Un passage éclair au Brésil en direction du Paraguay

Dimanche 25 février 2018

Nous venons d’entrer au Brésil en provenance de la Bolivie via la frontière de Corumba. Mais après plus d’une heure de queue, de bon matin et sous 30 degrés, nous n’avons toujours pas avancé !!!

Notre impatience nous jouera des tours et nous prenons la décision de ne pas passer par la migration de sortie de la Bolivie et zappons également l’entrée du Brésil !! Nous prenons ainsi la direction de l’aéroport international, situé à quelques kilomètres de là, où nous imaginons que l’attente sera moins longue.

Mais l’aéroport est minuscule et nous ne trouvons aucune migration… nous demandons à un policier Brésilien où se situe l’immigration pour faire les passeports, et devinez ce qu’il nous répond ??!!! => « A la frontière Bolivienne » !!!!!!!!! Mon sang se glace… nous voilà ici sans papier et la seule solution est de faire les 4-5h (minimum) de queue ??!!! Notre moral en prend encore un sacré coup et nous décidons de tracer, tant pis nous ne restons que 3/4 jours sur le territoire Brésilien, nous allons croiser les doigts pour ne pas se faire contrôler !!

Nous prenons la direction du Sud et souhaitons nous rendre à Jardim, à 400 km de là. Nous sortons de la ville et nous ne voyons pas de banque… nous n’avons aucun Real Brésiliens et nous arrivons à un péage !! Nous tentons de nous faire comprendre en Portugais et la caissière nous explique que nous pouvons faire demi tour afin de prendre du gasoil à la station essence à 1 kilomètre de là. Le gérant nous facture en carte bancaire un montant supplémentaire et nous rembourse en liquide !! Nous passons à nouveau le péage et je prends le volant une heure car Marc commence à vraiment fatiguer.

Le repas de midi se fera sur un parking, dans Fastoch et sous les ventilateurs ! Chloé est très énervée et s’endort 15 minutes après que nous ayons repris la route..

Nous sommes dans la région du Pantanal, que nous avions déjà traversée en période sèche en juillet, et la faune est très riche :  nous croisons des toucans, serpents, capibaras, crocodiles etc…. Nous arrivons à Bonito vers 15h30 et nous ne trouvons qu’une seule supérette ouverte (et oui nous sommes dimanche !) et faisons un passage à la banque. Nous nous posons enfin au camping vers 17h, camping que nous avions adoré leur de notre 1er passage. Mais la saison n’est pas du tout la même et la jolie rivière claire du camping est inondée et marron ! Le temps est lourd et humide… Nous sortons les hamacs et passons en mode détente (sans oublier le lavage de Fastoch et quelques lessives !!).

Nous profiterons des sanitaires du camping pour prendre une longue douche et au lit de bonne heure malgré la chaleur !

26 février

6h30… il fait déjà 26 degrés dans Fastoch !!! Et nous avons tous un peu mal au ventre, une petite tourista serait-elle en train de nous guetter ???!!!! Tournée générale de Smecta !!

Nous ferons donc une journée repos au camping : vélos, hamac, oiseaux, lavage… sont les maîtres mots de ce jour. Mais voilà que le frigo se met à clignoter : panne de gaz et nous étions sur la 2ème bouteille, les 2 sont donc vides !! et mince !! Sur Ioverlander, nous ne voyons pas de point de recharge de gaz aux alentours et j’essaye de faire comprendre à la gérante du camping que nous sommes à la recherche de gaz, mais décidément nous n’arrivons pas à communiquer avec les brésiliens. Tant pis, nous nous branchons sur l’électricité du camping qui paraît plus que douteuse ! Petite technique que nous utilisons en cas de panne de gaz ou de forte chaleur : toujours avoir 1 ou 2 bouteilles d’eau congelées que nous mettons ensuite dans le réfrigérateur afin de le refroidir.

Du coup ce soir c’est sandwichs car plus de gaz pour cuisiner non plus, ce qui ravit les enfants…

27 février

Courte nuit car j’ai été malade et également Chloé au réveil…. un virus doit nous tourner autour, ou alors notre corps a du mal à dormir à 26 degrés !

