous sommes à l’affût du téléphone.

16h15, TUT TUT… Marc en bas de l’immeuble : « Marie descend vite avec les enfants, les passeports.. vous devez venir au port et ça ferme dans 45 minutes ! » En 2 minutes, je charge le sac à dos : goûter, doudous, quelques jouets et on file vite. Marc m’explique que la carte grise étant à mon nom en conducteur principal, la douanière pas très aimable demande à me voir !! Il a déjà fait un tas de démarches au port mais il reste celle-ci. Nous voilà à 6 dans un bureau étroit avec cette charmante douanière.. qui baragouine des mots que nous avons du mal à comprendre. Heureusement, Miguel, collègue de Olivier, se charge de la partie Espagnole. Pour moi c’est bon elle m’a vue, elle valide. Marc peut enfin aller chercher Fastoch, mais sans moi et les enfants qui restons à patienter. Je vous passe les détails des 2 gnomes qui courent dans tous les sens, font des vroum vroum avec leurs petites voitures, mangent leurs gâteaux en faisant plein de miettes… tout ça dans un endroit sans bruit.. 😉

Nous voyons enfin Fastoch au loin OUF !! aller les enfants on range tout on y va.. Mais non Marc arrive en disant que ce n’est pas fini ! Il faut d’abord qu’un agent vienne jeter un œil à l’intérieur du camping car. Ce fut bref, c’est OK. Retour dans le bureau de la charmante dame qui tape sur un ordinateur pas des plus rapides. Elle nous donne plein de papiers, dont un qui d’après ce qu’on a compris nous sera demandé à la sortie du pays et c’est tout bon. YES ! Elle nous accompagne au camping car et nous souhaite un bon voyage avec un sourire. Pas si méchante que ça finalement. Au revoir Miguel, merci pour tout, sans lui nous n’aurions rien compris et aurions mis bien plus de temps !

Il est 17h10, nous avons RDV avec les propriétaires de l’appartement à 18h, faut pas traîner. Nous avions prévu de faire le plein de gaz tout de suite, mais là le temps presse. Marc gère la conduite au milieu des Uruguayens qui roulent comme des fous. Il me pose en bas de l’appartement, les proprios sont déjà là. Etat des lieux rapide, pendant que Marc remet rapidement le camping car en ordre.

18h30. C’est parti ! Un croisement, nous prenons un sens interdit OUPS ! en même temps pas simple de comprendre leur code de la route. Nous essayons de nous insérer sur la Rambla (route de 35 km qui longe la mer), mais loin d’être simple.. Ici la priorité est au plus fou ! Alors Marc s’adapte et ne leur laisse pas le choix, moi à côté je serre les fesses ! Maintenant plein de gazoil.. on n’est pas mal, juste cette histoire de gaz, mais il fait nuit il faut qu’on trouve à dormir. Nous longeons la côte, passons devant de très belles propriétés (rien à voir avec Montevideo), faisons quelques courses pour manger le soir et décidons de dormir à Solis au bord de la mer. Les enfants ont été plutôt difficiles sur le trajet, surexcités et nous stressés.. Ca a fait quelques étincelles !!

20170627_075444.jpg

27 juin :

Après une petite promenade sur la plage nous prenons la route pour Valizas. Route surprenante par ses palmiers. Chloé quant à elle, fait une petite sieste.

 

20170627_124417

20170627_123454.jpg

20170627_124200

Nous sommes émerveillés par ce village typique, perdu au milieu de nulle part ! Ce coin est réputé pour ses dunes de sable.

Nous trouvons un campement sympa au bord de la plage, et surprise y’a la Wifi !! Nous en profitons pour donner des nouvelles à nos proches.

20170627_125654

Nous faisons la connaissance avec une chienne qui nous suit lors de notre promenade sur les dunes.

Les enfants sont émerveillés par tant de sable, mais déchantent vite dès que le vent se lève !! En effet, il nous fouette les jambes, nous l’avons dans le dos. Wahoo le retour s’annonce sympa. Une petite heure à peine et les enfants en ont marre. Marc veut continuer jusqu’à un rocher, je fais le retour avec les enfants, vent de face, sable qui va avec ! Un pur bonheur !!

