Bolivie : Entre la Paz et la frontière brésilienne

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Dimanche 18 février 2018

Nous voilà à 8 mois de voyage et hier nous avons pris la décision d’écourter notre voyage à cause de soucis financiers et de rentrer en France. Nos futurs articles comprendront moins de photos, l’envie était parfois moins présente !

Nous sommes en Bolivie, nous avons fait demi-tour à La Paz et sommes en direction de Cochabamba.

Nous empruntons une route dans un pays magnifique paysage et un passage à 4500 m d’altitude. Beaucoup de camions sur cette route mais la vue est splendide..

Nous redescendons dans la vallée et arrivons en début d’après-midi au parc Pairumani au Nord de Cochabamba (entrée à 16 Bolivianos pour nous 4) où nous retrouvons la famille « Par 4 chemins ». Nous nous sommes rencontrés à San Pedro d’Atacama au Chili et sommes contents de revoir Jean Phi, Manue et leurs garçons Izac et Joseph.

Nous sommes sortis de l’altiplano et la météo est au beau fixe alors nous passons l’après-midi dehors à discuter autour d’un café. Quel plaisir de profiter enfin d’une journée entière sous le beau temps !

Le soir nous partageons une spécialité typique de Bolivie, le Pique macho : originaire de Cochabamba, c’est une montagne de viande, saucisses en dés, frites/patates, oignons et autres légumes, avec un œuf dur sur le dessus. Hhuuum un délice ! sauf pour Chloé qui n’a quasiment rien mangé !

Les parents discuteront jusqu’à 2h du matin pendant que les enfants dormiront.

19 février

Aujourd’hui nous décidons de ne pas bouger et de profiter de ce petit parc / camping. Les enfants jouent dehors avec les copains (essentiellement aux petites voitures !) et nous partons en promenade en début d’après-midi à la recherche de la cascade située en haut du parc. Mais l’ascension est difficile et Chloé (comme à son habitude) râle tout le long ! La vue en haut est très sympa mais impossible d’accéder à la cascade, tant pis nous redescendons.

La famille Par 4 chemins part en milieu d’après-midi et les enfants sont tristes…

Ce soir nous mangeons à nouveau un Pique macho, et Chloé, comme la veille, ne mange quasiment rien !

Nous faisons le tour du camping à la recherche d’eau pour faire le plein de Fastoch, mais nous ne trouvons que de l’eau terreuse… Tant pis nous verrons ailleurs demain !

20 février

Ce matin nous partons vers 10h en direction du centre de Cochabamba où nous voulons aller au marché pour acheter 2/3 souvenirs. Mais nous nous retrouvons dans les bouchons de la ville, nous traversons le marché et nous n’arrivons pas à nous garer ! Après plusieurs tours nous décidons de sortir d’ici et de prendre la direction de Santa Cruz qui est à 150 km de là. Nous réalisons que nous sommes redescendus en altitude, nous avons vraiment très chaud et la végétation n’a rien à voir avec l’altiplano !!

Fastoch, qui souffrait moins d’être en altitude, affiche quelques signes de faiblesse et le moteur chauffe à plusieurs reprises… Nous devons nous arrêter au bord de la route et ouvrir le capot. Marc constate que nous avons une fuite de liquide de refroidissement et soupçonne une durite percée ! Décidément nous sommes vraiment dans une mauvaise phase !

Nous devons absolument nous rendre dans un garage auto mais demain une grève nationale est annoncée et le pays va être paralysé. Nous devons donc absolument atteindre la grande ville de Santa Cruz d’ici ce soir avant la mise en  place des barrages routiers.

Nous roulons pendant plus de 2H en faisant des pauses toutes les 10 minutes afin de faire le plein d’eau dans le moteur… Nous vidons quasiment tout notre réservoir d’eau, il fait chaud et le stress est à son maximum !

22h, nous voilà à l’entrée de Santa Cruz et nous avons repéré un garage sur l’application Ioverlander avec de très bons commentaires. Nous arrivons enfin au garage FP motors situé dans un quartier résidentiel et nous nous garons devant en espérant qu’il soit ouvert demain.

Fernando, le propriétaire âgé d’une vingtaine d’années est dehors avec des amis et nous accueille gentiment. Il voit notre inquiétude et nous demande de soulever le capot. Après 5 minutes d’observation, il nous rassure en nous disant « Tengo una solucion » (j’ai une solution) et nos visages se détendent enfin après cette dure journée.

Il nous propose de prendre une douche chez lui ou de faire le plein d’eau. Nous le remercions mais avons tout ce qu’il nous faut et nous avons juste envie de dormir… même s’il fait 28 degrés dans Fastoch !!!

21 février

La nuit fut enfin calme, mais Marc a très peu dormi à cause de la chaleur et de l’inquiétude de la panne. Nous savons que nous n’avons qu’un tout petit budget pour faire les réparations et nous ne savons pas exactement ce qu’est la panne.

Ce matin Fernando s’occupe de Fastoch et il passe la matinée à atteindre la pièce qui pose souci : il ne s’agit finalement pas d’une durite mais d’un échangeur qui a besoin d’une soudure. Le garagiste nous explique qu’il n’est pas équipé  pour réaliser ce type de soudure et que son ami soudeur ne travaille pas aujourd’hui à cause de la grève. Nous verrons donc cela demain.

Les esprits se détendent et nous faisons connaissance avec la famille de Fernando qui habite la maison où est installé son garage. Nous rencontrons ainsi son papa, Coralia sa maman, Dani sa fiancée et quasiment l’ensemble des voisins intrigués par notre véhicule.

Nous assistons à la préparation de l’asado (barbecue) qui se fait simplement sur une grille (parilla) posée sur des pavés dans la rue !! L’ambiance est au beau fixe et nous relâchons enfin la pression ! Nous sommes rapidement invités à partager le repas avec eux, nous sommes gênés car ce n’est pas dans les habitudes européennes de manger avec son garagiste !!! Mais tout le monde nous met à l’aise et nous partageons un très agréable moment. Nous dégustons une viande divinement bonne accompagnée de riz et de yuka (manioc). Le repas est simple : tout le monde prend une assiette et pioche dans ce qu’il souhaite… nous nous sentons comme à la maison. Incroyable !!!

Les enfants de leur côté sortent leurs petites voitures et jouent au milieu de tout ce monde… ils sont également comme à la maison !

A la fin du repas, j’aide Coralia à faire la vaisselle, même si elle me dit de rester assise et de « profiter » !! Je partage un excellent moment avec cette dame qui est née la même année que nos mamans… Je lui parle de notre situation, que nous rentrons plus tôt que prévu etc… Elle voit en moi cette tristesse et m’explique que si nous sommes ici, ce n’est pas un hasard, c’est que dieu nous a envoyés chez eux. De fils en aiguille, Coralia me demande si nous sommes croyants. Je lui réponds que nous n’avons pas de croyance particulière mais que nous respectons les personnes en ayant. C’est ainsi qu’elle me fait comprendre qu’elle fait partie d’une communauté chrétienne qui se réunit tous les mercredis autour de la vierge, que ce soir la réunion se fait chez eux et qu’elle souhaiterait que nous y participions. Je réponds que cela serait avec grand plaisir !

Coralia passera l’après-midi à nettoyer sa cour pour sa réception et nous la verrons en fin de journée toute endimanchée !!

Nous mangeons tous les 4 de bonne heure dans le camping-car et couchons les enfants vers 21h car l’arrivée des convives est prévue vers 21h. Nous voyons ainsi débarquer une quinzaine de personnes, tous mieux habillés les uns que les autres, et nous remontons donc dans Fastoch mettre nos chemises (seule tenue présentable que nous ayons !).

A 21h30 la cérémonie commence, nous sommes tous dehors sur une chaise et chantons et prions autour de la vierge. L’ambiance est très festive, nous ne comprenons pas grand-chose mais nous entendons malgré tout que la communauté prie pour nous, les français voyageurs dans une phase difficile et nous remercie de notre venue. L’émotion est à son comble…

Nous assistons également à une situation étrange : une dame d’une soixantaine d’années s’évanouit à plusieurs reprises et parait ainsi possédée… mais la cérémonie ne s’arrête pas pour autant. Toute l’assemblée chante et frappe dans ses mains.

Apres plus d’une heure de cérémonie, nous sommes invités à partager leur repas et à nous installer sur le canapé car nous leurs invités. Nous mangeons, encore et encore et expliquons notre voyage à tous les participants qui sont ravis de nous écouter.

La réunion se termine vers 23h30 et tous les convives nous remercient de notre présence et nous souhaitent bonne route dans notre aventure. Nous souhaitons bonne nuit à notre famille d’accueil et allons rejoindre nos enfants qui dorment à poings fermés.

Quelle journée !!!!

22 février

Ce matin Fernando part faire souder la pièce et nous nous occupons de notre côté en croisant les doigts que la réparation soit la bonne.

Avec Marc nous réservons les billets d’avion pour le retour : celui-ci est ainsi prévu le 17 Mars, il nous reste donc un peu plus de 3 semaines sur le continent Sud-Américain L

En fin de matinée nous préparons le repas de midi mais Fernando vient nous chercher car le repas est prêt dans leur maison ! Une fois de plus nous sommes invités à partager le repas avec eux.. quelle générosité !

Les garçons passeront l’après-midi à remonter la pièce pendant que moi je m’installe avec Coralia, à l’ombre d’un arbre à discuter. Elle m’explique que son mari est parti très tôt travailler, il est chauffeur poids lourd et part souvent plusieurs jours. Coralia me raconte un peu leur vie : ils ont 2 filles et un garçon et ils ont une résidence secondaire dans la campagne. Je comprends donc qu’ils font partie des boliviens d’une classe un peu supérieure. Son fils et son mari font du rallye automobile et elle me montre des photos. Elle m’explique aussi que sa petite retraite n’est pas très élevée et qu’elle travaille donc les weekends : elle cuisine toute la journée et nuit du vendredi pour vendre ses repas le weekend end à son domicile, nourrissant ainsi le quartier. Car en Bolivie, pas besoin d’ouvrir un commerce pour avoir le droit de vendre ses produits. Je lui explique qu’en France cela n’est pas possible et que les taxes sont très élevées.. pas évident de me faire comprendre !

Nous échangeons ainsi tout l’après-midi autour de boissons fraîches, de thé et de gâteaux… Les enfants sont aussi bien gâtés et jouent dans la cour autour de nous en compagnie des 2 chiens et du perroquet en liberté.

Une journée où nous oublions tous nos soucis et où nous comprenons que le voyage nous a apporté tellement de choses !

A 17h, Fernando a terminé et le camping-car est à nouveau en état de marche ! Youpi !! Il est temps pour nous de payer notre note et de reprendre notre route. Mais nos hôtes nous demandent d’attendre que Dani, la fiancée de Fernando, revienne de son travail d’ici une heure pour nous dire au revoir. Nous rangeons toutes nos affaires et Dani arrive vers 18h avec son collègue (ils travaillent dans une banque) les bras chargés de nourriture typique bolivienne. Nous nous installons à nouveau autour de la table à boire du thé et à déguster les bons petits plats.

19h, la nuit commence à arriver et Coralia nous conseille de passer encore une soirée avec eux. Nous en serions ravis mais il est temps pour nous de partir !  Nous réclamons à Fernando la note, sa maman lui glisse quelques mots à l’oreille et Fernando nous demande à peine 60 € ! Nous sommes gênés de ce petit montant et nous lui donnons un peu plus.

Maintenant place aux photos et aux adieux… l’émotion est là, nous partons les larmes aux yeux mais le cœur allégé. Merci à cette généreuse famille pour cette belle rencontre !

Nous sortons de la ville, il fait très chaud et nous nous arrêtons à une station-service car il fait nuit et nous n’avons pas le temps de chercher un autre bivouac. Nous faisons la rencontre de 3 jeunes espagnols en fourgon et d’un camping car appartenant à un couple de belges vivant en Namibie.

Décidément tant de rencontres !!

23 février

La nuit a été chaude et bruyante, comme toujours dans les stations-service… Nous quittons les lieux vers 9h30 et roulons environ 250 km pour arriver à midi à San Jose de Quichitos, dans la région des missions jésuites. Nous étions déjà passés dans les parages en Aout, mais à cette saison la température est difficilement supportable ! Nous faisons quelques courses et décidons de nous arrêter dans un hôtel qui accueille les voyageurs dans son jardin pour 15 € la nuit.

Nous découvrons ainsi l’hôtel Chiquitana tenu par Fabrice, un voyageur français qui a construit cet hôtel en 2010. Cet établissement, aux standards européens, offre un restaurant et une charmante piscine dont nous profitons tout l’après-midi. Les enfants font la rencontre de 2 petites filles françaises et jouent avec elles dans la piscine. Nous échangeons également avec la maman du gérant qui est là pour 3 mois.

Le soir nous prenons le repas au restaurant et nous couchons les enfants pendant que nous profitons un peu du salon extérieur.

Encore une nuit dans la chaleur !

24 février

Ce matin nous profitons une dernière fois de la piscine et de l’accès à la douche. Nous partons à 10h30 mais il fait déjà très chaud et humide ! Nous prenons la direction de la frontière brésilienne. Nous souhaitons rejoindre rapidement le Paraguay afin de retrouver nos amis « Tranquilo » et nous poser une bonne semaine vers eux.

