Bolivie – De Uyuni au Carnaval d’Oruro

Article précédent : Nord du Chili et désert d’Atacama

Jeudi 1er février 2018

Nous entrons en Bolivie par le Chili à Ollague. Il est 14h30 au Chili mais 13h30 en Bolivie. Et mince la douane n’ouvre qu’à 14h !! La file d’attente commence à s’agrandir avec plusieurs poids lourds, nous espérons que cela ne sera pas trop long.

14h30, tout est bon, aucun contrôle ! Nous prenons la route du Sud, comme nous l’a conseillé le douanier. Notre objectif est de nous rendre à Uyuni, même si nous savons que la météo n’est pas des plus favorable en ce moment : il a beaucoup plu en Bolivie !

Nous roulons sur une piste pas trop mauvaise mais celle-ci est fréquentée par les camions qui nous remplissent de poussière et qui créés des ornières ! Nous sommes à une moyenne de 4000 m d’altitude, le paysage est magnifique..

Nous passons par la vallée de Los Rocas, une succession de rochers rouges / orangés. Une fois de plus nous en prenons plein les yeux.

En revanche la route est longue et aux environs de San Christobal, elle devient humide et les abords sont tous inondés.. Le stress monte mais nous savons que cette piste est bientôt terminée, nous rejoignons la Ruta 5 qui parait plus grande sur la carte et qui devrait donc être en meilleur état… Mais comme en Bolivie rien ne se passe comme prévu, la Ruta 5 est pire que la piste !! Il y a de la boue de partout, notre pare prise devient vite crépit et Fastoch fait quelques glissades…

Sur le siège passager, je commence à moins rigoler, surtout quand Marc m’explique qu’avec la boue dans les roues les freins sont de moins en moins efficaces.. Bon ce qui me rassure c’est que nous ne sommes pas seuls sur cette route, nous sommes entourés de 4×4 qui vont ou qui reviennent du Sud Lipez, ils doivent maîtrisés. Sauf qu’en réalité ils roulent tous à 2 à l’heure et que cela n’a pas l’air de les stresser que la nuit tombe !

Dans Fastoch le stress commence à monter car il nous est impossible de nous arrêter pour bivouaquer : tous les abords sont inondés ! alors Marco met un coup d’accélérateur, il double dans tous les sens, je ferme les yeux, les enfants sont morts de rire et tout se passe bien !

19h30, la nuit est tombée, nous arrivons enfin à Uyuni sous des trombes d’eau.. Nous ne reconnaissons rien suite à notre passage 6 mois avant.

Nous nous dirigeons vers les marchands ambulants pour manger. Ils sont encore là, mais pour y accéder il faut marcher sur des planches en bois afin de ne pas tomber dans les flaques d’eau. Youhou mais où sommes-nous ?!!

Je choisis 4 burgers / frites pour 32 Bolivianos (soit 3.50 € !!) et les troupes sont de nouveaux motivées ! Et oui nous revoilà dans le pays où nous allons pouvoir arrêter de cuisiner 🙂

Aller maintenant au dodo, demain il fera jour…

3

02 février

Malgré les aboiements de chiens, nous avons presque bien dormi.. Ce matin il pleut (encore !).. alors pan cakes !

Nous profitons d’une accalmie pour sortir faire les courses au marché. Nous retrouvons le bazar bolivien, mais quel plaisir de pouvoir acheter des fruits et des légumes frais sans se ruiner !

La pluie revient à nouveau alors les enfants jouent dans le camping car jusqu’au soir où nous ferons dodo devant l’armée d’Uyuni, en espérant que ce soit calme.

03 février

Nuit pluvieuse mais nuit calme ! Mais ce matin Marc a décidé de lever le capot de Fastoch qui ne tourne pas très rond depuis quelques jours. Il pense que cela est dû à la vanne EGR qui fait des caprices avec l’altitude… 3 coups de clefs et de tournevis plus tard (parole de madame qui n’y connait rien !), nous roulons dans les rues d’Uyuni pour vérifier que Fastoch va mieux.