Pendant que Marc soude la suspension arrière qui fuit, nous remettons de l’ordre dans nos affaires afin de décoller à 9h30 du camping en direction de la frontière paraguayenne, à environ 200 km, où nous espérons recharger le gaz.

Après une conduite sous la pluie, accompagnée de nombreux toucans, nous arrivons à Pedro Juan Caballero vers 13h30, ville frontière entre le Brésil et le Paraguay.

Nous nous rendons donc à l’immigration du Paraguay afin de faire l’entrée dans le pays, mais, contrairement à ce que nous pensions, le douanier étudie nos passeports et nous demande pourquoi nous n’avons pas de tampons du Brésil (entrée et sortie) ??? « Pourquoi ?? Heu bin, en fait… » et là nous essayons de lui expliquer que nous sommes entrés par la Bolivie mais que nous n’avons pas « vu » la douane !! Mais le brave monsieur se fiche de nos explications, il ne nous fera pas l’entrée dans son pays si nous n’avons pas la sortie de l’autre. Ce qui est LOGIQUE !!!!!!!!!!!

Nous prenons donc la direction de la douane brésilienne, qui se situe à l’aéroport (ah dans cet aéroport il y a bien une immigration grrr !!!!) et nous tentons d’expliquer au douanier notre souci (ouf il parle espagnol ! ). Mais il tient le même discours que son collègue du pays voisin, « pas d’entrée, pas de sortie » !! Ah bin lui aussi il est LOGIQUE !!!!!!!!!!!!!!!!! Sa seule solution est que nous retournions au Paraguay afin que le douanier nous fasse une sortie et lui nous fera ensuite une entrée et une sortie du Brésil… « non mais le monsieur ne va pas vouloir non plus !! »

Tout le monde se regarde… « on fait quoi maintenant » ??? Et le douanier Brésilien prend nos passeports en nous disant « Mr et Mme vous êtes entrés illégalement sur le territoire brésilien, vous êtes hors la loi »…. Ah en effet nous ne l’avions pas vu comme cela !! Nous tentons de trouver une solution : peut-on se rapprocher d’une ambassade, donner un dessous de table ??? rien n’y fait…

La solution tombe : vous devez payer une amende de 100 reals / personne (25 €)… Bon nous n’avons pas bien le choix ! Par contre nous avons dépensés nos derniers Reals à la station service avant la frontière. Nous expliquons au douanier que nous allons retirer et que nous revenons. Mais non cela ne se passe pas comme ça ici !! Voilà que nous signons donc une amende que nous devons présenter à la « Banco do Brasil » (banque nationale) auprès de qui nous devons nous acquitter de notre dette et ensuite le douanier lèvera l’amende et tamponnera nos passeports. Je vous passe les détails à la banque où j’ai attendu plus d’une heure, un ticket à la main, dans le style de notre chère préfecture ! Et pendant ce temps Marc était garé en double file et n’a pas cessé de se faire embêter par la police… Enfin bref, nos passeports sont tamponnés nous pouvons ENFIN entrer au Paraguay où cette fois-ci nous n’avons pas de souci à l’immigration… Il est 16H, nous sommes épuisés !

Bilan de l’histoire : ne pas prendre de libertés avec les passages douaniers !!! Mais ça aussi c’est LOGIQUE !!

Nous avons tellement hâte de rouler que nous en oublions de retirer des Guaranis, la monnaie paraguayenne ! Nous n’oublions pas que nous devons recharger notre gaz et nous le payons donc en dollars.. voilà un souci de résolu !

Nous pouvons enfin rouler, une centaine de kilomètres en direction du Sud, et nous réalisons que nous avons changé d’heure… il est presque 19h et la nuit tombe déjà ! Nous trouvons une banque, faisons quelques courses mais nous ne trouvons pas de lieu pour bivouaquer. Nous optons donc pour une nuit en station service, décidément nos bivouacs ne font pas rêver en ce moment !

20h, il fait 29 degrés dans Fastoch, mais nous avons hâte d’être demain car nous ne sommes plus qu’à 350 km de la Colmena où nous allons pouvoir passer quelques jours à Tranquilo.

