Nord du Chili et les environs du désert d’Atacama

Dimanche 21 Janvier 2018

Aujourd’hui cela fait 7 mois que nous sommes partis.

Nous voilà au Chili pour une énième fois… nous sommes entrés hier par l’Argentine via le Paso Agua Negra, après un passage à 4750 m d’altitude.

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Ce matin nous décollons de notre bivouac vers 10h30 et nous traversons la Vallée d’Elqui avec ses vignes situées à 1 200 m d’altitude. Original pour nous qui sommes du Beaujolais.

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Nous avons 150 km à faire pour rejoindre l’océan. La route est plutôt en bon état, comme souvent au Chili, et nous achetons quelques fruits et légumes en bord de route (pastèque, avocat, tomates…).

13h, nous voilà à la Serena, en bord d’océan Pacifique… ici c’est les vacances d’été et l’on se croirait sur notre cote d’Azur. Ce n’est pas ce que l’on préfère mais les enfants sont ravis de sortir leurs seaux, pelles et tout leur équipement. Il ne fait pas trop chaud et nous profitons d’un après-midi estival. Nous passons l’après-midi sur la plage et nous décollons vers 18h car nous ne souhaitons pas dormir au milieu de cette foule !

Rinçage avec notre douchette extérieure, qui est bien pratique, et nous prenons la direction du Nord. Nous bivouaquons au-dessus de Los Hornos avec un magnifique coucher de soleil.

22 Janvier

Comme souvent, nous ouvrons les yeux vers 9h.. il faut dire qu’on dort plutôt bien dans Fastoch, même si parfois nous sommes dans des lieux plutôt bruyants !

Petit déjeuner rapide et nous prenons la ruta 5 en direction du Nord.

Pause à Vallenar pour faire des courses, mais le supermarché est en plein centre et impossible de garer Fastoch au milieu de la foule. Nous ne prenons du coup que le pain et nous repartons sur la route.

13h, pause repas au bord de la route avec beaucoup de circulation, nous ne trainons pas ! Passage à Copiapo où nous faisons cette fois-ci les courses.

Nous partons ensuite pour la cote et arrivons à Bahia Inglesa vers 18h. Les enfants sont ravis de retourner à la plage et s’amusent dans le sable.

Nous resterons dormir ici, bercés par les vagues.

23 janvier

Qu’il est agréable de se réveiller en  bord de plage… Tom et Chloé y passeront la journée. Marco bossera un peu les vidéos et fera un gros château de sable, officiellement pour les enfants, mais j’émets toujours un doute pour savoir qui s’amuse le plus !

Nous quittons notre bivouac en fin d’après-midi et ferons 70 km au nord afin de nous arrêter à Flamenco, une fois de plus au bord de l’océan.

24 Janvier

Ce matin les enfants et Marc partent sur la plage pendant que je mets à jour le blog et que je prépare le repas.

Tom et Chloé sont ravis, leur papa est trop fort en construction de château de sable !! il a creusé un gros trou avec des routes pour les voitures et camions qui vont chercher le sable dans la mine. Tom est à fond.

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Repas de midi, puis cette fois-ci c’est maman qui va jouer dans le sable, pendant que papa bosse sur une vidéo… mais maman est quand même moins douée !! D’ailleurs maman n’a pas remarqué que la mer est montée, qu’une grosse vague arrive, remplie le trou et hop les voitures, sous l’eau.

Et voilà que c’est le drame pour Tom ! Nous commençons à creuser mais papa vient à la rescousse.. Ouf il les retrouve toutes, Tom commence à se calmer… Du coup on remballe et on reprend la route vers 16h30 toujours vers le Nord. Nous prenons des routes désertiques, nous commençons à entrer dans le désert d’Atacama.

 

Ce soir nous finissons la journée à Taltal au bord de l’océan.

25 Janvier

Ce matin nous faisons un peu d’école mais, comme souvent, Tom n’est pas motivé et le moindre exercice prend des heures !

Et une fois l’école terminée, ils ne veulent pas sortir de Fastoch tous seuls !! Tom râle qu’il ne peut rien faire et Marc reprend sa vidéo.

Depuis quelques jours l’ambiance est un peu tendue, nous avons du mal à nous occuper… pourtant nous sommes à la plage, mais ce n’est pas ce que nous préférons. Et comme toujours, nos enfants ne savent pas s’occuper seuls et dès que nous les laissons ensemble, ils ne tiennent pas 5 minutes avant de se disputer ! Nous avons parfois le sentiment qu’ils sont un peu petits pour faire ce genre de voyage, mais après réflexion, nous savons qu’il n’y a pas d’âge idéal, chaque âge ayant sa contrainte.