Le soir, après un orage, nous allons au dodo tôt car demain nous avons de la route. Nous avons pour objectif d’être aux chutes d’Iguazu (frontière entre l’Argentine et le Brésil) le 02 juillet car nous avons RDV avec la journaliste pour notre tournage TV le 04. Nous ne devons donc pas traîner.

28 Juin :

Nous quittons notre campement avec notre fidèle toutou qui nous suit un moment. Les enfants sont tristes de la quitter..

Sur la route, grâce à l’application sur notre téléphone Ioverlander, nous trouvons une station pour recharger notre bouteille de gaz. Mais on nous informe qu’il faut récupérer les bouteilles à 17h, il est 11h non on ne va pas attendre dans ce coin paumé.. il doit rester un peu de gaz, on reprend la route !

Et là surprise, nous quittons les « grandes routes » pour une piste en terre battue ocre. Nos regards se croisent, « Aller nous n’avons pas le choix ».. Le temps de la mise en route, nous sommes plutôt stressés (surtout moi !!). 70 km plus tard, nous retrouvons une route presque normale (avec des trous de partout quand même). Fastoch est bien sale, Marc vérifie les pneus, tout roule.

Nous arrivons vers une grande ville « Trenta y tres » et en profitons pour faire les courses dans un grand supermarché. Nous trouvons de quoi remplir les placards et le frigo !! Nous comprenons vite que les produits ne sont pas du tout les mêmes que chez nous et qu’il va falloir que l’on s’adapte ! Et puis les prix de « nos » produits sont relativement élevés..

Petite pause repas à 14h au bord de la route.. pas facile ici de s’arrêter ! sur les routes n’y a pas du tout d’air de repos ! Il faut s’arrêter à des croisements, ou vers des propriétés..

Après le repas, notre 1ère catastrophe arrive : grosse fuite d’eau dans le camping car ! Nous avons installés sous l’arrivée d’eau de l’évier de la cuisine des filtres (un pour l’eau froide et un pour l’eau chaude), afin de filtrer l’eau de notre réservoir d’eau propre pour que celle-ci soit propre à la consommation. Et l’un de ces filtres a « sauté » et l’eau s’est répandue dans le placard, sur les courses faites il y a quelques heures.. pas trop de dégâts, on vide tout, on éponge, Marc sort les outils et resserre le joint du filtre.

Quelques minutes plus tard, rebelote !! et on recommence.. mais cette fois-ci les enfants s’en mêlent et le volume sonore prend des décibels !! Zen on se détend !

Je pars faire marcher un peu les enfants.. Mais Marc de son côté ne s’en sort pas, en resserrant le filtre, il se casse.. et mince ! Nous avons donc un filtre en moins et nous ne filtrons du coup que l’eau froide.. Nous essayerons de le réparer plus tard.. pour le moment nous ne buvons pas l’eau des réservoirs, nous trouvons facilement des jerricans d’eau.

Nous reprenons la route, un peu inquiets, et arrivons à Melo pour y dormir.. Nous trouvons un emplacement proche d’une route éclairée, à côté d’une aire de jeux pour enfants.

Mais 2ème catastrophe : le frigo clignote, nous n’avons plus de gaz ! Et bien sûr il est presque plein ! Nous avions anticipé un petit peu en faisant congeler des bouteilles d’eau, cela maintiendra un peu le frigo frais. Je demande donc à un monsieur qui tient un stand d’ampanadas s’il sait où nous pouvons recharger nos bouteilles. Il nous indique un endroit a quelques centaines de mètres. Nous tentons de nous y rendre mais ne trouvons rien. Un charmant monsieur que nous croisons sur la route tente également de nous aider en nous emmenant dans une boutique qui vend du gaz mais les adaptateurs ne sont pas compatibles. Nous renonçons et retournons à notre « emplacement »

20170628_174135

20170628_194759

Les enfants sont ravis de jouer aux jeux et nous nous essayons de réfléchir à une solution.. pas le choix, nous devons vite changer de pays.. car sans gaz : pas de frigo, pas de gazinière, pas d’eau chaude et pas de chauffage !!!