28 février

Comme vous vous en doutez, la nuit a été chaude et bruyante et nous prenons la route vers 8h, alors que les enfants dorment encore. Nous ferons donc le petit déjeuner en roulant.

Nous sommes surexcités de retrouver nos amis, mais la bonne humeur redescendra vite lorsque nous nous faisons arrêter par la police. En 8 mois de voyage, on ne nous a demandé que 1 ou 2 fois notre attestation d’assurance pour Fastoch sauf qu’aujourd’hui celle-ci est périmée depuis 15 jours !!! et bien sûr, le policier s’en aperçoit…. Nous tentons de lui expliquer que nous devons l’imprimer chez nos amis à 200 km de là, mais la seule solution qu’il nous propose est de prendre un taxi pour aller l’imprimer en laissant Fastoch ici !! Nous lui demandons donc quel est le montant de l’amende et sa réponse est assez surprenante « combien vous avez ?? ». OK je pars chercher le portefeuille et Marc lui glisse un billet, qu’il s’empresse de glisser dans sa poche afin que son collègue ne s’en rende pas compte. « Todo es bueno senor y senora » !!! Ouf nous pouvons enfin partir !! (Pour information nous apprendrons plus tard que l’assurance n’est pas obligatoire au Paraguay pour un véhicule étranger !!)

Midi, nous voici à Coronel Oviedo à 100 km de chez Charles et Aurélie… Petit passage au Mac Do, cela est tellement rare que les enfants dévorent leurs sandwichs !! Le plein de courses et de Tres leones (rhum) et nous faisons ENFIN les derniers kilomètres avant notre dernier moment de détente du voyage.

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Pantanal Brésil

 

20 juillet 2017

Aujourd’hui nous prenons la route pour nous retrouver au cœur du Pantanal. Une piste surnommée « la Transpantaneira » de 145 km menant à Porte Joffre où la route s’arrête et le demi-tour est obligatoire. Cette route, comprenant environ 120 ponts, est connue pour être en immersion totale avec la nature.

entrée pantanal

Nous avons le plein de nourriture et d’eau pour tenir plusieurs jours et nous attaquons la route en fin de matinée, mais celle-ci n’est pas très carrossable : piste avec beaucoup de ripio : des mini bosses faisant comme de la tôle ondulée et qui secouent beaucoup Fastoch. Marc roule à 15-20 km/h, un bruit de fou dans la cellule… nous nous regardons avec de gros yeux et espérons que ce n’est pas cet état jusqu’au bout !

Après une dizaine de kilomètres, la route devient plus « agréable », du moins le ripio disparait et nous pouvons rouler plus vite sans trop de secousses !

Nous passons quelques ponts, mais pas d’eau dessous car nous sommes en période sèche (hiver). Nous ne pourrions d’ailleurs pas faire cette piste en dehors de cette période.

Nous sommes entourés d’oiseaux de toutes sortes et la végétation est parfois dense et parfois dégagée. Mais nous en attendons plus et espérons que ce n’est pas tout le long comme ça…

Et nous apercevons enfin nos 1ers crocodiles… 1ère fois pour nous de voir un crocodile dans son milieu naturel et c’est plutôt très impressionnant (même s’ils sont loin d’être actifs !)

13h, nous trouvons enfin un petit coin pour faire notre repas de midi (une fois de plus : merci Ioverlander !). La route est longue et est soit bordée de végétation soit de barrières.. arrêts difficiles.

Nous sommes à l’ombre d’un arbre, au bord d’une marre avec quelques crocodiles.. originale comme vue de notre table ! Mais il fait très chaud (plus de 30 degrés) et nous nous demandons comment nous allons tenir toute la journée.

Nous décidons donc de nous arrêter au prochain campement indiqué par Ioverlander dans une Pousada = sorte d’hôtel / camping. Il est noté qu’il y a une piscine, le prix est de 50 RB / personne.. pas donné mais la chaleur prend le dessus !

L’endroit est sympa, bon la piscine est minuscule et nous n’y mettrons pas les pieds.. il y a un étang pas très loin de Fastoch avec crocodiles.. nous verrons également un capibara, une autruche et une multitude d’oiseaux..