Nous assistons à un spectacle désolant de cette ville sous la boue et pleine de détritus. Déjà en août nous avions trouvé sale, mais là c’est +++

Nous passons devant un parc de jeux et la pluie s’étend arrêtée, nous y faisons une halte et faisons ensuite laver Fastoch.

Après concertation, nous prenons la route pour le salar d’Uyuni.. la pluie s’est calmée, c’est le bon moment. Lors de notre 1er passage, nous avons visité le Salar (et vraiment adoré) en période sèche et nous avons hâte de voir ce que cela donne en période humide.

Passage à l’un des péages les plus chers de Bolivie (32 bolivianos – 3.5 €), et nous arrivons sur une route d’accès bien boueuse avec beaucoup de trous. Mais, comme à son habitude, Fastoch passe sans souci et nous arrivons à l’entrée du Salar. Nous le découvrons rempli d’eau et nous nous arrêtons au bord pour observer.

8

Nous voyons tous les 4×4 d’excursions touristiques passer à côté de nous, nous les observons attentivement rouler dans l’eau.. Ouais il y a quand même beaucoup d’eau et du coup les trous ne sont plus visibles.. Les enfants prennent leurs bottes et vont marcher dans l’eau salée. Ils sont ravis, nous en profitons pour faire de chouettes photos.

Il y a même un camion plateau qui fait des visites touristiques d’une manière originale : imaginez-vous à l’arrière du camion, sur une chaise de jardin en plastique… Et c’est partie pour la visite du Salar !! Un business simple mais rentable !

14

Nous passerons le reste de la journée à contempler cette belle vue, à regarder passer tous ces 4×4 et observer le magnifique coucher de soleil.

En revanche, ce soir, au moment de faire dodo, nous sommes les seuls à rester et cet endroit devient « le nôtre ».

04 février

7h Tom se réveille en ouvrant son store et nous l’entendons dire « Hey y’a des 4×4 qui vont sur le Salar !! » 🙂

Mais nous lui expliquons que nous avons pris la décision de ne pas y aller avec Fastoch pour 2 raisons : nous venons de le faire laver et nous ne voulons pas le recouvrir de sel et surtout nous ne connaissons pas vraiment l’état de la « route » sous l’eau et que nous ne souhaitons pas prendre de risque.

Le bilan est donc qu’il faut vraiment faire le Salar en saison sèche, cela n’a absolument rien à voir d’avoir le privilège de rouler et de dormir dessus !

9h nous prenons donc le départ pour le Nord car nous avons pour objectif d’être au Carnaval Oruro où nous avons RDV avec les 749 en vadrouille, aux environs du 08/02.

Nous faisons un stop 70 km au nord de Uyuni, vers Rio Gulatos, au bord d’une rivière. Tentative de lessive, mais l’eau n’est pas assez claire. Lavage de Fastoch malgré tout pour enlever le sel et repas de midi.

20

Après manger les enfants n’ont pas envie de sortir alors ils jouent à l’intérieur malgré le grand beau temps, ce qui signifie, comme souvent, disputes entre frère et sœur.

Moi je me mets sur le blog et le tri des photos, et Marc sur la mécanique avec toujours cette histoire de vanne EGR ! Il réussit à la démonter avec beaucoup de difficultés et à la nettoyer, les noms d’oiseaux fusent alors j’emmène les enfants escalader les rochers au soleil.

En fin d’après-midi, nous nous déplaçons pour dormir de l’autre côté de la route au bord d’un belvédère.

06 février

Nous nous réveillons avec le soleil et les enfants sortent jouer au ballon. Nous quittons notre bivouac vers 10h, toujours en direction du Nord.

Nous ne roulons pas très longtemps et prenons la direction de thermes repérés sur Ioverlander. Mais nous ne trouvons pas d’eau chaude alors nous nous arrêtons au bord d’une rivière à 3800 m d’altitude, malgré un accès plutôt difficile et boueux. Une fois de plus, Fastoch et son pilote sont impressionnants (et nous on sert les fesses !).