Nous achetons donc des empanadas auprès du couple tenant le stand à côté de nous.. nous discutons avec eux pendant qu’ils les préparent. Ambiance sympa.

Nous goûtons ENFIN à ces spécialités qui sont délicieuses et ne coûtent quasiment rien. La voilà la solution pour moins dépenser en nourriture !! Nous devons manger local ! (bon je vous avoue que nous avons bien dû nous battre avec les enfants pour qu’ils mangent le leur !)

Nous décidons d’offrir à nos cuisiniers la grosse valise qui nous encombre depuis notre départ. Ils sont très heureux. Ils viennent même visiter notre camping-car avec leur fils.. Agréable rencontre !

Nuit pas très reposante : les chiens ont hurlé toute la nuit et les voitures en mauvais état ne sont pas très discrètes !! Mais c’est un peu de partout comme ça ici.. je regrette les boules Quiès !

 

29 Juin :

9h : départ sous la pluie.. aujourd’hui nous décidons de rouler toute la journée.. la météo n’est pas clémente et nous devons résoudre ce souci de gaz !! La route qui nous a été conseillée pour rejoindre l’Argentine n’est pas trop mauvaise. Marc me propose donc de prendre le volant. Ah ouais ???!! bon aller faut bien se lancer ! Je fais 70 km sur une route plutôt agréable avec Tom en co pilote pendant un long moment. Marc lui vit « ma vie » en gérant les « j’ai soif », « je veux faire pipi », « Chloé arrête de m’embêter », « je veux plus être attaché »…

Ah oui je ne vous avais pas encore parlé de ce « détail ».. nos enfants sont pénibles (pour être polie) lorsque l’on conduit.. le paysage ils s’en fichent et ils se disputent pas mal.. On va croiser les doigts pour que cela se calme ! Bon pour leur défense, j’avoue que nous roulons beaucoup, et que nous ne leur prêtons pas autant d’attention qu’habituellement..

Pour en revenir à ma conduite, la route se corse un peu et je redonne le volant à Marco.

Nous nous arrêtons à Tacuarembo faire une pause repas à coté d’une école.. nous n’avons toujours pas la possibilité de cuisiner et je me rends dans une « boulangerie ». Je ressors avec 2 sortes de Hamburgers chauds et de quoi faire des sandwichs jambon / gruyère aux enfants. Et tout ça pour 5 € !

20170629_125326

IMGP1492b

Nous empruntons la Routa 31, une route perdue sur un plateau. Nous croisons autruches, moutons, vaches, chevaux.. Nous voyons même nos 1ers cactus ! Il fait 12 degrés et il pleut toujours..

16h30 : arrivée à Salta, notre étape du soir. Les routes sont en plutôt bon état et les orangers les longent. Nous avons fait presque 500 km aujourd’hui. Vivement que l’on se pose. Mais sur Ioverlander nous avons repéré une station de gaz, nous nous y rendons.

La dame très gentille nous indique qu’elle va tenter de faire le plein. Ouf, elle nous remplit nos 2 bouteilles pour 50 $ US. Nous allons enfin pouvoir remettre le frigo en route et nous faire à manger !

Elle nous indique également qu’à quelques kilomètres se trouvent des sources d’eau chaude à Termas del Dayman. Nous décidons d’y aller. Nous nous rendons à la « piscine municipale » : piscine d’extérieur chauffée à 40 °. Il est 18h, il fait nuit et 15 ° dehors.. nous sommes au top.

Nous passons la nuit sur le parking devant la piscine dans une petite ville sympa avec  des magasins. Nuit bruyante avec toujours ces chiens qui aboient ! Petit dej et Marc prend enfin le temps pour vider la soute et la malle qui s’y trouve. Nous récupérons notre drone, go pro, valise diagnostic… A la place nous y mettons les blousons et 2/3 affaires afin de libérer de la place. Petit lavage à la station service (jet d’eau et serpillière !)

 

 

Nous sommes prêts, direction la frontière Argentine…