Nous prenons notre repas au pied d’un joli rocher ocre, à côté d’un parc.. mais nous ne prenons pas le temps de le visiter, juste d’être à l’ombre des arbres…

Nous roulons 80 km et faisons une pause à Agua calientes, une rivière chaude qui nous rafraichit malgré tout.

Nous quittons les lieux vers 16h et arrivons à la frontière vers 18h30 mais celle-ci est déjà fermée. Le bivouac choisi est à Puerto Suarez, au bord d’un lac, où nous trouvons enfin un peu d’air ! Mais la tranquillité sera de courte durée : à 22h30 une voiture se stationne juste à côté de nous, musique à fond et un bébé qui ne cesse de pleurer ! Nous rallumons les lumières afin qu’ils comprennent que nous sommes présents, mais après 30 minutes de supplice sonore, nous déménageons et retournons sur la grande route alors que les enfants dorment déjà… bien sûr il fait nuit et nous n’avons pas d’autre choix que de nous stationner à la station-service… Cette fois-ci plus un brin d’air, la nuit sera terrible !

25 février

Nous nous réveillons à 7h, en sueur et très fatigués ! Marc a mal aux dents depuis quelques jours, le moral nous joue des tours ! Nous faisons le plein de gasoil avec nos derniers Bolivianos et partons vite car il fait déjà 29 degrés dans Fastoch et le soleil se lève !

Nous arrivons à la douane à 8h mais il y a déjà une énorme queue devant nous. Nous nous séparons : moi avec les enfants à la migration et Marc à la douane avec le véhicule. Après une bonne demi-heure, je n’ai quasiment pas avancé, le soleil chauffe, nous sommes dans les détritus et les enfants commencent à râler ! Je viens également de réaliser qu’il s’agit de la migration pour l’entrée au Brésil… mais où est donc la sortie de la Bolivie ?

Marc revient plutôt énervé : il n’a pas compris grand-chose à la douane brésilienne à part que nous devons imprimer un document sur internet afin de laisser entrer le véhicule sur le territoire brésilien, qui est d’ailleurs déjà stationné après la douane, au Brésil ! Nous échangeons du coup les rôles et j’essaye de me faire comprendre dans un mélange de portugais – espagnol – anglais ! Je « négocie » avec le douanier l’absence de document pour Fastoch étant donné que nous avons prévu que quelques jours au Brésil et je reviens vers Marc qui n’a avancé que de 2 mètres en 20 minutes !! On nous explique qu’il y en a pour au moins 3H d’attente, il n’y a qu’une seule personne au guichet !

L’ambiance se tend et mon cher mari envoie tout balader et décide de prendre la route sans passer par l’immigration !!! Je lui dis d’aller au camping-car avec les enfants et que je ferai la queue mais non il souhaite que nous partions d’ici et que nous allions à l’aéroport international, quelques kilomètres plus loin, où nous trouverons certainement un poste d’immigration.

Nous voilà donc au Brésil… sans papier !!!

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Bolivie : De Oruro à La Paz

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Lundi 12 Février 2018

Nous venons de passer plusieurs jours magnifiques au Carnaval d’Oruro en compagnie de la famille, les 749 en Vadrouille.

Aujourd’hui nous quittons Oruro en direction du Nord. Nous avons pour but de rejoindre la Paz avant le passage au Pérou.

Mais à la sortie de la ville, la route est fermée à cause d’une manifestation. Nous comprenons rapidement que les manifestants se révoltent contre le gouvernement à cause du traitement des eaux de pluie qui envahissent les rues, déversant de la boue de partout. Il est vrai que cela est choquant en comparaison avec tous les moyens mis dans le carnaval !

 

On nous annonce un blocage pour la journée alors nous achetons des empanadas à un marchand ambulant débarquant de nulle part ! Et oui, un bouchon de véhicules et les affaires reprennent !

Mais à 14h la situation se débloque et nous en profitons pour vite nous échapper de la ville afin de faire une nuit au calme ! Nous nous arrêtons dans village de Konani situé à 80 km au nord de Oruro. Nous trouvons un bivouac au bord d’une rivière, dans un petit hameau où le temps à l’air de s’être arrêté ! Nous sommes à côté d’un pont qui est à moitié écroulé à cause de la forte pluie de la veille.

Les enfants sortent les bottes et vont jouer au bord de l’eau et les papas nettoient les campings car qui dégagent de fortes odeurs d’urine !

 

Nous prendrons un repas tous les 8 dans Fastoch et irons au dodo de bonne heure car toute l’équipe est fatiguée.

13 février

Enfin une nuit au calme et réveil à 8h30 (et même 10h pour Chloé !). Les enfants reprennent leurs activités au bord de la rivière et nous un peu de rangement / ménage.

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Nous avons la visite d’un papi de 82 ans qui nous explique qu’ici la vie est difficile, que le gouvernement ne s’occupe pas d’eux. Et que le pont ne sera pas réparé avant des semaines ou des mois, seul accès pour aller chez lui ! Heureusement il existe l’entraide entre les communautés, mais il n’y a qu’un seul tracteur pour plusieurs villages… Il nous explique aussi que sa femme est malade et alitée depuis 7 ans ! Avec Corinne, Mickael et Marc, nos regards se croisent et nos cœurs se serrent ! Nous n’avons pas de solution pour ce brave homme mais nous échangeons avec lui un moment et nous voyons de la joie dans ses yeux… Après son départ, nous sommes bouleversés… comment peut-on laisser cet homme dans cette détresse ??? Ce pays, le plus pauvre d’Amérique Latine, est très déroutant !

Nous quittons notre bivouac vers 11h et faisons une pause repas dans le village de Tolar. Aujourd’hui est un jour férié car c’est mardi gras. Toutes les voitures et les maisons sont décorées, les gens dansent dans les rues.. Nous allons d’ailleurs voir une famille qui est devant sa maison, sur le bord de la route, musique à fond, en train de danser ! Nous sommes invités à danser avec eux et à partager leurs bières ! Ils sont très festifs, nous prennent en photo et surtout nous remercient de visiter la Bolivie.

 

Nous mangeons dans un hôtel/restaurant plutôt sympa avant de reprendre la route tous ensemble.

Nous nous arrêtons dans un village à côté de la Laguna Pacajes, où nous découvrons qu’aujourd’hui c’est la fête du lac ! Nous traversons le village et sommes aspergés par des bombes à eau et par de l’espuma (mousse).

 

Nous avons repéré un bivouac sur un terrain de loisirs payant et le propriétaire nous installe sur le stade de foot. Quel plaisir de bivouaquer sur du gazon !! Les enfants prennent rapidement possession des lieux et s’amusent dans le grand toboggan. Nous enchaînons ensuite par une partie de foot tous ensemble mais nous sommes rapidement rappelés à l’ordre par l’altitude !

Nous partons donc en promenade au bord du lac et embarquons sur les pédalos de fortune.

 

Mais la nuit tombe vite de nous nous retrouvons dans le noir, de l’autre côté du lac aux abords inondés… Après une petite heure à chercher notre chemin, nous retrouvons enfin nos véhicules, nous voilà rassurés !

Chaque famille mange chez soi et tout le monde au lit !

14 février

Cette nuit Tom a été malade : fièvre et vomissements… il a donc dormi avec nous et nous sommes tous fatigués au réveil, surtout qu’il a plu toute la nuit !

Nous prenons donc la décision de quitter les lieux, mais nous attendons le début d’après-midi afin d’être sûrs que Tom aille mieux. Les 749 partent dans la matinée en direction de la Paz qui est à quelques dizaines de kilomètres de là.

Nous avions repéré sur Ioverlander un stationnement payant (30 bolivianos/jour) et sécurisé à l’aéroport de La Paz, situé sur les hauteurs de ville – le plus haut aéroport international du monde, à El Alto (4000 m d’altitude !). Nous y retrouvons le camping-car des 749, qui sont partis en visite dans la ville.

Nous mangeons et Tom a l’air en meilleure forme et souhaite visiter la ville. Nous prenons donc un taxi afin de nous rendre dans le centre.

La Paz est la capitale administrative de la Bolivie (Sucre est la capitale constitutionnelle) et est la 3ème  ville la plus peuplée du pays (derrière Santa Cruz de la Sierra et El Alto). Cette ville perchée à 3 650 m d’altitude est entourée des hautes montagnes de l’altiplano.

Nous nous rendons à l’alliance française afin que les enfants puissent bouquiner des livres en français et nous y retrouvons les 749. Nous partons ensuite tous les 4 nous balader dans la ville, à la recherche d’une Géocache dans un parc. Nous prendrons des forces sur la route en savourant de bons petits pains au chocolat français, hhuuummm un bon goût de France !

La marche à cette altitude nous fatigue vite tous et nous prenons le chemin du retour à la recherche d’un collectivo (mini bus collectif) afin de nous remonter à El Alto. Mais il y a beaucoup de personnes devant nous qui attendent et une dame nous propose de partager son taxi car elle se rend à l’aéroport. Nous arpentons les rues avec une pente impressionnante ! Le taxi peine parfois et nous avons une magnifique vue sur la ville illuminée.

 

Nous retrouvons nos amis sur le parking et nous partageons avec eux des crêpes dans Fastoch.

15 février

Ce matin vers 10h, nous partons tous ensemble en taxi jusqu’au téléphérique pour visiter la ville. Mais nous sommes 8 alors les enfants iront dans le coffre du taxi… Original !!

Le réseau de téléphérique ici a été mis en place en 2014 afin de relier El Alto à La Paz. Aujourd’hui, le réseau compte bientôt 8 lignes et est devenu le plus long réseau de téléphérique urbain et surtout le plus élevé du monde. Le tarif est de 3 bolivianos par trajet et le rend accessible au plus grand public.

 

La vue sur la ville y est vraiment incroyable, mais Corinne ayant le vertige, n’en profitera guère. Nous partons flâner dans le marché et la rue piétonne touristique. L’ambiance est sereine, ce qui est surprenant pour l’ampleur de la ville. Nous croisons à nouveau Michel et Valentine (rencontrés à Oruro) avec qui nous échangerons et repartons à la visite des boutiques. Je craque sur l’achat d’un tissu afin de porter Chloé dans le dos, comme les locales, la vendeuse m’explique le pliage.

Le midi nous mangeons dans un restaurant original par sa déco style brocante où nous avons l’impression d’être retournés en Europe.  L’après-midi nous déambulerons dans les rues pendant que Chloé fera la sieste dans mon dos. Nous passerons devant le parlement sur lequel l’horloge a les chiffres inversés et tourne au sens inverse des aiguilles d’une montre!

Nous dégusterons aussi des glaces pour le goûter, mais en fin de journée nous rentrons en taxi car la fatigue commence à atteindre les troupes.

 

Ce soir nous mangeons tous les 4 dans Fastoch pendant que Lubin et Suzie préparent à manger à leurs parents au lendemain de la Saint Valentin.

16 février

Aujourd’hui nous avons prévu d’aller visiter la Vallée de la Luna à quelques kilomètres de là, mais ce matin une mauvaise nouvelle financière remet en cause la fin de notre voyage… Le cœur lourd nous contactons nos familles en France afin d’être conseillés. Tout s’écroule sous nos jambes…

Nos amis à nos côtés nous soutiennent, heureusement que nous ne sommes pas seuls !! Nous profitons alors des derniers instants et nous rendons à la Vallée de la Luna. La traversée de la Paz est un enfer, tout est bouché !!! et avec notre humeur, le stress monte vite ! Après plus d’une heure de bouchons, nous sortons enfin de La Paz et trouvons un supermarché qui nous permet de faire enfin de « vraies » courses !!

Nous déposons notre linge à une Lavanderia et nous partons visiter La Vallee de la Luna. Le site est très sympa, mais nous avons du mal à apprécier, notre esprit étant ailleurs, et en plus la pluie arrive !

 

Nous reprenons nos véhicules et partons stationner dans un parc avec les 749. Les enfants sortent les bottes et les K-Way et jouent dehors.

Ce soir les 749 nous préparent une super tartiflette que nous dégustons dans Fastoch. Merci les amis pour votre soutien qui nous a fait chaud au cœur !

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17 février

La nuit a été très difficile et la décision est prise : nous sommes au bord du Lac Titicaca mais nous décidons de faire demi-tour et de renter via Montevideo afin de ramener Fastoch. Nous avions prévu de le vendre cet été en Colombie mais rien n’est validé et nous devons rentrer sous un mois maximum… Tout se bouscule dans nos têtes, nous faisons des choix, pas forcément les meilleurs sur le coup, mais voilà nous devons rentrer !!

Nous envoyons des e mails afin de faire des devis pour le shipping et nous profitons de nos derniers instants avec Les 749 en vadrouille. Les enfants passeront la matinée à jouer dehors et nous mangerons même tous ensemble sous le soleil.

L’heure de la séparation approche, les enfants ont du mal à comprendre… Nous sommes tellement tristes !

Nous prenons ainsi la direction de Cochabamba, au sud, et nous nous arrêtons vers 19h un peu après le village de Caracollo.

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Bolivie – De Uyuni au Carnaval d’Oruro

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Jeudi 1er février 2018

Nous entrons en Bolivie par le Chili à Ollague. Il est 14h30 au Chili mais 13h30 en Bolivie. Et mince la douane n’ouvre qu’à 14h !! La file d’attente commence à s’agrandir avec plusieurs poids lourds, nous espérons que cela ne sera pas trop long.

14h30, tout est bon, aucun contrôle ! Nous prenons la route du Sud, comme nous l’a conseillé le douanier. Notre objectif est de nous rendre à Uyuni, même si nous savons que la météo n’est pas des plus favorable en ce moment : il a beaucoup plu en Bolivie !