Mais ici je ne me sens pas super bien, sûrement l’altitude qui me travaille. Je fais malgré tout quelques lessives (avec de l’eau plus ou moins claire !) et les enfants s’installent au soleil sur la bâche dehors.

16h, lessives terminées et étendues, on se pose enfin ! Mais le ciel devient menaçant et les gouttes arrivent !!

Ni une ni deux, nous remballons en toute vitesse car il est hors de question de rester ici sous la pluie, nous pourrions rester coincés ! Nous ressortons de notre bivouac sans trop de soucis et roulons une vingtaine de kilomètres avant de nous arrêter au village de Challapata, au bord de la place centrale.

Les enfants sortent leurs vélos et nous faisons un petit tour dans le centre.

19h30, le jour se couche de plus en plus tôt, du coup les enfants aussi.. 20h30 ils dorment et à 22h nous prenons un orage de grêle !!

07 février

Au réveil Marc va acheter du pain pour le petit déjeuner et nous partons ensuite nous balader dans le marché. Beaucoup de stands sont en rapport avec le carnaval, alors nous achetons 2 jolis masques pour Chloé et Tom.

Marc se rend ensuite chez un garagiste afin qu’il nous fabrique une pièce en métal que nous avons dessinée permettant de boucher la vanne EGR. Cela nous sera fait pour 7€, parfait !

Les enfants font des tours et des tours de la place du village avec leurs vélos et à midi nous nous régalons autour d’empanadas et d’un énorme gâteau bolivien.

Cela fait des mois que nous avions repéré ce style de gâteau et aujourd’hui Marc a craqué (4€ le gâteau !). Alors le verdict = non ce n’est pas mauvais et pas écœurant !! Même si, je l’avoue, je n’en ai pas mangé beaucoup par crainte pour mon estomac !

Nous reprenons la route en début d’après-midi et faisons une pause dans des thermes. Même si les environs sont remplis de détritus, nous sommes surpris d’avoir accès à des thermes privatifs pour 10 Bolivianos par personne avec douche à volonté !

33

L’état et les odeurs sur le parking ne nous ferons pas rester pour un bivouac et nous prenons ainsi la direction de Oruro qui n’est pas très loin.

Nous passons par la ville de Poppo où nous faisons le tour, mais elle est désertique alors nous continuons. Malheureusement, nous roulons et ne trouvons aucun bivouac, les abords de la route étant inondés…

Nous voilà donc à Oruro où nous ne voulions pas arriver aussi tôt. Et comme nous le craignons, cette ville minière, située à 3700 m d’altitude, est loin d’être propre et nous sommes rapidement bloqués dans les bouchons..

Nous traversons le marché et nous cherchons un lieu pour stationner. Mais nous comprenons vite que nous nous sommes engagés dans une sacrée galère, nous roulons au pas depuis un long moment et les enfants commencent à en avoir marre ! Nous cherchons alors un lieu payant, style parking d’hôtel, mais nous nous rendons vite compte que tout est complet étant donné que nous sommes en période de carnaval. Nous lisons d’ailleurs dans notre guide qu’il faut réserver les hôtels des mois à l’avance…

L’heure du repas arrive et je vais donc chercher un poulet / frites (notre repas typiquement bolivien !), pendant que Marc est garé en double file. Je discute avec le restaurateur qui me dit de revenir demain, qu’il connaît peut être un parking qui pourrait nous accueillir.

36

Nous décidons de dormir en pleine ville, non loin des gradins du carnaval en cours d’installation.

08 février

Une nuit de plus sous la pluie… Nous décollons vers 10h pour nous rendre au parking que nous a recommandé le gérant du restaurant la veille, mais tout est bouché… Nous sortons du coup de la ville afin de faire le plein d’eau et de gasoil pour pouvoir être tranquilles plusieurs jours.