Le soir nous nous couchons avec plein de bruits d’animaux autour de nous 🙂

21 juillet

Aujourd’hui cela fait un mois que nous avons quitté la France et nous sommes en immersion totale avec la nature… lieu que nous avions hâte de visiter… Nous avons parcouru peu de kilomètres sur la piste et nous prenons la route vers 10h après un peu de bricolage sur Fastoch. La trappe du réservoir des eaux sales à encore rendue l’âme, tant pis nous ferons sans pour le moment !

Nous prenons nos 1ers ponts en bois et moi je serre les fesses à côté de Marc. Certains font vraiment flipper et craquent pas mal, mais nous passons sans soucis. Nous avons même croisé un poids lourd donc il ne doit pas y avoir de problème !

Nous voyons encore et encore une multitudes d’espèces animales, des crocodiles à chaque pont, des oiseaux énormes (notamment une sorte de géante cigogne avec un cou rouge =  Cigogne Jabiru d’Amérique, aussi appelée Tuiuiú) comme des tout-petits.. le spectacle est plutôt impressionnant.

Mais l’air à l’intérieur de Fastoch commence à être envahi de poussière et nous sommes un peu inquiets pour l’état du véhicule.. Pause à midi avec nettoyage.. la poussière est de partout, placards nourriture, lits, couverts, jouets des enfants etc…

Marc met du Scotch sur les aérations en espérant que ce soit efficace. Nous reprenons la route sur un soleil de plomb et faisons quelques séances vidéo avec le drone.

Nous arrivons à Porte Joffre à 15h, 34 °.. c’est l’hiver !

Il y a un hôtel et un camping, mais nous décidons de nous poser à la sauvage à l’ombre.. rien de bien intéressant à voir..

Nous décidons de jeter un œil au camping-car, nous ouvrons la soute et là, catastrophe.. de la poussière de PARTOUT !!

Les sièges d’extérieur, la table, le canoë, et bien sur le lit de Chloé, les jouets etc.. De plus, le châssis sous le lit de Chloé n’a pas supporté les bosses et est en train de se décrocher de la paroi du camping-car. Pas le choix, il faut vider la soute, tout nettoyer et Marc revisse tout ça.. Il fait une chaleur de fou.. pas le meilleur des moments !

Tout ça bien sûr avec les enfants qui se disputent, et du coup les parents aussi au passage !

La nuit arrive vite et les moustiques aussi.. nous finissons en toute vitesse et rentrons nous mettre au frais (30 ° à l’intérieur !)

22 juillet

La nuit a été mouvementée : Chloé à fait pipi au lit.. elle a fini dans notre lit !

Réveil à 7h, puis grand ménage et scotch de tous les angles de la soute afin de supprimer cette poussière ! Egalement lessive des draps de Chloé.. Nous avions beau avoir le plein d’eau, avec toutes ces histoires de ménages et lessives le niveau atteint la réserve.. Et ici aucun remplissage possible !

10h30. N’ayant rien à faire à Porte Joffre, nous reprenons la route en sens inverse. Il fait déjà 30 degrés…

Nous passons un hôtel plutôt classe et  repérons un camping-car poids lourd non loin de la route au bord de la rivière. Nous consultons Ioverlander qui indique un bivouac gratuit et prenons donc le chemin pour nous y rendre.

Il s’agit d’un ancien lieu touristique abandonné (il reste les pontons, une tonnelle etc..) et nous prenons place à l’ombre des arbres, non loin des allemands dans leur gros camping-car.

Ce lieu est l’image que nous avions du Pantanal, perdu au milieu de nulle part au bord de l’eau…

23 juillet

Réveil à 7h par le chant des oiseaux. Ici ils sont très nombreux et les cris n’ont rien à voir avec ceux de chez nous.. on dirait des alarmes !

La matinée commence par une activité pèche pour Marc qui explique tout ça à Tom.. et moi je me lance dans les lessives avec l’eau de la rivière et je relave les draps de Chloé !