Nous roulons sur une piste pas trop mauvaise mais celle-ci est fréquentée par les camions qui nous remplissent de poussière et qui créés des ornières ! Nous sommes à une moyenne de 4000 m d’altitude, le paysage est magnifique..

Nous passons par la vallée de Los Rocas, une succession de rochers rouges / orangés. Une fois de plus nous en prenons plein les yeux.

En revanche la route est longue et aux environs de San Christobal, elle devient humide et les abords sont tous inondés.. Le stress monte mais nous savons que cette piste est bientôt terminée, nous rejoignons la Ruta 5 qui parait plus grande sur la carte et qui devrait donc être en meilleur état… Mais comme en Bolivie rien ne se passe comme prévu, la Ruta 5 est pire que la piste !! Il y a de la boue de partout, notre pare prise devient vite crépit et Fastoch fait quelques glissades…

Sur le siège passager, je commence à moins rigoler, surtout quand Marc m’explique qu’avec la boue dans les roues les freins sont de moins en moins efficaces.. Bon ce qui me rassure c’est que nous ne sommes pas seuls sur cette route, nous sommes entourés de 4×4 qui vont ou qui reviennent du Sud Lipez, ils doivent maîtrisés. Sauf qu’en réalité ils roulent tous à 2 à l’heure et que cela n’a pas l’air de les stresser que la nuit tombe !

Dans Fastoch le stress commence à monter car il nous est impossible de nous arrêter pour bivouaquer : tous les abords sont inondés ! alors Marco met un coup d’accélérateur, il double dans tous les sens, je ferme les yeux, les enfants sont morts de rire et tout se passe bien !

19h30, la nuit est tombée, nous arrivons enfin à Uyuni sous des trombes d’eau.. Nous ne reconnaissons rien suite à notre passage 6 mois avant.

Nous nous dirigeons vers les marchands ambulants pour manger. Ils sont encore là, mais pour y accéder il faut marcher sur des planches en bois afin de ne pas tomber dans les flaques d’eau. Youhou mais où sommes-nous ?!!

Je choisis 4 burgers / frites pour 32 Bolivianos (soit 3.50 € !!) et les troupes sont de nouveaux motivées ! Et oui nous revoilà dans le pays où nous allons pouvoir arrêter de cuisiner 🙂

Aller maintenant au dodo, demain il fera jour…

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02 février

Malgré les aboiements de chiens, nous avons presque bien dormi.. Ce matin il pleut (encore !).. alors pan cakes !

Nous profitons d’une accalmie pour sortir faire les courses au marché. Nous retrouvons le bazar bolivien, mais quel plaisir de pouvoir acheter des fruits et des légumes frais sans se ruiner !

La pluie revient à nouveau alors les enfants jouent dans le camping car jusqu’au soir où nous ferons dodo devant l’armée d’Uyuni, en espérant que ce soit calme.

03 février

Nuit pluvieuse mais nuit calme ! Mais ce matin Marc a décidé de lever le capot de Fastoch qui ne tourne pas très rond depuis quelques jours. Il pense que cela est dû à la vanne EGR qui fait des caprices avec l’altitude… 3 coups de clefs et de tournevis plus tard (parole de madame qui n’y connait rien !), nous roulons dans les rues d’Uyuni pour vérifier que Fastoch va mieux.

Nous assistons à un spectacle désolant de cette ville sous la boue et pleine de détritus. Déjà en août nous avions trouvé sale, mais là c’est +++

Nous passons devant un parc de jeux et la pluie s’étend arrêtée, nous y faisons une halte et faisons ensuite laver Fastoch.

Après concertation, nous prenons la route pour le salar d’Uyuni.. la pluie s’est calmée, c’est le bon moment. Lors de notre 1er passage, nous avons visité le Salar (et vraiment adoré) en période sèche et nous avons hâte de voir ce que cela donne en période humide.

Passage à l’un des péages les plus chers de Bolivie (32 bolivianos – 3.5 €), et nous arrivons sur une route d’accès bien boueuse avec beaucoup de trous. Mais, comme à son habitude, Fastoch passe sans souci et nous arrivons à l’entrée du Salar. Nous le découvrons rempli d’eau et nous nous arrêtons au bord pour observer.

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Nous voyons tous les 4×4 d’excursions touristiques passer à côté de nous, nous les observons attentivement rouler dans l’eau.. Ouais il y a quand même beaucoup d’eau et du coup les trous ne sont plus visibles.. Les enfants prennent leurs bottes et vont marcher dans l’eau salée. Ils sont ravis, nous en profitons pour faire de chouettes photos.

Il y a même un camion plateau qui fait des visites touristiques d’une manière originale : imaginez-vous à l’arrière du camion, sur une chaise de jardin en plastique… Et c’est partie pour la visite du Salar !! Un business simple mais rentable !

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Nous passerons le reste de la journée à contempler cette belle vue, à regarder passer tous ces 4×4 et observer le magnifique coucher de soleil.

En revanche, ce soir, au moment de faire dodo, nous sommes les seuls à rester et cet endroit devient « le nôtre ».

04 février

7h Tom se réveille en ouvrant son store et nous l’entendons dire « Hey y’a des 4×4 qui vont sur le Salar !! » 🙂

Mais nous lui expliquons que nous avons pris la décision de ne pas y aller avec Fastoch pour 2 raisons : nous venons de le faire laver et nous ne voulons pas le recouvrir de sel et surtout nous ne connaissons pas vraiment l’état de la « route » sous l’eau et que nous ne souhaitons pas prendre de risque.

Le bilan est donc qu’il faut vraiment faire le Salar en saison sèche, cela n’a absolument rien à voir d’avoir le privilège de rouler et de dormir dessus !

9h nous prenons donc le départ pour le Nord car nous avons pour objectif d’être au Carnaval Oruro où nous avons RDV avec les 749 en vadrouille, aux environs du 08/02.

Nous faisons un stop 70 km au nord de Uyuni, vers Rio Gulatos, au bord d’une rivière. Tentative de lessive, mais l’eau n’est pas assez claire. Lavage de Fastoch malgré tout pour enlever le sel et repas de midi.

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Après manger les enfants n’ont pas envie de sortir alors ils jouent à l’intérieur malgré le grand beau temps, ce qui signifie, comme souvent, disputes entre frère et sœur.

Moi je me mets sur le blog et le tri des photos, et Marc sur la mécanique avec toujours cette histoire de vanne EGR ! Il réussit à la démonter avec beaucoup de difficultés et à la nettoyer, les noms d’oiseaux fusent alors j’emmène les enfants escalader les rochers au soleil.

En fin d’après-midi, nous nous déplaçons pour dormir de l’autre côté de la route au bord d’un belvédère.

06 février

Nous nous réveillons avec le soleil et les enfants sortent jouer au ballon. Nous quittons notre bivouac vers 10h, toujours en direction du Nord.

Nous ne roulons pas très longtemps et prenons la direction de thermes repérés sur Ioverlander. Mais nous ne trouvons pas d’eau chaude alors nous nous arrêtons au bord d’une rivière à 3800 m d’altitude, malgré un accès plutôt difficile et boueux. Une fois de plus, Fastoch et son pilote sont impressionnants (et nous on sert les fesses !).

Mais ici je ne me sens pas super bien, sûrement l’altitude qui me travaille. Je fais malgré tout quelques lessives (avec de l’eau plus ou moins claire !) et les enfants s’installent au soleil sur la bâche dehors.

16h, lessives terminées et étendues, on se pose enfin ! Mais le ciel devient menaçant et les gouttes arrivent !!

Ni une ni deux, nous remballons en toute vitesse car il est hors de question de rester ici sous la pluie, nous pourrions rester coincés ! Nous ressortons de notre bivouac sans trop de soucis et roulons une vingtaine de kilomètres avant de nous arrêter au village de Challapata, au bord de la place centrale.

Les enfants sortent leurs vélos et nous faisons un petit tour dans le centre.

19h30, le jour se couche de plus en plus tôt, du coup les enfants aussi.. 20h30 ils dorment et à 22h nous prenons un orage de grêle !!

07 février

Au réveil Marc va acheter du pain pour le petit déjeuner et nous partons ensuite nous balader dans le marché. Beaucoup de stands sont en rapport avec le carnaval, alors nous achetons 2 jolis masques pour Chloé et Tom.

Marc se rend ensuite chez un garagiste afin qu’il nous fabrique une pièce en métal que nous avons dessinée permettant de boucher la vanne EGR. Cela nous sera fait pour 7€, parfait !

Les enfants font des tours et des tours de la place du village avec leurs vélos et à midi nous nous régalons autour d’empanadas et d’un énorme gâteau bolivien.

Cela fait des mois que nous avions repéré ce style de gâteau et aujourd’hui Marc a craqué (4€ le gâteau !). Alors le verdict = non ce n’est pas mauvais et pas écœurant !! Même si, je l’avoue, je n’en ai pas mangé beaucoup par crainte pour mon estomac !

Nous reprenons la route en début d’après-midi et faisons une pause dans des thermes. Même si les environs sont remplis de détritus, nous sommes surpris d’avoir accès à des thermes privatifs pour 10 Bolivianos par personne avec douche à volonté !

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L’état et les odeurs sur le parking ne nous ferons pas rester pour un bivouac et nous prenons ainsi la direction de Oruro qui n’est pas très loin.

Nous passons par la ville de Poppo où nous faisons le tour, mais elle est désertique alors nous continuons. Malheureusement, nous roulons et ne trouvons aucun bivouac, les abords de la route étant inondés…

Nous voilà donc à Oruro où nous ne voulions pas arriver aussi tôt. Et comme nous le craignons, cette ville minière, située à 3700 m d’altitude, est loin d’être propre et nous sommes rapidement bloqués dans les bouchons..

Nous traversons le marché et nous cherchons un lieu pour stationner. Mais nous comprenons vite que nous nous sommes engagés dans une sacrée galère, nous roulons au pas depuis un long moment et les enfants commencent à en avoir marre ! Nous cherchons alors un lieu payant, style parking d’hôtel, mais nous nous rendons vite compte que tout est complet étant donné que nous sommes en période de carnaval. Nous lisons d’ailleurs dans notre guide qu’il faut réserver les hôtels des mois à l’avance…

L’heure du repas arrive et je vais donc chercher un poulet / frites (notre repas typiquement bolivien !), pendant que Marc est garé en double file. Je discute avec le restaurateur qui me dit de revenir demain, qu’il connaît peut être un parking qui pourrait nous accueillir.

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Nous décidons de dormir en pleine ville, non loin des gradins du carnaval en cours d’installation.

08 février

Une nuit de plus sous la pluie… Nous décollons vers 10h pour nous rendre au parking que nous a recommandé le gérant du restaurant la veille, mais tout est bouché… Nous sortons du coup de la ville afin de faire le plein d’eau et de gasoil pour pouvoir être tranquilles plusieurs jours.

Les abords de la ville sont encore pires que le centre, tout est dans la boue et dans les détritus ! Nous trouvons enfin une station mais le pompiste refuse de nous servir au prix national et il n’a pas d’eau… Rappelez-vous qu’en Bolivie, il y a un tarif pour les Boliviens et un pour les étrangers, et surtout ici on négocie son gasoil !

Nous continuons du coup la route et nous passons devant plusieurs  « garagistes » spécialiste de la vidange moteur.. et Fastoch en aurait bien besoin ! Marc négocie la « meilleure » huile et c’est parti pour une vidange dans la boue entre les gouttes de pluie… Pendant ce temps, activité coloriage pour Tom et Chloé.

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Nous repartons ensuite à la quette de gasoil « pas cher » mais nous essuyons à nouveau 2 refus ! Nous n’avions pas eu autant de mal à négocier le gasoil lors de notre passage en Aout.. est-ce l’effet carnaval ? Nous finissons enfin par trouver une station qui accepte de nous vendre 5 bolivianos le litre de gasoil, nous espérions payer moins mais nous négocions le plein d’eau et nous commençons à en avoir marre !

Bon maintenant où aller ??!! Nous sommes jeudi et le carnaval n’est que samedi et la ville ne nous fait pas franchement rêver ! Nous faisons une pause repas (poulet !) et prenons la décision de retourner dans le centre ville car nous craignons que les accès soient fermés demain.

Nous nous rendons au parking conseillé par le restaurateur, mais le propriétaire nous trouve trop gros et ne veut finalement pas de nous.. Nous faisons du coup à nouveau le tour, dans les bouchons, mais nous ne trouvons rien… je demande à plusieurs hôtels, mais aucun n’a de stationnement.. Après 3 tours de la ville, nous prenons la décision de retourner là où nous avons dormi la veille. Nous étions finalement bien placé, juste derrière les gradins du futur défilé.. Pas sécurisé comme nous le souhaitions, mais nous n’avons pas bien d’autre choix !

Nous partons nous balader en ville car nous avons besoin de nous dégourdir les jambes ! Nous allons aussi à la pêche aux renseignements concernant le déroulement du carnaval. Nous comprenons rapidement que nous devons acheter des places dans les gradins et que le prix moyen est de 350 bolivianos (45 € !!) pour le week end ! Aie ! IMais comment font les boliviens pour se payer les billets ?!! La réservation se fait demain sur place, nous verrons avec les 749 comment ils souhaitent faire..

Nous nous promenons sur le futur parcours du défilé en observant les boliviens installer les gradins, peindre une fresque au sol tout au long du parcours… Ils sont impressionnants d’efficacité !