Du coup les enfants s’occupent à l’intérieur, même si nous leur répétons que c’est le dernier jour de plage avant longtemps.

Nous partons du coup vers 16h et bivouaquons vers 19h30 dans le désert d’Atacama, au pied de Mano del Desierto (main du désert).

Cette sculpture de 11 mètres de haut est située à 75 km au sud d’Antofagasta, au bord de la Routa 5 et à 1 100 m d’altitude.

26 Janvier

Ce matin nous prenons la direction de la cote pour la ville d’Antofagasta, 5ème ville du pays en pleine expansion avec de nombreux programmes immobiliers en cours.

Nous voulons aller dans le seul camping référencé car nous avons besoin de faire le plein d’eau et quelques lessives, mais une fois arrivés au « camping » nous comprenons vite qu’il s’agit en réalité d’un terrain en terre plutôt glauque et le propriétaire nous explique qu’il n’a pas beaucoup d’eau.. Demi-tour !

Nous ne trouvons rien de plus intéressant dans le centre-ville, nous faisons quelques courses et prenons la direction de Calama à 200 km de là. Calama est une ville minière dans le désert d’Atacama et a pour particularité qu’il n’y a jamais vraiment plu, faisant de l’endroit l’un des plus secs au monde !

Nous souhaitons visiter ici la mine de Chuquicamata, la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert située aux alentours des 3 000 mètres d’altitude. Nous nous rendons donc au bureau pour la réservation de la visite, mais nous apprenons qu’il n’y a pas de place disponible avant une quinzaine de jours et que Chloé est trop petite. Grosse déception pour Tom qui avait hâte de voir les plus grands camions du monde.

Calama n’ayant aucun intérêt pour nous, nous continuons la route pour San Pedro d’Atacama. La route dans le désert est magnifique, mais nous sommes en altitude, il fait chaud et Fastoch souffre un peu !

Nous arrivons à 17h dans un camping recommandé par Les Globe Trotteurs du Douds et par les 749 en Vadrouille, camping « Andes Nomade » au sud de San Pedro. Ce camping, ouvert depuis 2 mois, est tenu par un chilien parlant français et propriétaire d’un camping-car poids lourd. Le coût est de 5000 pesos (6,50 €) pour les adultes et gratuit pour les enfants. Il y a une piscine, une cuisine commune, une machine à laver et un peu d’ombre. Ce sera parfait pour se poser un peu car nous en avons grandement besoin !

Nous faisons la rencontre de Nico et Anne Laure (des niçois) voyageant avec leur petit Léon de 2 ans. Ils nous ont vus dans le reportage de TF1 avant leur départ, c’est rigolo !

Nous nous garons vers eux et attaquons l’apéro en tant que bons français !! Les hommes démontent ensuite le frigo de Nico qui ne fonctionne plus depuis quelques temps afin de le mettre à l’envers toute la nuit. Les enfants eux jouent dans la terre et sont ravis !

Repas tous ensemble dehors et au dodo.

27 Janvier

Étonnement la nuit a été fraîche car nous sommes tout de même à 2 400 m d’altitude, difficilement croyable car nous avons aussi très chaud la journée.

San Pedro de Atacama se situe dans un climat extrêmement sec avec seulement 35 mm de précipitation par an (en comparaison à Lyon nous sommes à 1348 mm par an).

Le village, dominé par 2 volcans, est la porte d’entrée du Sud Lipez (Bolivie) que nous n’avons jusqu’à présent pas réussi à faire. Il est vrai que ce dernier est une piste avec des passages à plus de 5 000 m d’altitude, cela est donc à faire dans certaines conditions.

Nous avons d’ailleurs échangé avec la famille « Par 4 chemins », que nous n’avons pas encore rencontrée, mais avec qui nous envisageons de traverser le Sud Lipez en « convoi » afin d’assurer le côté sécurité. Mais la météo annoncée étant mauvaise, ils nous informent qu’ils ne souhaitent pas se lancer dans cette aventure. Il est vrai que ce n’est pas la bonne saison et que ce matin nous apercevons la neige sur les volcans… Une fois de plus ce Sud Lipez nous passe sous le nez, décidément nous aurions dû le faire au moins d’Août en période sèche !

Aujourd’hui nous profitons de l’accès à la machine pour laver les draps !!! Cela se fait rare car nous avons toujours une tonne de linge qui attend et les draps passent toujours en dernier… Mais en ce moment nous vivons dans la poussière alors il est temps de faire le ménage !