De son côté, Marc pèche vite 2 petits poissons avec du maïs comme appât qui deviendront à leur tour appât pour les piranhas ! Marc en pêchera 6 et les cuisinera au barbecue pour le midi. Il sera malheureusement le seul à les manger.. les enfants et moi ayant du mal après avoir vu Marc les pêcher, les vider etc…

L’après-midi est toujours aussi chaude et Marc installe les enfants à l’ombre sur la bâche avec une bassine, l’eau de la rivière et la dinette. Ils sont aux anges et nous avons enfin la paix une heure ! nous en profiterons pour encore laver cette satanée soute qui se remplit toujours autant de poussière !!

La journée se termine par une douche collective sur la bâche, savon, shampooing, eau de la rivière ! après un mois en mode nomade, nous nous adaptons petit à petit.. enfin c’est surtout moi qui ai le plus de mal !

24 juillet

Nous décidons d’aller nous promener vers l’hôtel à coté de notre campement.. notre voisine allemande nous a indiqué qu’il y avait une piscine bien sympa. Nous réservons donc le restaurant pour midi avec accès à la piscine pour 150 RB pour nous 4 (environ 40 €).

Retour au campement, il est 9h30 et il fait déjà une chaleur très lourde !

Hier soir, un jeune couple de suisse s’est installé au bord de la rivière.. 3 camping car, c’est sympa !

Je fais un peu école aux enfants pendant que Marc démonte le bas de caisse sur le côté gauche afin de colmater qui laisse apparaître le jour dans la soute (la poussière viendrait peut être de là ??). Nettoyage, joint silicone et croisons les doigts !

Allemands et suisses viennent nous dire au revoir tour à tour et nous prenons la direction de l’hôtel avec Fastoch.

Le repas au restaurant est plutôt agréable (même si nous ne retiendrons pas le Brésil pour sa nourriture !), et nous reprenons des forces dans la piscine… aucun doute : quand il fait chaud, la baignade ça change tout !

Nous retournons à notre bivouac vers 17h totalement rafraîchis.

2 couples de brésiliens ont monté la tente… animé cet endroit !

25 Juillet

Aujourd’hui grosse nuit.. réveil à 8h ! Chloé est de mauvais poil au petit déjeuner : elle n’a plus de céréales ! Et oui, impossible d’en trouver dans les derniers magasins que nous avons fait…

Après une séance école et nettoyage (pour la énième fois !), nous prenons la route du retour vers 10h car le manque d’eau ne va pas tarder !

Nous retrouvons le ripio qui ne nous avait pas du tout manqué et nous finissons enfin la piste vers 11h30 pour arriver à la ville de Poconé où nous faisons quelques courses. Mais désolé Chloé, toujours pas de céréales !

Ici les supermarchés sont en général de petites supérettes et nous avons du mal à trouver « nos » produits : moutarde, confiture, pain, céréales… tout ceci n’est pas toujours présent dans les rayons !! Par contre, depuis notre arrivée en Amérique du Sud, à la caisse des magasins il y a toujours un employé présent pour mettre nos courses dans des sacs.. et parfois même on nous les amène jusqu’au camping car ! c’est très agréable..

Nous retrouvons enfin une route goudronnée et prenons la direction de San Matias, ville frontière avec la Bolivie, notre prochaine étape.

Mais le goudron n’est présent que 10 min et nous retrouvons un piste avec de la terre, des trous, du ripio, des ponts… genre de route que nous prenions en France avec le quad !!!

Après une heure de piste nous retrouvons une route « normale » (le GPS aurait dû nous faire prendre cette route dès le départ !).

Nous faisons le plein de gasoil un peu avant la ville de Caceres qui sera notre bivouac de ce soir. Le litre de gasoil a légèrement augmenté et est passé à 3.33 RB / litre soit un plein à environ 62 € (un peu moins cher qu’en France). Ici dans les stations-service, il y a toujours un employé qui te fait le plein de carburant et souvent nous pouvons faire le plein d’eau gratuitement.

Nous arrivons à Caceres à 16h30, sur une plage bien sympa.. finalement nous resterons peut-être un peu plus que prévu !

caceres (2)

26 juillet

Après une séance dessins pour l’anniversaire de Tatie Ségo et de Guy et un coup de ménage / dépoussiérage (encore, encore et encore !!!) nous nous rendons dans le centre-ville afin de faire quelques courses (bricolage pour consolider les meubles qui n’ont pas aimé la piste !) et d’acheter des seaux et pelles aux enfants.