Car le carnaval d’Oruro est le plus grand carnaval de Bolivie et d’une manière générale, le plus grand évènement culturel du pays. Celui-ci a été inscrit par l’UNESCO sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Le week end nous est présenté comme un défilé durant vingt heures  (sur 2 jours) et sur un parcours de 4 kilomètres, plus de 28 000 danseurs et 10 000 musiciens par groupes de cinquante danseurs. Ces groupes présentent diverses danses typiques du folklore, dont les plus connues sont les Caporales et la Diablada.

Nous prenons conscience de l’ampleur de l’évènement que nous n’imaginions absolument pas ! Pour l’occasion nous achetons une petite déco typique pour décorer Fastoch, comme font les boliviens.

08 février

Une fois de plus nous avons eu la pluie toute la nuit et, comme à chaque fois en ville, nous avons mal dormi. Après quelques pan Cakes, nous faisons un moment école.

Nous nous réalisons que le gabarit de notre véhicule permet aux boliviens de se cacher derrière afin d’uriner tranquillement… Sans commentaire !!

Nous voyons rapidement passer des danseurs costumés avec des tenues traditionnelles boliviennes. Nous comprenons que aujourd’hui il s’agit du défilé des personnes du Campo (de la campagne), nous les regardons défiler avec plaisir des gradins. Finalement Fastoch est bien placé car nous pouvons jeter un oeil dessus des gradins.

A midi, nos amis les 749 en vadrouille nous rejoignent (difficilement !!) et nous partageons un repas (poulet !!) tous ensemble dans les gradins.. nous sommes ravis de nous retrouver car nous n’avions passé qu’une journée ensemble au Chili mais nous avions vraiment apprécié cette charmante famille composée de Mickaël, Corinne, Suzie et Lubin. A la fin du repas, les enfants filent jouer dans Fastoch, pendant que les parents échangent sur les gradins.

A 16h, nous partons faire un tour dans le marché qui est un des plus gros que nous n’ayons jamais vu.. ça défile dans tous les sens, entre exposants, voitures, marchands ambulants… je vous passe les différentes odeurs dont nous avons droit !

Nous prenons le goûter dans le marché et nous rejoignons le camping car des 749, garé à quelques rues du notre, afin de partager un thé pendant que les enfants jouent.

Ce soir repas chacun chez soi car nous sommes tous bien fatigués, mais ravis de s’être retrouvés !

Nous couchons les enfants et partons 5 min faire un tour dans la rue du défilé où les boliviens travaillent toujours de façon intensive !

09 février

Un peu d’école pour commencer la journée puis nous partons en direction du Teleferico (téléphérique) tout en longeant le parcours du défilé. Les préparatifs sont impressionnants et nous arrivons à la fin du parcours, au pied du téléphérique, où sont situées les tribunes présidentielles. Ce téléphérique est flambant neuf et a été ouvert quelques jours auparavant. Il nous emmène aux pieds de la Virgen del Socavon (vierge de la mine), qui est plus grande que le Christ rédempteur de Rio, mesurant 45 mètres de hauteur ! Une lune à ses pieds, la Vierge tient l’Enfant-Jésus dans sa main gauche tandis que de sa main droite, elle porte une bougie. À ce jour, la Vierge de Oruro demeure le monument religieux le plus haut d’Amérique latine.

Nous redescendons nous promener dans la ville et nous nous retrouvons à nouveau dans le marché. Il est déjà 14h et les enfants ont faim mais nous ne trouvons plus rien à part des soupes ou des aliments bizarres.. Nous finissons du coup par acheter du pain, du jambon et du fromage et nous partons faire des sandwichs dans les camping car !

Les enfants passeront l’après midi à jouer dans Fastoch, Suzie se fabriquera un chouette masque et les parents iront acheter les places pour les gradins – 3 places à 200 bolivianos chacune (25 €) et nous choisissons le dernier rang afin de pouvoir jeter un oeil sur le véhicules (les 749 ayant rapatrié leur « Patrouille » à côté de son copain « Fastoch »).

Nous avons d’ailleurs droit à la visite de la police municipale qui nous annonce qu’il est fort possible que nous nous fassions dégager par ses collègues… mais le voisin nous rassure en nous disant que nous sommes des touristes et que nous n’aurons pas de souci.

En fin de journée, nous voyons l’arrivée de la famille suisse, que nous avions rencontrée à San Pedro d’Atacama quelques semaines auparavant – Damien, sa femme et leurs 2 filles.

Encore une soirée à discuter mais ce soir nous ne nous couchons pas tard car nous avons appris que demain matin les 1ers passages de la Diablada sont à 7h !

10 février

La nuit a  (encore !) été bruyante… mais personne ne nous a dégagés et l’entrée de notre rue a été fermée par des barrières et l’accès est surveillé. Finalement nous sommes vraiment bien placés !

Après un réveil à 6h30, nous laissons les enfants dormir et nous allons prendre place dans les gradins, avec un visu sur Fastoch. Il est tôt, les gradins ne sont pas remplis, cool nous avons de la place. Le défilé commence et nous sommes vite impressionnés par l’ampleur des costumes, des danses, des orchestres… La musique est rythmée et prenante.

A 10h30, après avoir déjeuner tranquillement, les enfants nous rejoignent alors que les gradins commencent à se remplir.

Nous avons le droit à un défilé de marchands ambulants en tous genres aux pieds des gradins : perche à selfie, bombe d’espuma (genre de mousse pour asperger tout le monde), chips, poulet…),  le va et viens est vraiment impressionnant.

Nous passerons la journée sur ces gradins à en prendre plein les yeux ! Les enfants alterneront entre camping car, sieste, jeux, défilé etc… vraiment pratique notre emplacement..

Dans l’après midi, je m’absente avec Corinne dans son camping car pour faire des crêpes à nos loulous, pendant qu’ils font des batailles « d’espuma » autour des camping cars. Nous entendons un gros « boom », les pétards ici sont vraiment impressionnants !

En fin de journée, retour dans les gradins… les militaires quittent leurs postes et le cortège se rempli vite de monde, entremêlés avec les danseurs.

Nous quitterons les gradins vers 23h, alors que les enfants dorment déjà depuis un moment dans leurs lits.

11 février

La nuit a été étrangement calme après 3h du matin… nous sommes surpris car le défilé devait reprendre à 6h mais ne reprend qu’aux alentours des 8h30.

Nous lisons les 1ers titres des journaux et sommes choqués d’apprendre qu’il y a eu un grave accident hier soir : une explosion d’une bouteille de gaz d’un marchand ambulant a provoqué la mort de 8 personnes et 47 blessés… et tout ça à 2 rues de nous. Nous comprenons mieux le gros « boom » d’hier… Ce qui est le plus surprenant est que personne n’a arrêté le défilé pour autant !

Nous nous apercevons rapidement que nous avons perdu une de nos cartes bleues ! Nous fouillons tout le camping car, mais il faut se rendre à l’évidence, nous avons du la perdre hier en retirant de la monnaie. Sauf que l’on est dimanche et que pour faire opposition de Bolivie en France c’est une grande histoire !!! Car petite anecdote : pour faire opposition à une CB il faut donner le numéro de cette CB.. pratique !! Nous découvrons que  nous pouvons faire opposition sur notre application Smartphone, mais la CB enregistrée sur celle-ci n’est pas la bonne ! Une fois de plus nous sommes très déçus de la Caisse d’Epargne nous aura vraiment mis des bâtons dans les roues tout au long de notre voyage ! Heureusement que ma maman a géré à distance… merci à elle !

Nous retournons à nos emplacements et profitons du défilé au calme, en bas des gradins, derrière les barrières ! Nous voyons les mêmes groupes, mais cette fois-ci l’ambiance est plus détendue…

Nous mangeons et les enfants vont tous dans le camping car des 749 : les grands jouent au Monopoly et Chloé aux animaux. Et nous, de nouveau dans les gradins, nous ne voulons pas en perdre une miette.

En fin d’après midi, les enfants nous rejoignent et font des batailles de mousse avec les locaux..

Les enfants mangeront tôt dans le camping car et dodo vers 21h pour eux, pendant que nous assistons à une ambiance de folie sur la piste et dans les gradins. La joie de vivre est vraiment très agréable !!

Nous descendons nous mêler au défilé, un bolivien m’explique les mouvements de la danse traditionnelle.. Dans les gradins, les bières coulent à flot, nous dansons, nous rions… Nous faisons également la rencontre de Valetine et Michel (Les Milav’)

L’atmosphère est légère, assez surprenant avec tout ce monde ! Nous irons nous coucher à 2h du matin, même si le carnaval est loin d’être terminé !

12 février

Nous nous réveillons à 8h30, un peu fatigués… L’ambiance est calme, le ménage dans les rues a été fait, les gradins sont en cours de démontage… et le plus surprenant : nous comprenons que la ville a recouvert de goudron la voie ferrée afin que le défilé puisse avoir lieu et maintenant ils enlèvent tout !!

Nous quittons Oruro avec des images plein la tête.. jamais nous n’aurions imaginé vivre cela en Bolivie, ce pays si pauvre et si sale.. Vraiment aucun regret !

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Bolivie on y retourne !

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Mardi 12 septembre 2017

Nous quittons l’Argentine pour entrer en Bolivie par la ville de Villazon vers 15h30. Le passage de douane (autorisation de circulation du véhicule) est long… et en plus nous sommes à 2 camping-cars. C’est d’ailleurs la 1ère fois que la famille Les Globe Trotters du Doubs entre en Bolivie et ils sont vite dépaysés.

1 frontiere villazon

Et oui, la Bolivie n’a rien à voir avec l’Argentine.. Vendeurs ambulants, marchés, changement d’heure, ambiance très différente… Notre 1er passage en Bolivie (quelques semaines auparavant) avait duré 1 mois et nous étions ravis d’en sortir, mais finalement c’est avec plaisir que nous y retournons.

Comme à chaque fois dans un nouveau pays, le 1er objectif est la banque. En Bolivie, beaucoup plus simple qu’en Argentine.. pas de queue au guichet ! Dans ce pays nous avons rapidement beaucoup de liquidité : un euro correspond à 8 bolivianos. Nous enchaînons ensuite sur les courses mais ici pas de supermarché ! Uniquement des petits marchés et les produits sont dépaysants…  mais les prix sont très intéressants !!

Nous prenons enfin la route avant que la nuit tombe en direction du village de Mojo où avions déjà bivouaqué au bord d’une rivière lors de notre premier passage. Mais nous nous faisons arrêter par un policier qui nous contrôle nos papiers. Celui-ci demande à Marc et Jimmy de le suivre dans son « bureau » et leur demande de payer la « taxe locale ». Marc ne se démonte pas et lui dit que nous sommes déjà venus ici et qu’il n’y a aucune taxe locale et que nos véhicules sont en règle… après quelques échanges le policier abandonne et nous laisse repartir. Non mais !!

La nuit tombe et nous sommes à quelques dizaines de kilomètres de notre bivouac. Le voilà enfin et Marc ouvre la route connaissant le secteur. Il passe en 1er également parce que la route se transforme en piste, et contrairement aux copains, notre camping car Fastoch est un propulsion donc il permet de mieux rouler dans ces conditions. Il fait nuit mais nous reconnaissons l’endroit où nous avions dormi, pas de souci on y va.. Mais les Globe Trotters du Doubs nous appellent via le Talki en disant qu’ils pensent s’être ensablés !!! Oups demi tour !!

En effet, le camping-car (toujours en attente d’un nom), a les roues enlisées.. ni une ni 2, Fastoch se met en position pour sortir son copain.. mais rien n’y fait !! nous sommes trop près de la rivière et le sable est bien humide… Il est tard, le stress monte, les enfants également… Les papas passent 3h à trouver des solutions (plaques de désenlisement, planches, cailloux, cordes…) et Céline commence à stresser. Dans un élan de désespoir, elle propose même que nous démontions la porte de leur salle de bains pour sortir leur véhicule.. Aller on se détend, on va s’en sortir !!

De leur côté, les mamans font manger les petits monstres dans Fastoch et nous allons les coucher alors qu’ils ne sont pas trop rassurés. A 22h, les 2 camping cars sont totalement enlisés !! et oui le notre s’est enfoncé en voulant sortir son copain et nous nous retrouvons les roues sous l’eau à force de creuser le sable. Il est temps d’arrêter, nous y verrons plus clair demain !

Nous sommes à 3400 m, enlisés au bord d’une rivière avec Céline qui n’ai pas sûre de supporter l’altitude.. mais ça va le faire !!

13 septembre 2017

Après une nuit soucieuse, les garçons se remettent au travail.. mais rien n’y fait, Fastoch est bien coincé il faut aller chercher de l’aide.

mojo enlisage (4)

30 minutes plus tard, avec Céline et les enfants nous voyons un tracteur arriver… notre sauveur !! Les garçons sont tous fiers de revenir en bonne compagnie : le chauffeur du tracteur, sa femme et sa fille. En 20 minutes les 2 véhicules sont sortis, nous retrouvons le sourire !

2 mojo avec tracteur

Nous remercions le chauffeur et sa famille (à qui nous avons donné 400 bls pour les 2 véhicules) et nous nous posons au bord de la rivière. Nous nettoyons un peu les camping cars, un peu de lessive dans le rio (= rivière) et on repart !

mojo enlisage (1)

Mais avant cela, nous décidons de faire une offrande à la Pachamama (Terre-mère) afin de nous apporter un beau voyage.. Pour cela, nous enterrons nos offrandes achetées la veille sur le marché (plateau d’offrande tout prêt).