La chaleur monte vite et nous mangeons sous l’ombre des arbres avec la famille de niçois. Mais les enfants ont chaud et malgré l’eau verte, nous allons nous rafraîchir dans la piscine. Surprenant, l’eau est salée !! et oui, celle-ci est puisée dans la nappe phréatique… il est vrai qu’une piscine en plein désert c’est assez contrastant !

Ce soir nous mangeons dehors de bonne heure car Tom et Chloé sont pénibles et nous les couchons tôt !!

Soirée à discuter entre adultes mais au lit pas trop tard car les voisins partent de bonne heure demain pour l’Argentine.

28 Janvier

8h, il fait déjà chaud et nous prenons le petit déjeuner dehors.

Je lance ensuite une lessive et Marco se met dans le nettoyage de la chaudière, chose qu’il fait régulièrement car la poussière prend un malin plaisir à s’y infiltrer ! Pendant ce temps, Tom et Chloé s’occupent.

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Nous discutons ensuite avec Mauricio, le propriétaire du camping, qui nous invite à visiter son poids lourd aménagé en camping-car qu’il a créé lui-même.

15h, après une dernière douche fraiche, nous quittons les lieux et nous nous rendons dans le centre de San Pedro afin de faire le plein de gasoil et d’eau (nous ne l’avons pas fait au camping, l’eau étant salée). Malheureusement il n’y a qu’une seule station dans cette ville et elle est située en plein centre ! Après un slalom entre tous les touristes, nous voilà enfin à la station mais il ne veut pas que l’on prenne de l’eau, même en payant… pfff bienvenus dans le désert !

Nous passons également à une boulangerie française repérée sur Ioverlander… wahoo 2 baguettes de VRAI pain !!

Puis nous prenons la direction de la Valle de la Luna à quelques kilomètres de là, prix de l’entrée à 8500 pesos et gratuit pour Chloé.

Nous arrivons à l’entrée de ce lieu désertique avec une apparence lunaire. La vallée de la lune a été modelée pendant des millénaires par l’érosion de l’eau et du vent. Le sol est formé de canyons, de crêtes pointues, de ravins et des monticules de couleurs gris et ocre qui lui donnent une apparence qui ressemble à la Lune.

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Voilà à peine 300 mètres que nous sommes entrés et j’entends comme un bruit d’eau pendant que nous roulons. Je coupe vite la pompe à eau, j’ouvre le placard sous l’évier et je vois de l’eau de partout. Marc s’arrête et j’entends la voix de la dame qui m’a vendu les tickets « No se puede estacionar en la ruta, solo en los estacionamientos »… OK OK on ne va pas rester longtemps sur la route !! Marc vient vite fait jeter un coup d’œil, le souci vient du filtre à eau (celui qui est branché sous le robinet et qui permet de filtrer l’eau des réservoirs afin qu’on puisse la boire) qui a explosé !! Et en plus de tout ça, nous venons de vider une partie du réservoir alors qu’il ne nous restait pas grand-chose !!! Pfff et une galère de plus, Marc est ravi, il répare ça vite fait… pour le moment on ne se sert plus de l’eau !!

Nous garons Fastoch afin de visiter une grotte, les enfants sont excités de devoir prendre leurs frontales, nous nous sommes tendus à cause de cette histoire d’eau. La visite de la grotte est plutôt sympa et surtout nous voilà enfin au frais. Malheureusement, nous ne marchons pas très vite car nous sommes loin d’être les seuls touristes et à ce moment, nous nous rappelons du conseil de nos amis les ‘749 en vadrouille’ : « faites bien les visites le matin autour de San Pedro car l’aprem y’a les bus de touristes » !! En effet on confirme !!

Nous reprenons ensuite Fastoch la piste dans le parc mais nous avons chaud !! Nous faisons quelques haltes mais il est déjà 20h et le parc ferme dans 30 minutes… nous avons fait le tour, alors retour à l’entrée avant de se faire mettre dehors. Nous avons apprécié cette visite, mais à faire le matin quand il fait moins chaud afin de visiter à pied et sans trop de monde.

Nous retournons dans San Pedro afin d’acheter un jerrican d’eau et nous partons bivouaquer dans le centre. Marco démonte le filtre à eau et bricole un système avec le filtre, une bouteille de coca et un tuyau afin que la filtration se fasse manuellement par dépression. Ça fait du goutte à goutte mais ça fonctionne !

Petite discussion avec des suisses dont le camping-car est garé non loin de nous et avec qui nous avions déjà échangé au camping. Ils envisageaient eux aussi de faire le Sud Lipez mais renoncent également à cause de la météo. Ils nous informent également que la famille ‘Par quatre chemins’ est au camping, nous irons leur faire un coucou demain.