Nous avons également repéré sur Ioverlander qu’il y avait un lieu pour faire le plein de gaz, nous avons une bouteille de vide et la faisons remplir… Nous profitons de leur wifi afin de transmettre les messages d’anniversaires réalisés par les enfants.

La circulation dans la ville, les enfants réclamant leurs pâtés de sable plutôt que les courses, la chaleur… tout ça mélangé donne une bonne prise de tête familiale.

Marc craque, s’énerve sur les enfants et me reproche de ne rien gérer d’autre que les enfants.. moi je lui répond qu’il prend tout en charge sans pouvoir me laisser donner mon avis.. Enfin bref, je vous passe les détails, mais c’est ça aussi notre quotidien !!

Midi, nous retournons à la plage.. les enfants testent leur matériel et je reste avec eux pendant que Marc prépare le repas (le climat n’est pas encore favorable à ce que nous soyons trop proches !)

Il fait très chaud et nous passons l’après-midi les pieds dans l’eau, entourés d’oiseaux en tous genre, dont la géante cigogne au cou rouge.

La fin de la journée se termine par l’inspection de la tête des enfants car Chloé ne fait que se gratter.. et bingo !! les poux sont de retour !! Re traitement.. re shampooing.. re pleurs et cris et re prise de tête !

Décidément cette journée n’est pas à garder en mémoire !

20h, dodo des enfants et moi je mets à jour le blog… et je me couche en réfléchissant à comment rendre le climat plus favorable..

27 juillet

Ce matin les tensions sont un peu apaisées et nous faisons école en enfants tout en s’occupant en même temps : Marc bricole à l’intérieur et moi je fais un peu de rangement / ménage.

Nous allons ensuite au bord de l’eau afin que les enfants fassent leurs pâtés de sable, pendant que Marc continue à bricoler Fastoch (et oui y’a toujours un truc à réparer ou à nettoyer !)

A midi nous mangeons à l’ombre du store du camping-car, car comme les jours précédents il fait très chaud !

Notre après-midi se fera également les pieds dans l’eau et nous en profiterons pour nous laver dans la rivière avant la tombée de la nuit et l’arrivée des moustiques.

Demain nous quitterons notre bivouac pour sortir du Brésil.

28 juillet

Nous quittons notre plage vers 8h30 et allons faire laver Fastoch dans une station pour 8€ ! Nous nous rendons également à la Police Federal de Caceres afin d’enregistrer notre sortie de territoire. Ici  l’immigration ne se fait pas à la frontière.. il faut le savoir ! Encore une fois merci l’application Ioverlander !

Nous prenons la direction de San Matias de sortir du Brésil et passer la frontière Bolivienne. Nous passons à un contrôle sanitaire tenue par l’armée mais pas vraiment de contrôle..

La barrière se lève.. nous sommes en Bolivie.. aucun doute, cela se voit !

arrivee bolivie

Brésil – Episode 2

12 juillet 2017

Après notre passage de frontière compliqué à Pedro Juan Caballero (Paraguay), nous roulons sur le sol Brésilien. Nous l’avions déjà brièvement découvert lors de notre visite des chutes d’Iguazu et du Parc des Oiseaux.

Nous avons pour projet de nous rendre dans le Pantanal Nord (Matto Grosso) mais nous ne sommes pas pressés. Nous allons essayer de prendre un rythme moins soutenu que celui que nous avions en présence des journalistes. En effet, trop rouler n’est pas très agréable, l’ambiance est vite tendue dans Fastoch et le budget gasoil explose !!

Il est déjà presque 17h et nous nous arrêtons dans un petit village, au bord de la route, juste à côté d’un restaurant. Marc attaque la réparation de l’arrière du camping-car : pare choc réparé avec du scotch (en attendant de trouver de la résine où de le faire réparer), bouchon de vidange collé.. en espérant que tout cela tienne un moment ! Pendant les réparations j’occupe les enfants à faire du vélo et plein de passants viennent discuter avec Marc.