Sur la route de Tupiza, nous nous arrêtons à 2 stations services qui ne veulent pas nous remplir nos bidons de gazoil !! Et oui dans ce pays ce n’est pas simple de faire le plein : il y a un tarif national qui se fait avec des bidons (3.72 bls) ou un tarif international (8.80) qui se fait avec le véhicule.. Mais dans ce secteur (proche frontière), les stations ne veulent pas nous faire le tarif national et nous finissons par faire nos pleins au prix international. Ce qui est aussi cher qu’en Argentine finalement alors que le gazoil est de mauvaise qualité !

Nous arrivons à Tupiza vers 13h et nous nous installons sur le parking d’un hôtel (le même qu’à notre 1er passage) car nous n’aimons pas trop nous garer dans les villes, et à 2 camping cars ça risque de devenir plus compliqué. Nous prenons vite la direction du marché pour trouver à manger, car ici c’est souvent plus économique de manger au restaurant que de cuisiner. Nous retrouvons notre traditionnel « riz / frites / poulet » et sommes ravis de faire découvrir aux Globe trotters du Doubs. Nous faisons ensuite le tour de la ville et Céline et moi allons faire les courses au marché.

Ah j’avais presque oublié les belles étales de fruits et légumes.. par contre celles de viande ne m’avaient pas manquée.. il ne faut pas craindre l’hygiène qui n’est pas la même que la notre.

Pendant ce temps, les garçons sont avec les enfants à l’hôtel et font quelques réparations sur les véhicules.

Nous finissons notre journée par un autre restaurant mais avec le même menu. Nous ne sommes pas là pour longtemps alors nous en profitons !

14 septembre

Après avoir fait le plein d’eau et quelques lessives, nous prenons la route vers 11h en direction de Uyuni. Nous savons que la route est TRES difficile et que nous la ferons en 2 jours.

Nous faisons une 1ère pause vers 12h où nous roulons dans un rio asséché au milieu d’un canyon. La route n’est pas terrible mais les paysages sont splendides. Mais Rio (Les globes trotters du Doubs ont trouvé le nom de leur camping-car !), fait des siennes : il ne veut pas s’arrêter alors que Jimmy a enlevé la clef du contact.. et il a ensuite du mal à redémarrer.. sûrement dû au passage dans l’eau !!! 2 coups de tournevis plus tard, tout rentre dans l’ordre ! Il est temps de s’arrêter manger..

L’après midi est ponctuée de vent et d’une route très difficile : beaucoup de travaux et très peu de routes asphaltées. Nous roulons soit dans le rio, soit sur de la terre, des cailloux, des déviations dans tous les sens… Les véhicules souffrent !

route mojo atocha (1)

Nous arrivons enfin au village de Atocha vers 17h30 où nous méritons du repos ! Nous avions déjà fait une halte dans ce village et espérons retrouver Luis, notre rencontre coup de coeur. Luis et ses enfants (Camilo et Valentina) sont toujours là et nous sommes ravis de le présenter à nous amis. Soirée sympa sur la place avec les enfants qui font du vélo. Et que mangerons-nous ? Du poulet, des frites et du riz !!

Nous ne nous couchons pas tard car demain la route est encore en mauvais état et Marc n’est pas en super forme : mal à la gorge et fiévreux.

15 septembre

La nuit a été très difficile : Marc a eu pas mal de fièvre et à fait que grelotter !! Nous quittons tout de même Atocha vers 10h et Marc, bourré de médicaments, prend le volant (je ne me sens pas de rouler sur cette piste !).

Encore une fois, nous alternons entre goudron et travaux, mais la route est un peu moins mauvaise que la veille !!

Nous arrivons à Uyuni vers 12h30 et prenons la direction du cimetière des trains où nous mangeons. Petite visite du site avec les enfants pendant que Marc se repose car la fièvre revient.

Nous nous rendons dans le centre de Uyuni vers 16h, un plein de gazoil et quelques courses plus tard, nous sommes prêts pour le Salar ! Nous avons vraiment hâte d’y retourner car nous l’avons quitté précipitamment 3 semaines plus tôt à cause de Tom qui était malade.. Et le partager avec nos amis nous fait grandement plaisir.

Après un péage de 32 bls (!!!), nous passons la ville de Colchani et roulons enfin sur le Salar. L’émotion est toujours là, c’est splendide. Mais cette fois-ci, nous avons moins de chance avec la météo : le ciel est couvert et il y a du vent !

Traditionnelles photos au monument du Dakar et aux drapeaux, et nous filons bivouaquer au coeur du Salar.

Tom conduit à nouveau (avec le régulateur) !! Objectif commun : Nous voulons être perdus au milieu de nulle part pour passer la nuit…

16 septembre

Après une nuit avec un peu de vent mais pas très froid, nous nous réveillons sur le Salar de Uyuni. Après un changement de bouteille de gaz, nous sortons faire quelques essais de photos.. Nous en avons tellement vues sur des blogs que nous voulons faire les nôtres !! Nous en avions déjà fait lors de notre 1er passage ici, mais c’est loin d’être facile !! Les enfants de lors côté ont sortis les vélos et s’amusent.

Nous prenons la direction de l’Ile Inca Huasi (ile touristique) puis la Isla Pescado (l’ile du poisson) afin de nous mettre à l’abri et y faire un barbecue pour midi.

Isla Inca Huasi :

uyuni ile incauasi

Avant l’arrivée sur cette dernière, nous apercevons au loin une grosse « tâche » sur le salar ressemblant à un camping-car. Nous décidons de nous en approcher afin de vérifier.. plus nous approchons et plus nous trouvons que ce camping-car ressemble au notre !! Plus de doute, il s’agit de la famille de voyageurs « Un ptit pneu plus loin » avec qui nous avons déjà échangé par Internet car nous avons le même véhicule !! Nous faisons ainsi la connaissance d’Hélène, Pierre et leur fille Romane. C’est incroyable d’avoir réussi à se rencontrer ici !!! Après quelques échanges, les 3 familles prennent la direction de la Isla Pescado, car nous avons un barbecue qui nous attend !

Cette île nous abritera du vent et nous pourrons échanger au soleil dans la joie et la bonne humeur.

Nous la quitterons vers 15h30 afin de trouver un bivouac au milieu du Salar. Après quelques photos, le soleil se couche et nous assistons à un magnifique spectacle. Notre journée se termine par une soirée crêpes, les petits et les grands sont ravis. Marc se couche en n’étant pas très en forme : son visage à l’air d’enfler…

17 septembre

La nuit pour Marc a été difficile : il a eu pas mal de fièvre et son visage a de nouveau enflé. Il décide du coup d’attaquer les antibiotiques afin de supprimer l’infection. Nous quittons le Salar vers 9h15 et prenons la direction de Uyuni pour faire quelques courses sur le marché. Nous prenons la route tous ensemble en direction de Tupiza ayant pour but de sortir de la Bolivie et de retrouver l’Argentine. Notre prochain grand objectif étant la Péninsule de Valdès pour y voir les baleines et cela avant mi-octobre.

Nous reprenons la route qui est en très mauvais état et surtout avec beaucoup de travaux et nous faisons une pause repas en plein vent. Marc en profite pour faire une sieste car ce n’est toujours pas la grande forme, il est fiévreux… Après plusieurs heures de routes avec des paysages magnifiques et des passages dans des canyons, nous arrivons à Tupiza vers 18h et nous stationnons vers la gare. Nous prenons la direction du restaurant avec une grande envie de poulet / frites mais nous sommes dimanche et les restos sont fermés !! Nous nous dirigeons vers la pizzeria où nous avions déjà été, mais les enfants sont fatigués et le service est long… 22h allez Hop au dodo !! demain la route est encore longue et Marc a besoin de repos.

18 Septembre

Cette nuit Marc a mieux dormi, les antibiotiques ont l’air de faire effet. Peut-être est-ce un souci de dents ???…. Nous prenons la route du départ vers 9h et allons faire laver les véhicules qui en ont bien besoin entre le sel et la poussière. Mais 3 véhicules dans cet état ça prend du temps !! 2h plus tard, départ pour Villazon, la frontière où nous arrivons pour midi et où nous faisons notre dernier repas poulet / frites J

Nous constatons que le frigo du camping-car ne fait que clignoter et nous n’arrivons pas à le rallumer.. espérons que ce ne soit pas trop grave !

14h, frontière passée et nous voilà en Argentine à La Quiaca où nous nous arrêtons afin de prendre des auto stoppeurs argentins.

Article suivant : Du nord argentin à Cafayate

 

 

Bolivie – suite et fin

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Lundi 07 Août 2017

Aujourd’hui nous prenons la route pour Samaipata à 2h de route de Santa Cruz. Après un repas sur la route, nous arrivons à 15h et nous nous nous rendons sur la place principale. Comme beaucoup de villages / villes en Bolivie, il y a toujours une place centrale sympa. Les enfants en profitent pour sortir les vélos et nous faisons le tour du village avec une rue animée par des marchands ambulants. Aujourd’hui c’est un jour férié, il y a de l’animation. La fête nationale était hier, mais c’était dimanche et les boliviens ont le droit à un jour férié le lundi – Sympa le principe ! Nous rencontrons plusieurs francophones : belges, français…

Aujourd’hui c’est mon anniversaire.. et ce soir c’est resto et j’ai ensuite soufflé mes bougies dans le camping car avec ma petite famille. 1er anniversaire loin de notre grande famille, petit pincement au cœur !

samaipata (3)

Mardi 08 Aout

Ce matin nous visitons El Fuerte de Samaipata qui est un site archéologique incas : un énorme rocher avec des sculptures et des vestiges d’habitations. Nous avons marché pendant 2h et les enfants n’ont pas râlé (pour une fois !).. Ballade agréable.

L’après midi, nous nous rendons dans un petit refuge pour animaux tenus par des volontaires de toutes les nationalités. Ce refuge a pour but d’offrir aux animaux une vie plus heureuse. Nous y découvrons des singes, toucans, perroquets, chevaux, poney, autruche, lamas… Pendant que Marc part faire une ballade à cheval, les enfants font le tour du site à dos de poney.

Nous retournons ensuite auprès de Fastoch afin de retourner sur la place du village, mais nous découvrons l’intérieur du camping car en plein bazar !!! Nous comprenons que « l’intrus » est entré par un lanterneau quand nous voyons la moustiquaire de celui-ci pendre au dessus de notre lit. Nous en déduisons donc qu’il s’agit d’un singe qui est venu nous visiter ! Ce dernier a même réussi à ouvrir la fermeture Eclair de notre pharmacie et a essayé de manger un produit à l’intérieur ! Un sacré souvenir pour les enfants… 🙂

09 aout

Nous quittons notre emplacement pour prendre la direction de la ville de Sucre. Le début de la route est goudronnée mais avec des trous et ralentisseurs (de très grosses bosses !!). Nous montons en altitude et atteignons au maximum 2090 m… La route nous offre une magnifique vue avec énormément de cactus. Malheureusement, les bords de route sont remplis de déchets, comme trop souvent dans ce pays.

Puis vient la route en travaux. Et en Bolivie quand c’est en travaux ça ne rigole pas !! Ils ont tendance à tout commencer mais à ne rien finir…. et ça sur des centaines de kilomètres ! Nous voyons très peu de personnes travailler et nous galérons ! De gros trous, de la poussière et encore de la poussière ! On tape de partout, on racle, on a chaud.. Fastoch souffre et fait de drôles de bruits, et Marc en a marre…

Nous décidons de nous arrêter pour le bivouac du soir dans la ville de Aiquille.. chouette petite ville rénovée suite à un tremblement de terre en 1998. Nous nous garons à côté d’un grand parc pour enfants afin qu’ils se dégourdissent un peu et sommes interpellés par Inès et Carlos, un couple bolivien parlant français. Nous discutons chacun du coté de leur portail puis nous sommes invités à prendre un café dans leur maison familiale. Ils nous expliquent qu’ils sont simplement en vacances ici, dans la maison du papa, et qu’ils vivent en France depuis quelques temps.. Charmante rencontre, ce qui est rare depuis notre arrivée en Bolivie.

10 Aout

Ce matin pour Marc et moi le réveil n’est pas au top.. nous sommes brassés et entamons la journée avec un Smecta chacun ! Peut être la pizza mangée hier soir dans le restaurant de Aiquille ??

Nous quittons notre bivouac et Fastoch fait toujours un bruit bizarre : il couine beaucoup !! Nous décidons de le faire laver car soupçonnons la poussière d’être responsable de ce couinement sur l’arbre de transmission. En effet, après le passage au « lavadero », le bruit n’est quasiment plus présent, enfin pour les premiers kilomètres !

Nous prenons la direction de Sucre qui est à 150 km. La route est belle mais très sinueuse et surtout la pente est impressionnante. Marc essaye de ne pas monter trop vite car Fastoch fait 2/3 chauffe moteur. L’arrivée sur la ville de Sucre est incroyable ! Nous avons l’impression que la montagne n’en finit jamais et d’un coup on découvre une énorme ville perchée tout en haut ! Toutes les maisons sont en briques rouges avec une impression de « non finies » et les routes sont en pentes..

Comme souvent dans les grosses villes, nous décidons de dormir dans un lieu payant et sécurisé. Nous nous rendons donc chez Felicidad et Alberto, lieu que nous avons repéré sur notre application Ioverlander où la nuit est à 100 Bls. A notre arrivée un camion est déjà présent, un couple d’allemands bien sympas.