29 Janvier

Cette nuit sur la place de San Pedro aura été bruyante… et nous avons eu des averses, extrêmement rare dans ce secteur, il y a d’ailleurs de la neige au sommet des volcans.

Nous repassons au camping Andes Nomade pour rencontrer la famille ‘Par 4 chemins’ qui va commencer l’école. Coucou bref, nous repasserons plus tard.

Nous prenons la direction d’une lagune à quelques kilomètres de là, mais le prix nous repousse (6000 pesos pour nous 4) et l’endroit ne nous inspire pas plus que cela. L’inconvénient des environs de San Pedro c’est qu’il y a beaucoup de sites à visiter aux alentours, mais ceux-ci sont relativement chers et éloignés, il faut souvent faire une centaine de kilomètres…

Tant pis, nous avons repéré un gouffre d’eau où nous nous installons pour manger. L’eau est plutôt claire, mais seul Marc tente de s’y baigner après avoir vu un ou deux touristes y aller. Aucun regret pour lui, il fait chaud et cela fait du bien. Nous apprendrons plus tard que personne ne connaît la profondeur de ce gouffre tellement celui-ci est grand !

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14h, le temps se couvre et la température baisse un peu. Nous rejoignons le camping et retrouvons la famille ‘Par 4 chemins’ : Jean-Phi, Manue et leurs 2 fils Izac de 9 ans et Joseph de 7 ans. Nous voyons également arriver la famille de suisses croisée la veille dans le centre : Damien, sa femme et leurs 2 filles, la famille ‘4 ever’.

Nous passons l’après-midi tous ensemble et chacun s’attelle à ses occupations : lessives, bricolage, cuisine etc…

La soirée se termine autour d’un repas tous ensemble dans la salle commune.

30 Janvier

Nous profitons de la dernière journée au camping et les enfants font une tentative de baignade, même l’eau est froide et que les guêpes rodent !

Ils s’occupent ensuite à faire des routes dans la terre / poussière à l’ombre de l’arbre.

En début d’après-midi, les copains partent, une douche pour nous et nous partons vers 15h. Nous faisons le plein d’eau au camping, le propriétaire nous ayant autorisé à nous servir dans ses cuves d’eau non salée.

Nous nous rendons dans le centre pour profiter de la Wifi libre afin de télécharger sur le site nos vidéos mais le débit est vraiment trop mauvais et après une heure d’attente nous renonçons !

Quelques courses et nous prenons la direction des Geysers de Tatio à 4 300 m d’altitude. Fastoch a du mal et nous fait quelques chauffes moteur mais nous emmène au but.

18h, nous nous installons à 25 km de San Pedro, à 3500 m afin de nous acclimater. Nous sommes montés de 1 000 m en peu de temps.

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31 Janvier

Nuit très calme au milieu de nulle part, le réveil est splendide. Nous partons vers 8h30 vers les Geysers, les paysages sont magnifiques et la route est plutôt en bon état.

 

Nous avons repéré sur Ioverlander des Geysers gratuits à 500 m de El Tatio qui eux sont à 10 000 pesos par personne (13€ ! ).  Nous ne prêtons pas attention au panneau « Prohibido » (interdit) et nous voilà au pied de geysers impressionnants. Les enfants sont ravis et nous impressionnés par la nature.

Nous prenons ensuite la direction de Calama, sans repasser par San Pedro, la route n’est pas mauvaise, elle est même par moment asphaltée !! Marco nous trouve un bivouac en bord de rivière avec un accès très difficile. Je ferme les yeux mais ça passe. Y’a pas à dire, il le maîtrise « son Fastoch » !

Nous y faisons notre pause repas de midi et nous y flânons en début d’après-midi. Nous levons le camp vers 17h car nous avons peur de l’orage et avec de la pluie cela deviendrait compliqué de sortir.

18h30, nous voilà à Calama où nous devons faire le plein de gasoil et quelques courses avec nos derniers pesos chiliens car demain nous allons en Bolivie.

Nous dormons à 10 km au nord de la ville en plein désert mais plutôt exposé au vent.

1er février

Après une nuit au calme, nous petit déjeunons des Pan cakes et nous levons l’ancre vers 10h. La route est désertique mais en goudron  avec de très beaux paysages.

Nous déjeunons au bord d’un salar entouré de flamands roses et de guanacos et nous arrivons à la ville de Ollague, village désert et frontière avec la Bolivie.

Nous passons la douane de sortie du Chili sans souci et nous arrivons ensuite à la Douane de Avaroa, côté Bolivien.

Nous avons hâte de retourner dans ce pays que nous avions tant aimé 6 mois auparavant.

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