Les abords de la ville sont encore pires que le centre, tout est dans la boue et dans les détritus ! Nous trouvons enfin une station mais le pompiste refuse de nous servir au prix national et il n’a pas d’eau… Rappelez-vous qu’en Bolivie, il y a un tarif pour les Boliviens et un pour les étrangers, et surtout ici on négocie son gasoil !

Nous continuons du coup la route et nous passons devant plusieurs  « garagistes » spécialiste de la vidange moteur.. et Fastoch en aurait bien besoin ! Marc négocie la « meilleure » huile et c’est parti pour une vidange dans la boue entre les gouttes de pluie… Pendant ce temps, activité coloriage pour Tom et Chloé.

37

Nous repartons ensuite à la quette de gasoil « pas cher » mais nous essuyons à nouveau 2 refus ! Nous n’avions pas eu autant de mal à négocier le gasoil lors de notre passage en Aout.. est-ce l’effet carnaval ? Nous finissons enfin par trouver une station qui accepte de nous vendre 5 bolivianos le litre de gasoil, nous espérions payer moins mais nous négocions le plein d’eau et nous commençons à en avoir marre !

Bon maintenant où aller ??!! Nous sommes jeudi et le carnaval n’est que samedi et la ville ne nous fait pas franchement rêver ! Nous faisons une pause repas (poulet !) et prenons la décision de retourner dans le centre ville car nous craignons que les accès soient fermés demain.

Nous nous rendons au parking conseillé par le restaurateur, mais le propriétaire nous trouve trop gros et ne veut finalement pas de nous.. Nous faisons du coup à nouveau le tour, dans les bouchons, mais nous ne trouvons rien… je demande à plusieurs hôtels, mais aucun n’a de stationnement.. Après 3 tours de la ville, nous prenons la décision de retourner là où nous avons dormi la veille. Nous étions finalement bien placé, juste derrière les gradins du futur défilé.. Pas sécurisé comme nous le souhaitions, mais nous n’avons pas bien d’autre choix !

Nous partons nous balader en ville car nous avons besoin de nous dégourdir les jambes ! Nous allons aussi à la pêche aux renseignements concernant le déroulement du carnaval. Nous comprenons rapidement que nous devons acheter des places dans les gradins et que le prix moyen est de 350 bolivianos (45 € !!) pour le week end ! Aie ! IMais comment font les boliviens pour se payer les billets ?!! La réservation se fait demain sur place, nous verrons avec les 749 comment ils souhaitent faire..

Nous nous promenons sur le futur parcours du défilé en observant les boliviens installer les gradins, peindre une fresque au sol tout au long du parcours… Ils sont impressionnants d’efficacité !

Car le carnaval d’Oruro est le plus grand carnaval de Bolivie et d’une manière générale, le plus grand évènement culturel du pays. Celui-ci a été inscrit par l’UNESCO sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Le week end nous est présenté comme un défilé durant vingt heures  (sur 2 jours) et sur un parcours de 4 kilomètres, plus de 28 000 danseurs et 10 000 musiciens par groupes de cinquante danseurs. Ces groupes présentent diverses danses typiques du folklore, dont les plus connues sont les Caporales et la Diablada.

Nous prenons conscience de l’ampleur de l’évènement que nous n’imaginions absolument pas ! Pour l’occasion nous achetons une petite déco typique pour décorer Fastoch, comme font les boliviens.

08 février

Une fois de plus nous avons eu la pluie toute la nuit et, comme à chaque fois en ville, nous avons mal dormi. Après quelques pan Cakes, nous faisons un moment école.

Nous nous réalisons que le gabarit de notre véhicule permet aux boliviens de se cacher derrière afin d’uriner tranquillement… Sans commentaire !!

Nous voyons rapidement passer des danseurs costumés avec des tenues traditionnelles boliviennes. Nous comprenons que aujourd’hui il s’agit du défilé des personnes du Campo (de la campagne), nous les regardons défiler avec plaisir des gradins. Finalement Fastoch est bien placé car nous pouvons jeter un oeil dessus des gradins.