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Les propriétaires ont un terrain dans le centre ville pouvant accueillir 2/3 véhicules. Ils ont également aménagés un espace sanitaires et cuisine. Et il y a même la wifi !

Nous décidons de profiter de cette grande ville pour vérifier cette histoire de bruit sur Fastoch et demandons à Alberto et Felicidad les coordonnées d’un bon mécanicien. Ils se chargent de contacter leur mécano et lui donne rdv le lendemain matin sur place car Felicidad nous dit que ce sera trop compliqué de rouler dans cette ville ! La mécanique à domicile nous convient parfaitement !

Ce soir nous faisons des crêpes et les enfants sont ravis..

11 Aout

Après une nuit plutôt fraîche (nous sommes presque à 3000 m d’altitude !), il fait 14° à l’intérieur… Un coup de chauffage et tout va mieux !

Ce matin les allemands quittent le « camping » et nous nous retrouvons avec le lieu juste pour nous ! Le mécano qui devait venir à 10h arrive vers midi (en plein apéro !) et nous explique qu’il faut changer un roulement de l’arbre de transmission. Il reviendra l’après midi pour le démonter, en effet il est bien cassé.. Pendant ce temps, nous profitons d’être posés et entamons le classique « lessives / ménage ».

Aujourd’hui il fait grand beau temps, et après les corvées, nous nous rendons dans le centre afin de visiter la capitale constitutionnelle de la Bolivie. Felicidad nous a parlé d’un parc pour enfants très animé. En effet, nous retrouvons beaucoup de jeux et beaucoup d’enfants ! Lieu très sympa… Puis nous sommes interpellés par des enfants parlant en français dans le grand toboggan. Nous faisons vite la rencontre avec leurs parents et sympathisons de suite. Il s’agit de la famille « Un monde à 4 » que nous avons loupé de peu chez les « Tranquillo » en Uruguay..

La journée se termine et nous décidons d’aller tous les 8 au restaurant car parents et enfants ont bien envie de prolonger. Nous passons un agréable moment en leur compagnie et sommes ravis de rencontrer ENFIN notre 1ère famille de voyageurs ! Pour info : restau à 8 pour 18 € !!

12 Aout

Ce matin c’est école dans le jardin au soleil. Malgré l’altitude et le fait d’être en hiver, les températures sont plutôt très agréables. Nous sommes seuls dans le jardin et pouvons nous ressourcer. Le mécano revient en début d’après midi et nous change le roulement. Il n’a pas pu trouver celui d’origine car ici ça n’existe pas, mais il a adapté un neuf d’un autre type de véhicule avec les fixations de notre ancien roulement. Résultat nickel et ça risque d’être plus solide que l’ancien ! Nous lui demandons également de descendre un peu la plaque de protection que Marc a installée sous le moteur, car depuis notre départ nous avons du mal à démarrer quand le moteur est chaud et Marc soupçonne que ce soit dû à ça.. Les réparations sont nickelles et la facture est de 150 €. Tout à fait correct !

Après quelques réparations sur la pompe à eau qui commence à faire des siennes : elle a l’air de forcer depuis que nous avons installé les filtres à eau – il ne faudrait pas qu’elle nous lâche ! Nous retournons dans le centre car les enfants ont adoré le parc de jeux et nous y passons la fin d’après midi. Au moment du repas nous prenons la direction de Fastoch et achetons à manger sur le chemin. Un classique = poulet / patates pour 9 € pour nous 4. En Bolivie, nous avons constaté qu’il était plus intéressant d’acheter à manger « dans la rue » que de cuisiner ! Bon plan !!!

13 Aout

Aujourd’hui c’est dimanche et dans ce secteur on nous a conseillé d’aller visiter le marché de Tarabuco situé à une bonne heure de Sucre. Afin de ne pas déplacer Fastoch, nous décidons de nous y rendre en « collectivo » = genre de mini bus collectif. Nous prenons place au fond du bus pour affronter la route de montagne ! mauvaise idée ! Ici les chauffeurs sont loin d’être souples et les routes pas faciles.. après 1h15 entassés dans le mini bus nous arrivons à Tarabuco à 10h15. Nous nous rendons sur la place centrale et découvrons les magnifiques étales colorées de tissus, de vêtements et de souvenirs en tous genres… Magnifique paysage !!

Nous déambulons toutes les rues et passons également dans les stands de fruits, légumes, viandes, bricolages et objets en tous genre…

Nous faisons les touristes et craquons sur plusieurs articles qu’il faut marchander à chaque achat : tissus, bonnets, bracelets, pulls pour les enfants, hamac, vieille carte d’Amérique du sud etc…

En début d’après midi, nous avons les bras bien chargés et Chloé ne veut plus marcher ! Nous décidons de prendre la route du retour vers 14h et prenons un collectivo. Mais cette fois-ci nous nous mettons à l’avant et le trajet se passe mieux et Chloé s’endort sur moi. Elle finira sa sieste dans le camping car..

A son réveil nous retournons au parc pour le plus grand plaisir des enfants et finissons au resto.

14 Aout

Aujourd’hui nous restons tranquilles pour notre dernier jour à Sucre : visite de la ville, lessives, nettoyage camping car, bricolage pompe à eau, activités manuelles pour les enfants etc… journée au calme.

15 Aout

Après une nuit difficile pour Chloé = elle a piqué la place de maman dans le lit, et maman à fini dans le lit de Chloé !!! nous prenons la route à 10h après avoir remerciés Felicidad et Alberto pour leur accueil !!

Passage à la station essence pour le plein de gazoil (toujours avec les bidons, au grand plaisir de Marc !!), puis par la station de gaz pour remplir une bouteille… Mais comme cela arrive parfois, impossible de faire le plein de gaz, le responsable n’est pas là… blablabla ils ne veulent pas s’embêter avec nos bouteilles françaises !!!

Nous prenons la direction de Potosi et faisons la pause repas du midi à côté d’un magnifique pont.

Nous roulons encore le début d’après midi et nous nous posons pour notre bivouac vers 15h sur un grand parking en bord d’une route de montagne à presque 3000 m d’altitude.

A cette hauteur nos corps sont plus lents, Marc et moi avons des légers maux de tête et surtout le souffle devient difficile. Les enfants de leur côté ne se plaignent de rien, pourvu que ça dure !

16 Aout

Nous quittons notre bivouac à 10h et arrivons à Potosi vers 12h après un passage à 4 300 m ! La ville de Potosi, quant à elle, se situe à 3900 m.

potosi

potosi (2)

Cette ville minière ne nous inspire pas tellement et nous ne souhaitons pas vraiment y dormir. Nous nous y arrêtons tout de même pour faire le plein de gaz.. pas simple mais cette fois-ci c’est bon la bouteille est pleine !

Nous nous arrêtons également dans le secteur des vendeurs d’accessoires auto afin d’acheter des grosses bavettes pour les roues avant et arrière de Fastoch car le dessous du véhicule prend trop d’impacts suite aux projections.

Après la pause déjeuner (traditionnel riz / poulet / frites !!), nous sortons de Potosi pour nous rendre à Ojo del Inca quelques dizaines de kilomètres plus loin.

Ce site qui nous a été conseillé, est un lieu avec des sources d’eaux chaudes. En effet, après un accès dans la montagne, nous arrivons dans un endroit avec une vue magnifique sur les montagnes colorées et découvrons des bassins d’eaux chaudes. Nous y rencontrons 3 jeunes français d’une vingtaine d’années en voyage en Amérique du Sud, et nous refaisons le monde avec eux dans l’eau à 38 degrés !

Nous passons la nuit seuls sur le site, après un « péage » à 20 bolivianos pour la nuit et l’accès aux bains.

17 Aout

Après une nuit fraîche, nous passons la journée à Ojo del Inca dans un cadre magnifique. Marc en profite pour poser ses bavettes, moi je profite de l’eau chaude pour faire une lessive et les enfants jouent au soleil.

Nous nous baignerons plusieurs fois et profiterons de l’eau chaude pour nous laver. Les boliviens viennent en masse (voitures, mini bus, taxi..) pour faire la séance lessive !

Ce soir nous rajoutons aux enfants leur duvet (en plus de la couette) afin qu’ils dorment au chaud !

18 Aout

Aujourd’hui nous retournons en direction de Potosi afin de faire le « ravitaillement » de nourriture. Nous ne trouvons pas de supermarché (très très rare en Bolivie) et nous nous arrêtons au grand marché central. Nous faisons nos courses sur les étales, pas toujours simple de trouver ce que l’on souhaite, mais on s’adapte ! Et surtout les prix sont assez élevés (surtout pour nous avec nos têtes étrangères !!). Nous trouvons également 2 lecteurs de DVD portatifs pour les enfants pour des prix dérisoires.

Après notre repas classique (poulet… lol), nous prenons la route pour Uyuni, lieu tant attendu par nous tous !!!

Mais nous décidons d’y aller doucement et faisons une pause à 150 km de Uyuni dans un magnifique canyon au bord de rivière. L’accès n’est pas simple, mais Marc ne renonçant à rien, nous y arrivons sans souci !

Après une promenade du soir, nous nous couchons tôt car se balader à 3820 m ça fatigue vite !

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19 aout

Malgré une nuit fraîche (-5), nous partons le matin nous promener dans le canyon avec bonnets et gants. Après 1h30 de promenade / escalade, la température se réchauffe et nous finissons en tee shirt !

L’après midi nous nous occupons en faisant un barrage et les enfants s’amusent avec leurs « bateaux » qui descendent le long de la rivière. De mon côté, je prépare une pâte à crêpes pour le soir.

Marc et moi finissons la journée barbouillés avec mal à la tête. Repas crêpes et au dodo de bonne heure après un film.

20 Aout

Cette nuit nous avons eu – 11 ° ! et avons bien couverts les enfants + mit le chauffage. Pour le moment, nous arrivons bien à réchauffer Fastoch et nous ne souffrons pas trop du froid. Nous prenons la direction de Uyuni et roulons dans des paysages magnifiques de montagne et apercevons nos 1ers lamas !

Avant Uyuni, nous faisons une pause à Pulacayo, petit village à 4100 m avec un cimetière des trains. Chloé dormant, Marc et Tom font la visite tous les 2 et sont ravis du site.

Nous reprenons la route et apercevons enfin le Salar de Uyuni.. une émotion nous prend car ce moment est tant attendu. Tom est tout excité car ce Salar il en rêve depuis 2 ans !!

Nous voilà à Uyuni mais nous nous rendrons sur le Salar que demain. Avant nous devons faire le plein de gazoil, d’eau, de nourriture etc… Nous nous rendons à une station essence mais ici ils ne veulent pas nous faire le prix local !! Après négociation avec le policier du site, nous obtenons le prix de 6 bls / litre. Un peu cher mais nous négocions en même temps le plein d’eau.

Nous prenons ensuite la route pour le cimetière des trains à la sortie de la ville mais nous sommes encore une fois « surpris » par le nombre de déchets au sol au bord de la route. Il y en a de partout c’est vraiment pas chouette !!!

Une fois la visite du cimetière des trains faite, nous décidons de rester dormir sur le parking qui a l’air plutôt calme.

21 aout

Aujourd’hui cela fait 2 mois que nous sommes partis !!! que le temps passe vite… et quel bel « mois-niversaire » que de se rendre sur le Salar !!!

Après quelques courses à Uyuni, nous voilà en route pour ce lieu mythique ! Nous passons quand même au péage avant : 30 bls ! Ok pas le choix…

Et Fastoch  pose enfin ses roues sur cette magnifique étendue de sel… Nous sortons vite les lunettes de soleil car le blanc nous éblouit rapidement.. nous dépassons les hôtels de sel et arrivons vers la célèbre sculpture du Dakar, souvenir de cette course qui passait avant sur ce désert de sel.

Pause photos, beaucoup de monde.. OK on file car nous on veut être SEULS !!!!!!!!!!

Une fois la « civilisation » quittée Tom prend le volant de Fastoch. Cette promesse lui a été faite par son père depuis plusieurs mois.. Ici il n’y a pas de route, aucun souci pour la conduite. On met en route le régulateur et Tom se régale !! Et bien évidemment sa soeur fait de même 🙂

Nous prenons la direction de l’île Pescado.. petit îlot au milieu de nulle part que nous escaladons.. chouette vue et magnifiques cactus.

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Nous allons ensuite sur la Isla Incahuasi… mais nous voyons plein de 4×4 des tours organisés.. on va faire un tour quand même.. Île payante : 30 bls / personne avec les affiches : « No ticket / no toilet ».. Il est clair que ce genre de site n’est pas fait pour nous.. On file !!

Nous décidons d’aller nous perdre au milieu du Salar, loin de la « foule » !! Nous sortons le jeu de Molki et passons un super moment tous les 4.. Le soleil se couche, les étoiles arrivent.. voilà c’était ça notre rêve !

Ce lieu est indescriptible avec ce blanc à perte de vue et entouré de toutes ces montagnes.

22 aout

Après une nuit à -16 ° et une bouteille de gaz à changer en pleine nuit, nous avons plutôt bien dormi. Ce matin nous prenons la direction d’une grotte pétrifiée « La gruta de las galaxias » située à Aguaquiza. La route est loin d’être facile, nous quittons même le salar pour nous y rendre.. après 1h30 de conduite nous voilà dans un charmant lieu. Nous sommes accueillis par un monsieur qui nous explique avoir découvert ce lieu le 22/08/2003 avec un ami. Cela fait donc 14 ans jour pour jour ! et il est très fier de nous expliquer toute son histoire.  La grotte est minuscule mais magnifique !! Nous nous rendons également au mirador et avons une splendide vue.