Le propriétaire du restaurant vient à notre rencontre et nous informe qu’il ne faut pas hésiter si nous avons besoin de quoi que ce soit.. il nous propose même de nous emmener chez lui pour nous laver. Nous le remercions car nous avons tout ce qu’il faut ! Nous profitons seulement de sa wifi et nous lui commandons à manger. Il nous a préparé un bon repas : viande, riz, salade et tomates.. tout ça dans des plats à emporter. Au top !!

13 juillet

Départ à 9h de notre bivouac en prenant la direction de Bonito. Je conduis un petit moment, les routes sont agréables. Nous nous rendons à Jardim afin de visiter le Parc des Aras = Buracco das Aras. Il est midi et il est trop tard pour la visite, nous prenons RDV pour le lendemain matin de bonne heure pour ne pas avoir trop chaud.

Nous nous rendons dans un camping au bord d’une rivière. Etant en basse saison il n’y a que nous et un couple d’allemands également en camping-car. D’ailleurs nous croisons très très peu de camping-car depuis notre départ ! Le camping est plutôt bien aménagé et nous y resterons quelques jours.

Après quelques lessives avec l’eau du camping pas très claire, nous nous rendons à la rivière avec le canoé et sommes accueillis par des singes… Aucun doute, nous sommes déjà dans le Pantanal !

 

 

Après-midi canoé et nous profitons également de la wifi du camping pour mettre à jour le blog.  Cela prend parfois pas mal de temps (surtout à télécharger les photos). Désolée si parfois nous mettons du temps à publier les articles ! Surtout que dans ce camping j’ai eu l’impression que la propriétaire (pas très souriante) coupait la wifi dès que j’ouvrai mon PC !!

 

14 juillet

La journée débute par Chloé avec une tique dans le dos.. on l’enlève avec la pince et on désinfecte.. A surveiller !

Fête nationale en France, mais pour nous la matinée débute par la visite de Buracco das Aras. Notre visite est à 8h40 avec notre petit groupe et un guide qui explique (en anglais) les détails de ce parc. Il s’agit d’un profond gouffre de calcaire rouge où les Aras ont élu domicile.

Après un peu de marche, nous arrivons au 1er observatoire.. nous sommes émerveillés. Seulement quelques couples de aras rouges ont le privilège d’être dans ces lieux. Le guide nous explique que chaque aras se met en couple jeune et garde le même partenaire toute sa vie. Si l’un des deux venait à décéder, l’autre resterait seul. Et savez-vous qu’il est impossible pour l’homme de différencier le mâle de la femelle ??!!! seulement un test ADN le permet.

Après un passage au 2ème observatoire, la visite se termine. Nous gardons de belles images en tête et les enfants aussi (qui trouvent toujours les visites trop longues !!)

 

Nous rentrons au camping et passons notre après-midi au bord de la rivière à faire du canoé et à se baigner.

Dans ce camping nous sommes bien mais nous nous faisons croquer par les moustiques !!!

15 juillet

Nous passons notre dernière journée au camping et Marc en profite pour nettoyer la carrosserie de Fastoch. Avec la poussière permanente sur les routes, il est loin de briller. Mais Marc le lave régulièrement et il est presque propre !

Moi je finis mes lessives (avec de l’eau propre cette fois ci !) et en profite pour laver les draps des enfants (plein de poussière rouge eux aussi !)

Notre journée alterne entre rivière, canoé,  hamac, rangement, ménage, école des enfants, tentative mise à jour du blog…

Nous faisons aussi notre 1ère pâte à crêpes pour le repas du soir. Marc improvise un batteur électrique avec un clou sur sa Dremel 😉

camping jardim pate à crepes

16 juillet

Nous quittons le camping vers 10h pour la direction de Campo Grande, environ 200 km de route. Les routes sont toutes droites et parfois vallonnées. Nous sommes parfois entourés de champs de maïs, ou de foret.. ici il ne se passe pas grand-chose ! Je conduis une heure pour soulager Marc qui a bien mal aux cervicales depuis quelques jours. Nous arrivons à Campo Grande vers 15h, grande ville que nous n’aimons pas traverser..