A midi, nos amis les 749 en vadrouille nous rejoignent (difficilement !!) et nous partageons un repas (poulet !!) tous ensemble dans les gradins.. nous sommes ravis de nous retrouver car nous n’avions passé qu’une journée ensemble au Chili mais nous avions vraiment apprécié cette charmante famille composée de Mickaël, Corinne, Suzie et Lubin. A la fin du repas, les enfants filent jouer dans Fastoch, pendant que les parents échangent sur les gradins.

A 16h, nous partons faire un tour dans le marché qui est un des plus gros que nous n’ayons jamais vu.. ça défile dans tous les sens, entre exposants, voitures, marchands ambulants… je vous passe les différentes odeurs dont nous avons droit !

Nous prenons le goûter dans le marché et nous rejoignons le camping car des 749, garé à quelques rues du notre, afin de partager un thé pendant que les enfants jouent.

Ce soir repas chacun chez soi car nous sommes tous bien fatigués, mais ravis de s’être retrouvés !

Nous couchons les enfants et partons 5 min faire un tour dans la rue du défilé où les boliviens travaillent toujours de façon intensive !

09 février

Un peu d’école pour commencer la journée puis nous partons en direction du Teleferico (téléphérique) tout en longeant le parcours du défilé. Les préparatifs sont impressionnants et nous arrivons à la fin du parcours, au pied du téléphérique, où sont situées les tribunes présidentielles. Ce téléphérique est flambant neuf et a été ouvert quelques jours auparavant. Il nous emmène aux pieds de la Virgen del Socavon (vierge de la mine), qui est plus grande que le Christ rédempteur de Rio, mesurant 45 mètres de hauteur ! Une lune à ses pieds, la Vierge tient l’Enfant-Jésus dans sa main gauche tandis que de sa main droite, elle porte une bougie. À ce jour, la Vierge de Oruro demeure le monument religieux le plus haut d’Amérique latine.

Nous redescendons nous promener dans la ville et nous nous retrouvons à nouveau dans le marché. Il est déjà 14h et les enfants ont faim mais nous ne trouvons plus rien à part des soupes ou des aliments bizarres.. Nous finissons du coup par acheter du pain, du jambon et du fromage et nous partons faire des sandwichs dans les camping car !

Les enfants passeront l’après midi à jouer dans Fastoch, Suzie se fabriquera un chouette masque et les parents iront acheter les places pour les gradins – 3 places à 200 bolivianos chacune (25 €) et nous choisissons le dernier rang afin de pouvoir jeter un oeil sur le véhicules (les 749 ayant rapatrié leur « Patrouille » à côté de son copain « Fastoch »).

Nous avons d’ailleurs droit à la visite de la police municipale qui nous annonce qu’il est fort possible que nous nous fassions dégager par ses collègues… mais le voisin nous rassure en nous disant que nous sommes des touristes et que nous n’aurons pas de souci.

En fin de journée, nous voyons l’arrivée de la famille suisse, que nous avions rencontrée à San Pedro d’Atacama quelques semaines auparavant – Damien, sa femme et leurs 2 filles.

Encore une soirée à discuter mais ce soir nous ne nous couchons pas tard car nous avons appris que demain matin les 1ers passages de la Diablada sont à 7h !

10 février

La nuit a  (encore !) été bruyante… mais personne ne nous a dégagés et l’entrée de notre rue a été fermée par des barrières et l’accès est surveillé. Finalement nous sommes vraiment bien placés !

Après un réveil à 6h30, nous laissons les enfants dormir et nous allons prendre place dans les gradins, avec un visu sur Fastoch. Il est tôt, les gradins ne sont pas remplis, cool nous avons de la place. Le défilé commence et nous sommes vite impressionnés par l’ampleur des costumes, des danses, des orchestres… La musique est rythmée et prenante.

A 10h30, après avoir déjeuner tranquillement, les enfants nous rejoignent alors que les gradins commencent à se remplir.