Toute la famille est fière de nous prendre en photo car depuis l’ouverture du site, c’est le 1er camping car qui vient les voir !!

Il est midi et nous prenons le retour en direction du Salar… la route est toujours pleine de trous, le pare choc en paye les conséquences.. pas grave nous nous posons à nouveau au milieu du salar et aujourd’hui c’est jour de fête : nous sortons table et chaises et faisons apéro géant !! saucisson, Ricard, vin, chips, pain etc… ça fait 2 mois qu’on résiste mais là le lieu est propice.. merci les copains pour ce saucisson offert à notre départ, nous avons bien pensé à vous. Et surtout, nous aurions rêvé de vous avoir à nos côtés.. 2 mois, le manque commence à se faire sentir !!

Mais aujourd’hui nous avons le sourire.. nous sortons à nouveau le Molki et nous nous éclatons tous les 4 !

23 Aout

Après une nuit toujours bien fraîche (- 14), Tom se réveille barbouillé et ne veut pas déjeuner ! Peu de temps après il vomit et cela plusieurs fois de suite… Nous lui donnons des médicaments, mais rien ne passe ! Après quelques heures à patienter, nous décidons de quitter le Salar (à regrets), mais il faut que Tom se rétablisse.. Ne voyant pas de cause, nous soupçonnons le mal des montagnes et décidons de descendre en altitude.

Nous nous rendons dans le centre de Uyuni pendant que Tom alterne entre dodo et vomit.. et nous achetons à manger pour le midi.. Au bout d’un moment, nous retrouvons notre Tom avec des couleurs qui a soudain envie de manger un sandwich 🙂 Ce n’était donc pas le mal des montagnes mais certainement un coup de froid ou une insolation.

14h, nous prenons la route pour Tupiza, ville à 150 km au sud et ville moins haute en altitude. Bon nous avons lu sur Ioverlander que la route est en très mauvais état (travaux), mais vu où nous sommes, nous n’avons pas beaucoup de choix.

Nous sortons de Uyuni et doublons un couple avec des trottinettes que nous avions déjà aperçu dans le centre. Marc s’arrête et leur propose de les emmener. Tomas et Katerina sont tchèques et sont ravis de notre proposition. Nous enlevons les vélos des enfants sur le porte vélos et attachons les leurs dessus. Ils sont très chargés en bagages et nous expliquent qu’ils parcourent l’Amérique du Sud et qu’ils en sont à 5000 km en 9 mois !! Nous prenons donc ensemble la direction de Tupiza mais cela se fera sur 2 jours étant donné l’état de la route !!

Nous faisons la pause bivouac à Atocha sur la place du village où tout le monde s’intéresse à nous… entre le camping et les 2 grosses trottinettes on ne passe pas inaperçus. Nous faisons d’ailleurs la rencontre avec Luis, un jeune d’à peine 30 ans qui tient un commerce de téléphonie sur la place. Tom et Chloé sympathisent avec le fils et la fille de Luis et ils font du vélo ensemble. Tomas et Caterina font le tour des 3 hôtels du villages, mais soit ils soit pleins, soit trop chers ! Nous leur proposons de dormir avec nous, nous trouverons bien de la place !

Nous attaquons ensuite un apéro improvisé dans Fastoch et nous sommes 9 ! Et bien sur tout cela se termine par un gros plat de pâtes à 9 également.. on est serrés mais on s’en sort..

Luis et ses enfants nous laissent et nous transformons la dînette en lit pour accueillir nos invités. Une chouette journée se termine avec un mélange d’anglais et d’espagnol 🙂

24 aout

Nous quittons notre jolie place à 10h après les adieux à Luis. Il nous reste 100 km qui alternent entre goudron et piste ! Notre traversons même des rivières… quelle route horrible !!! Nous arrivons à 16h à Tupiza et allons directement à la station de lavage car entre le Salar et la piste il est vraiment très sale !! Nous découvrons à ce moment que le pare choc est encore plus cassé et que la trappe des eaux sales est abîmée…. Nous prenons la direction d’un hôtel afin de nous poser un peu pour les réparations et pour faire le plein d’eau. Notre route se sépare ici avec Tomas et Caterina, une super rencontre qui nous a changés de notre quotidien !

Nous attaquons directement par le ménage intérieur.. y’a du boulot !! lessive également.. on ne s’ennuie pas !

En fin de journée nous faisons le tour sur le marché, la Bolivie est toujours autant animée !! Nous finissons la journée dans un petit restaurant à manger… devinez quoi ??!! du poulet, du riz et des frites !!!

25 Aout

Nous sommes moins haut et cette nuit nous avons pu supprimer les duvets. Nous finissons la partie lavage, lessives etc… Marc répare la trappe des eaux usées.

L’après midi nous prenons la direction de la place centrale avec les vélos des enfants pour aller faire le goûter. En chemin Marc repère un vélo à roulettes pour Chloé et il veut remplacer sa draisienne. Et pour ceux qui connaissent Marc, il ne résiste pas longtemps à l’offrir à sa fille !!! Nous voilà donc avec 3 vélos enfants et maintenant il faut qu’on apprenne à Chloé à pédaler.. bien sûr, têtue comme elle est, elle ne veut pas apprendre et elle préfère que son frère prenne le nouveau vélo avec elle sur le porte bagage !!

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26 Aout

Aujourd’hui la question de la direction à prendre est le sujet principal.. nous souhaitions faire le Sud Lipez mais les pistes nous sont fortement déconseillées seuls… Après mûre réflexion, nous renonçons et espérons pouvoir le faire plus tard avec une autre famille. Nous quittons le parking de l’hôtel vers 10h et prenons la direction de Tiraja au Sud. Nous mangeons des empanadas sur la route et faisons un stop pour un bivouac à Mojo à 180 km de Tarija. Coin sympa en bord de rivière avec comme activité principale la construction d’un barrage.

27 aout

Après une nuit au calme nous reprenons la direction de Tarija mais nous devons quitter la route en goudron pour encore une piste… après quelques centaines de mètres nous étudions la carte et faisons demi tour car la route paraît être une piste bien trop longue et nous commençons à en avoir plus que marre !!! Nous reprenons la route du sud et décidons de tenter d’y aller en passant par Villazon, ville bolivienne frontière avec l’Argentine. Une fois à Villazon nous questionnons un taxi afin de connaître la meilleure route pour Tarija mais ce dernier nous informe qu’il y a quasiment que de la piste menant à cette ville de plus de 100 000 habitants. Nous commençons à nous énerver ! Après un mois en Bolivie nous en avons marre de ce pays… certes les paysages sont magnifiques mais nous sommes déçus de l’état des routes, de la saleté, de la non politesse des gens etc… Après concertation, c’est décidé, demain nous passons la frontière pour l’Argentine !

Nous nous rendons dans le centre de Villazon et découvrons une place sympa où nous resterons pour la nuit. Dans l’après midi, nous allons au cirque présent sur la place.. bon c ‘est un cirque de qualité bolivienne mais les enfants sont contents !

Après un tour au marché, nous allons manger dans un petit resto.. et nous apercevons dehors une trottinette ! Et oui, il s’agit bien de Tomas.. je cours à sa rencontre !! Ravis de le revoir ici, mais il est tout seul… Caterina est à l’hôtel, clouée au lit depuis ce matin.. Tomas se joint à nous pour manger et nous nous donnons RDV le lendemain matin afin qu’ils nous disent s’ils souhaitent faire un bout de chemin en Argentine avec nous.

La journée se termine un peu mieux et nous sommes ravis d’enfin quitter ce pays !

28 Aout

Aujourd’hui cela fait un mois exactement que nous sommes en Bolivie, quasi la moitié de notre voyage… Tomas et Katerina nous rejoignent vers 10h et ils ont décidé eux aussi de passer la frontière ce matin. Nous leur donnons RDV après la frontière.

En attendant, je me rends dans une boutique afin de faire photocopier le permis de Marc et la carte grise de Fastoch et de les faire plastifier. On nous a conseillé de le faire pour les contrôles policiers.. au cas où un flic véreux voudrait nous confisquer nos papiers et bien pas de soucis qu’il les garde !!

Nous nous rendons à la douane de Villazon / La Quiaca. Pas de souci pour le passage. Simple visite dans Fastoch, c’est tout bon, nous voilà en Argentine !!!

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Bolivie Pantanal / Missions jésuites / Santa Cruz

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Vendredi 28 juillet 2017

11h, nous quittons le Brésil pour entrer en Bolivie par la ville de San Matias. Au panneau frontière le choc est marquant !! La route brésilienne asphaltée se transforme en piste en terre coté bolivien. Nous nous sommes crus dans le film « Bienvenue chez les Chtis ».. et avons entendu Galabru dire « C’est le nooord »..

 

1 frontière

Nous faisons les papiers d’immigration (tampons sur les passeports) à la policia federal dans des bâtiments tous neufs et prenons la direction du centre de San Matias. Le village étant frontalier est un village bilingue (Portugais et Espagnol). Nous reprenons petit à petit nos repères espagnols et nous nous posons sur la place du village pour faire 2/3 courses et surtout trouver une banque afin de retirer des Bolivianos.

Je trouve enfin une carte SIM de Bolivie mais la vendeuse me dit qu’ici il n’y a pas de couverture 3G (internet) et qu’il faudra attendre Santa Cruz.. elle n’est pas décidée à vouloir m’installer la carte dans mon téléphone, tant pis on verra plus tard.

Nous sommes interpelés par un monsieur bolivien ayant vécu à Paris, parlant donc parfaitement le français et ayant un nom original =  Victor Hugo ! Il nous explique adorer son pays et nous propose de nous montrer les environs de San Matias.

Nous avons encore les papiers de Fastoch à faire et lui donnons donc RDV vers 16h sur la place.

Nous finissons nos courses à la « supérette » et faisons la rencontre d’une mamie qui essaye tant bien que mal de discuter avec nous. Nous comprenons qu’elle veut qu’on la dépose chez elle à San Francisco.. Soit elle a bu, soit elle nous prend pour des américains.. soit les 2 !! Nous la prenons tout de même avec nous, les enfants ont limite peur… nous regardons le GPS et en effet, un hameau du village s’appelle San Francisco.. Pas si folle que ça la mamie, mais bon je crois qu’elle avait quand même bu !! Enfin bref, un moment rigolo, après coup !

14h. Nous nous faisons à manger en vitesse au bord de la route et en pleine chaleur ! Et nous prenons ensuite la direction de la douane pour faire la partie administrative du camping-car. Ici on nous demande la copie du passeport de Marc, on n’en a pas d’avance, ils ont tout ce qu’il faut pour nous la faire mais nous indiquent qu’il faut retourner dans le village pour faire une copie !! Mais tadam ! nous avons embarqué avec le camping car notre imprimante / copieur… Bon j’avoue avoir bien râlé sur Marc de prendre cette machine qui occupe la moitié d’un placard, mais pour le coup elle nous a bien dépannés !

16h, nous retrouvons Victor sur la place de San Matias, accompagné d’Alexander, un jeune qui vient de Santa Cruz. Victor Hugo nous explique qu’il est fan de son pays et qu’il essaye de développer le tourisme de masse dans la région de Santa Cruz.. il nous parle de l’histoire du pays, des espagnols qui ont envahis le pays etc… sa culture est très intéressante et nous apprenons beaucoup de choses.

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Il nous emmène à la frontière avec le Brésil, où nous sommes passés le matin.. Marc est ravi de reprendre la piste !! Nous allons voir une sorte de piscine naturelle qui se situe pour moitié au Brésil et pour l’autre moitié en Bolivie. C’est un coin très joli et apaisant.. nous voyons même des toucans.. pas de doute, nous sommes dans le Pantanal ! Dommage que ce genre de lieu ne soit pas indiqué..

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Victor nous montre également une communauté indienne, mais il fait nuit et c’est un soir de fête chez eux donc ils sont tous bien occupés. Nous retournons dans le centre car les pistes en terre la nuit, nous on n’aime pas trop ça !

Nous offrons une bière à Victor et Alexander et en profitons pour leur demander comment activer notre carte SIM car ça ne fonctionne pas ! Ils prennent tout en charge et contact le service clients.. ce n’est pas aussi simple qu’en France : il faut notre numéro de passeport etc… Et tout ça en espagnol bien sûr !  Ils nous emmènent ensuite dans une « boutique » pour acheter une recharge afin d’avoir du crédit sur la carte.. Merci à eux d’avoir géré !

29 juillet

Après une nuit plutôt bruyante entre motos et musiques, nous nous réveillons vers 6h30. Après le petit dèj, les enfants font des tours de place avec leurs vélos en attendant Victor avec qui nous avons RDV. Nous voyons beaucoup d’enfants avec leurs uniformes se rendrent à l’école car ici ils ont école le samedi matin.

8h30, nous partons avec Victor Hugo et Alexander faire le tour du village. Victor souhaite également nous emmener dans une autre communauté indienne que nous rejoignons par une piste (encore !).. mais nous rebroussons chemin car l’accès est trop difficile pour Fastoch.

Nous nous rendons ensuite dans une piscine qui a été créée quelques années auparavant par le gouvernement mais qui est en piteux état.. Victor est dépité de voir que le site a été saccagé en si peu de temps ! Le coin est pourtant sympa, mais tagué, cassé, envahis d’ordures etc..

L’idée de développer le tourisme dans cette région est une chouette idée, mais il y a encore beaucoup de travail : créer des routes asphaltées, gérer les déchets qui envahissent les bords de route…

Nous quittons nos amis vers 10h30 afin de prendre la direction de San Ignacio de Velasco avec un peu d’appréhension car la route c’est une piste de 300 km !!

En effet, nous retrouvons le ripio qui ne nous avait pas du tout manqué, quelques ponts en bois, des crocodiles, les sortes de cigognes géantes.. les paysages sont beaux, mais Fastoch lui n’aime pas ce type de « route » ! et puis la poussière est de retour !

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Nous faisons notre pause à 13h au bord de la piste à l’ombre et pas loin d’une rivière.. Rivière dans laquelle nous prendrons notre douche après le repas, un grand moment !! Et oui c’est ça aussi la vie de voyageurs..

Nous passons plusieurs contrôles de l’armée avec des barrières coupant la route.. à chaque fois ils contrôlent nos papiers et nous laissent passer.

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Nous arrivons à San Vincent de la Fronteira vers 17h où nous nous arrêtons sur la place du village avant que la nuit tombe. Tant pis nous ne finirons pas la piste aujourd’hui ! Nous sommes samedi soir et le village, perdu au milieu de nulle part, est très animé.. Énormément d’enfants sont présents sur le parc de jeux et à côté a lieu un match de foot.. c’est la fête !!!

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Les enfants boliviens sont vite intrigués par le camping-car et commencent à toucher à tout, notamment aux vélos des enfants.. Nous les repoussons un peu car l’attroupement est vite angoissant. Ils comprennent vite sans souci. Après un tour du village, nous mangeons tranquillement dans le camping-car et sommes bercés par les cris des enfants et la musique.

30 juillet

Nous quittons notre bivouac vers 9h et arrivons à San Ignacio vers 12h.. Nous en profitons pour faire le plein de gasoil en remplissant nos 2 bidons..

Dans ce pays, le carburant se prend avec des bidons afin de bénéficier d’un prix moitié moins cher qu’avec le véhicule. Pour avoir une notion, nous payons le litre 3.72 bolivianos (soit 0.46 €) et avec un véhicule le prix est de 7 Bls ! Donc même les locaux sont avec leurs bidons.. Pratique bizarre que nous n’avons pas bien comprise..

Il fait chaud et la ville de San Ignacio nous paraît être toute en terre et nous décidons de continuer car nous en avons marre de cette terre !! Nous sommes dans la région des missions jésuites et prenons la direction de San Miguel, qui est à 40 km au sud, où nous avons repéré un spot Ioverlander au bord d’une lagune. La route / piste n’en finit pas et nous arrivons enfin à San Miguel où nous mangeons au bord de la Laguna vers 13h.

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Le lieu n’est pas très grand et nous sommes vite « envahis » de monde, normal c’est dimanche… plein de jeunes qui viennent se baigner et qui remplissent vite l’espace autour de Fastoch. Nous ne sommes pas très à l’aise et restons un peu sur la réserve.. nous observons ces jeunes qui ont l’air d’être tous en tenues sportives avec des noms de villages différents notés sur leurs survêtements. Nous sommes également surpris qu’ils se baignent habillés.. La nuit tombe et le lieu commence à se vider. Deux hommes viennent à notre rencontre et nous commençons à sympathiser.. ils nous expliquent qu’ils sont professeurs et que tous ces jeunes sont là pour les Olympicos = des olympiades inter-régionales. Nous partageons une bière avec eux et passons un agréable moment. Ils nous expliquent que la route que nous avons décidé de prendre pour nous rendre à Santa Cruz est une piste alors que par San Ignacio de Velasco c’est du goudron.. OK alors demain demi-tour on remonte au nord !

Ils nous donnent RDV le lendemain matin au stade de foot afin que nous filmions avec le drone le match de leur école.

31 juillet

9h, nous visitons le village de San Miguel, qui est une des missions jésuites. Les missions jésuites de Bolivie sont les vestiges d’établissements, collèges et églises, fondés par les jésuites durant les XVIIe et XVIIIe siècles, en Amérique latine, alors empire colonial espagnol. Le principe des missions est le même dans chaque village : une magnifique place centrale arborée, et autour une église et des bâtiments avec des colonnes en bois.

Nous découvrons celle de San Miguel qui n’est pas la plus célèbre mais qui a beaucoup de charme, l’église en bois est très originale. Nous visitons l’intérieur et les enfants sont émerveillés.

 

Nous nous rendons ensuite au stade mais nous ne trouvons pas nos contacts de la veille.. nous prenons donc la route de San Ignacio où nous nous arrêtons sur la place du village.. encore une mission avec beaucoup de charme. Mais aujourd’hui c’est la fête : c’est l’anniversaire du village et y’a beaucoup de monde.. Décidément en ce moment, où que nous soyons, il y a de l’animation !

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Nous allons faire quelques courses, nous achetons à manger pour midi sur le marché pour 2€ pour nous 4 ! Il fait très chaud et retournons stationner sur la place centrale à l’ombre. Pendant que Chloé fait la sieste, Tom lui joue sur la place avec ses petites voitures.

De mon côté, je pars à la recherche d’eau car le réservoir est en réserve et en Bolivie nous n’avons pas vu d’eau dans les stations-services comme dans les autres pays. Je me rends à la mairie pour poser la question. Le gardien m’indique que dans la ville y’a rien, mais qu’il peut m’emmener dans un moment chez lui, contre des bolivianos ! Pas bien le choix, RDV vers 17h..

17h15, toujours personne… et nous le voyons devant la mairie en train d’arroser la terre avec un tuyau afin qu’il n’y ai pas de poussière.. OK il s’est fichu de nous ! On bouge à la recherche d’eau !

Après plusieurs échecs, nous passons devant une maison où un monsieur arrose la route en terre devant (toujours pour éviter la poussière).. J’y vais au culot en lui demandant s’il ne sait pas où nous pourrions trouver de l’eau dans le village.. et gentiment il nous propose de nous remplir notre réservoir ! A ce même moment, Marc a évité de justesse un accident.. un homme qui a reculé à fond avec sa voiture et qui est passé à 10 cm de l’arrière du camping car. Le monsieur nous explique qu’il est sûrement bourré qu’il faut faire attention ici c’est souvent le cas !

Nous retournons sur la place et nous baladons entre les marchands ambulants pendant que les enfants font du vélo. Ce soir nous mangeons dans une pizzeria et nous passerons une nuit plutôt bruyante sur la place centrale.

1er aout

Nous quittons notre emplacement vers 9h et allons faire laver Fastoch car avec toute cette poussière il n’est plus vraiment très blanc !!

Ensuite direction le village de Concepcion, une autre mission. La route est neuve… Enfin du goudron, plus de poussière… et les enfants peuvent jouer sans tenir leurs jouets ! Nous traversons plusieurs petits villages à qui la nouvelle route a dû changer leur quotidien (en bien ou en mal ??). Certains villages sont composés de quelques maisons en terre avec des toits en paille… et dans les « jardins » nous apercevons des ânes, poules, cochons…

Nous arrivons à midi à Concepcion et prenons place au bord d’un lac super chouette. Les enfants veulent faire du vélo, mais il faut d’abord les nettoyer !! Ils prennent beaucoup la poussière sur le porte vélo et celui de Tom commence à ne plus freiner.. Marc démonte les freins et tente une réparation (comme s’il n’en avait pas assez à faire sur le camping car !!). D’après Tom, ça va mieux… cool !

Moi de mon côté je profite d’être au bord de l’eau pour faire mes lessives. Et nous faisons le nettoyage de Fastoch, intérieur et extérieur. La poussière s’infiltre de partout, c’est vraiment pas simple..

Nous finissons la journée par une séance coiffeur : tondeuse pour Tom et Marc.. 1ère fois pour Tom !

02 Aout

Ce matin nous faisons un peu école. L’école n’est pas quotidienne, c’est un peu quand on a le temps et l’envie. Les enfants sont parfois demandeurs donc on en profite ! Nous avons fait le choix de partir avant que Tom rentre au CP, donc on ne se met pas de pression.. juste on essaye de garder un petit rythme.

« L’école » c’est bien sur un grand mot. Pour le moment, nous leur faisons faire des sortes de cahiers de vacances. Petite section pour Chloé, grande section pour Tom. Pas toujours facile de gérer les 2 en même temps.. les exercices ne durent pas longtemps et ils ont vite besoin de moi, et bien sur les 2 en même temps !! parfois Marc m’aide et ça se passe mieux. Mais souvent nous faisons école pendant qu’il bricole.

Justement ce jour-là, pendant l’école, Marc répare encore et encore ! Il démonte les feux arrière qui sont remplis de poussière et met du silicone pour plus que ça s’infiltre.. Réparation de la trappe des eaux sales, remettre les vis qui tombent… Il découvre également que le dessous de Fastoch est un peu abîmé… il consolide comme il peut : scotch, mastic…

Nous allons ensuite visiter le centre de la ville de Concepcion. Encore une très belle église et une charmante place centrale.. Nous sortons les vélos et les enfants sont ravis.

Nous retournons à notre bivouac et j’entame la lessive des draps des enfants afin d’enlever cette poussière !

Marc décide de sortir le canoé, il est vrai que ce lac est vraiment très beau. Mais une fois le canoé gonflé, le vent se lève et la sortie canoé avec Marc et les enfants dure à peine 15 minutes ! Au moins il va vite sécher !

Du coup, on change de jouet.. Marc sort le cerf-volant !! Les enfants s’éclatent. Tom apprend à le manier tout seul. Chloé en fait avec son père et le cerf-volant la fait décoller !

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Nous passons notre dernière nuit au bord du lac avec le vent qui nous remue toute la nuit !

03 Aout

Nous prenons la direction de Santa Cruz pour 300 km de route goudronnée. Aujourd’hui nous avons presque froid.. le thermomètre affiche 19 ° ! c’est fou comme on s’habitue vite à la chaleur !

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Nous arrivons à Santa Cruz vers 14h et nous rendons dans un hôtel que nous avons repéré sur Ioverlander afin de profiter du parking. La ville est tellement grande que nous ne voulons pas nous aventurer dans le centre. Nous découvrons un petit hôtel très mignon destiné aux voyageurs.

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Notre journée se termine par la visite du marché. Un quartier de fous ! Des rues entières avec des étales énormes avec toutes sortes de produits : légumes, fruits, viande, jouets, vêtements, téléphones, outils, animaux… Nous marchons au milieu de ce bazar, entre étales et voitures qui klaxonnent. Moment surréaliste.

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04 aout

Le réveil commence par un petit déjeuner à l’hôtel.. que ça fait du bien d’avoir plein de choses à manger.. des fruits, du pain, du thé, du lait, du beurre, du jambon, du fromage… Les enfants nous surprennent en nous demandant des sandwichs jambon / fromage.. pourquoi pas !

Aujourd’hui nous n’avons pas envie de bouger et restons à profiter du jardin et de la piscine de l’hôtel. Nous rencontrons Emma, française d’une vingtaine d’année qui rentre en France dans quelques jours après 3 mois à s’occuper d’enfants boliviens. Elle a fait du bénévolat dans une association qui s’occupe des enfants dont les parents sont en prison. Chose originale en Bolivie : les enfants peuvent suivre leurs parents en prison et cette association s’occupe d’eux la journée et ils retournent en prison le soir. Nous prenons plein d’informations auprès d’Emma et sommes ravis de discuter français.

Nous rencontrons aussi Loïc qui a passé 8 mois en Amérique du Sud avec un copain, en sac à dos.

Nous retournons au marché nous acheter quelques produits pour manger et passons une nuit calme.

05 Aout

Autre journée à l’hôtel où nous découvrons que les enfants et moi-même avons de nouveau des poux !!! direction la pharmacie pour acheter un traitement pour la tête. Nous ne trouvons pas de traitement pour les tissus alors nous faisons laver les draps à l’hôtel. Le souci se pose également pour les doudous et peluches. Les enfants sont donc autorisés à garder avec eux leurs 2 doudous préférés (après que nous les ayons fait bouillir dans la casserole, fallait voir leurs têtes !!) et pour le reste des peluches nous enfermons tout dans des sacs et les mettons en quarantaine pour une semaine. En espérant que cela suffise…

A part ça, journée tranquille au bord de la piscine, mise à jour du blog, jeux etc..

Nous restons encore car le 06 aout est la fête nationale et apparemment c’est une grande fête.

06 aout

Aujourd’hui, fête nationale, nous prenons un taxi pour nous rendre dans le centre de Santa Cruz que nous n’avons pas encore visité. Cette ville est la ville la plus peuplée de Bolivie avec environ 1.5 millions d’habitants et se développe à vitesse grand V.

Nous nous rendons sur la place centrale nommée « Plaza 24 de septiembre ». Sur cette place trône la Basilique Menor de San Lorenzo. Mais nous sommes dimanche, il est 10h et nous ne voyons rien de particulier à part la messe… nous faisons le tour du quartier mais ne voyons aucun défilé comme promis. Nous nous renseignons un peu mais à priori le défilé était à 8h (surprenant nous n’avons rien entendu !). Tant pis nous rentrons au camping-car un peu déçus.

Demain nous prendrons la route et nous nous rendons à la ville de Samaipata située à 2h de Santa Cruz

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