Nous avons le droit à un défilé de marchands ambulants en tous genres aux pieds des gradins : perche à selfie, bombe d’espuma (genre de mousse pour asperger tout le monde), chips, poulet…),  le va et viens est vraiment impressionnant.

Nous passerons la journée sur ces gradins à en prendre plein les yeux ! Les enfants alterneront entre camping car, sieste, jeux, défilé etc… vraiment pratique notre emplacement..

Dans l’après midi, je m’absente avec Corinne dans son camping car pour faire des crêpes à nos loulous, pendant qu’ils font des batailles « d’espuma » autour des camping cars. Nous entendons un gros « boom », les pétards ici sont vraiment impressionnants !

En fin de journée, retour dans les gradins… les militaires quittent leurs postes et le cortège se rempli vite de monde, entremêlés avec les danseurs.

Nous quitterons les gradins vers 23h, alors que les enfants dorment déjà depuis un moment dans leurs lits.

11 février

La nuit a été étrangement calme après 3h du matin… nous sommes surpris car le défilé devait reprendre à 6h mais ne reprend qu’aux alentours des 8h30.

Nous lisons les 1ers titres des journaux et sommes choqués d’apprendre qu’il y a eu un grave accident hier soir : une explosion d’une bouteille de gaz d’un marchand ambulant a provoqué la mort de 8 personnes et 47 blessés… et tout ça à 2 rues de nous. Nous comprenons mieux le gros « boom » d’hier… Ce qui est le plus surprenant est que personne n’a arrêté le défilé pour autant !

Nous nous apercevons rapidement que nous avons perdu une de nos cartes bleues ! Nous fouillons tout le camping car, mais il faut se rendre à l’évidence, nous avons du la perdre hier en retirant de la monnaie. Sauf que l’on est dimanche et que pour faire opposition de Bolivie en France c’est une grande histoire !!! Car petite anecdote : pour faire opposition à une CB il faut donner le numéro de cette CB.. pratique !! Nous découvrons que  nous pouvons faire opposition sur notre application Smartphone, mais la CB enregistrée sur celle-ci n’est pas la bonne ! Une fois de plus nous sommes très déçus de la Caisse d’Epargne nous aura vraiment mis des bâtons dans les roues tout au long de notre voyage ! Heureusement que ma maman a géré à distance… merci à elle !

Nous retournons à nos emplacements et profitons du défilé au calme, en bas des gradins, derrière les barrières ! Nous voyons les mêmes groupes, mais cette fois-ci l’ambiance est plus détendue…

Nous mangeons et les enfants vont tous dans le camping car des 749 : les grands jouent au Monopoly et Chloé aux animaux. Et nous, de nouveau dans les gradins, nous ne voulons pas en perdre une miette.

En fin d’après midi, les enfants nous rejoignent et font des batailles de mousse avec les locaux..

Les enfants mangeront tôt dans le camping car et dodo vers 21h pour eux, pendant que nous assistons à une ambiance de folie sur la piste et dans les gradins. La joie de vivre est vraiment très agréable !!

Nous descendons nous mêler au défilé, un bolivien m’explique les mouvements de la danse traditionnelle.. Dans les gradins, les bières coulent à flot, nous dansons, nous rions… Nous faisons également la rencontre de Valetine et Michel (Les Milav’)

L’atmosphère est légère, assez surprenant avec tout ce monde ! Nous irons nous coucher à 2h du matin, même si le carnaval est loin d’être terminé !

12 février

Nous nous réveillons à 8h30, un peu fatigués… L’ambiance est calme, le ménage dans les rues a été fait, les gradins sont en cours de démontage… et le plus surprenant : nous comprenons que la ville a recouvert de goudron la voie ferrée afin que le défilé puisse avoir lieu et maintenant ils enlèvent tout !!

Nous quittons Oruro avec des images plein la tête.. jamais nous n’aurions imaginé vivre cela en Bolivie, ce pays si pauvre et si sale.. Vraiment aucun regret !

97

Article suivant : Entre Oruro et La Paz

 

 

 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s