Dans ce genre de moment le stress est palpable dans le camping-car. Et en général c’est la fin de la journée, tout le monde en a marre.. les décibels montent vite ! Lorsque que l’on roule ce sont les moments les plus difficiles.. les enfants se bagarrent en permanence et il faut toujours les occuper ! Je passe sans cesse entre le siège passager et l’arrière du camping-car. Parfois je joue avec eux, mais je suis vite écœurée quand je ne vois pas la route. Et souvent (très souvent !), les enfants me piquent ma place !

A la sortie de Campo Grande, nous nous arrêtons à Leroy Merlin pour acheter 2/3 outils manquants

Nous sommes surpris par la modernité de la zone commerciale. C’est assez choquant quand on sait qu’une centaine de kilomètres plus loin les gens vivent dans les maisons avec le sol en terre !

Nous dormons à 20 km au Nord de Campo Grande dans une station-service. Nous savons que ce n’est pas ce que l’on préfère, mais la nuit tombe vite ici et nous avons repéré sur Ioverlander qu’il y avait la wifi ! Nous essayons d’ailleurs acheter une recharge pour notre carte SIM que nous avons achetée à notre entrée au Brésil, mais personne ne comprend ce que je veux dire !! Nous avions lu sur les blogs qu’il était simple de gérer des cartes 3G, finalement pour nous c’est un échec !

17 Juillet

Après une nuit bruyante, nous quittons notre bivouac à 8h30 dans le brouillard et le froid. Il fait 13°, mais bon c’est l’hiver ! Nous décidons de rouler toute la journée étant donné la météo.

Le long de la route nous croisons des aras et plein de sortes d’oiseaux..

Nous arrivons à 17h à Rondonopolis. Il pleut, nous nous couchons tôt dans un petit village.

18 Juillet

Nous quittons les lieux vers 8h, il fait 9 degrés et le brouillard est toujours présent. Nous sommes surpris sur le nombre de camions sur la route ! Difficile de rouler entre le brouillard et les poids lourds. Nous passons même devant un poids lourd couché sur le bord de la route.. et nous entrons dans un gros bouchon qui durera 1h ! certainement dû à différents accidents et au brouillard. Nous remarquons aucune présence policière ni de sécurité sur les lieux des accidents..

11h30 nous traversons Cuiaba, grosse ville. Et prenons la route pour Santo Antonio do Leverger, où nous posons Fastoch sur la plage au bord d’un rio.

Voilà notre campement pour quelques jours..

 

Les enfants sont ravis de faire des pâtés de sable (enfin de jouer avec la boue !), nous sommes entourés d’oiseaux en tous genres et de poissons qui sautent et nargue Marc pour qu’il les pèche !

Nous finissons la soirée autour d’un feu à goûter des Chamalow grillés

19 juillet

Après une nuit difficile pour Chloé (rares sont les nuits entières pour Chloé depuis le début !), les enfants passent une partie de la matinée à jouer aux légos pendant que Marc fait une tentative de pèche pour le repas. Malheureusement, il revient bredouille et nous allons acheter de la viande pour faire un barbecue. Nous en profitons pour nous rendre dans un magasin de téléphonie pour notre recharge, nouvel échec.. d’après ce que nous avons compris nous sommes obligés de prendre un abonnement si nous voulons de l’internet !

Avant de passer à table, nous avons le droit à la visite du maire et une représente de l’ONF ainsi qu’un monsieur parlant français pour la traduction. Ils nous expliquent qu’il est interdit de dormir ici mais que si c’est pour une seule nuit c’est pas grave. Ils en profitent également pour prendre des photos du camping car lol !

L’après midi nous faisons un petit tour en canoe pour que Marc pèche mais les enfants et moi ne sommes pas assez patients pour la pêche. Marc nous débarque afin que nous retournions vers Fastoch.

Nous finissons notre soirée autour du feu et demain nous levons le camp pour nous rendre sur la piste du Pantanal en direction de Porto Jofre.

Las cataratas de Iguazu

03 juillet 2017

Nous nous sommes installés dans un camping pour la 1ère fois depuis notre départ et cela fait du bien de se poser un peu. Nous sommes en Argentine à Puerto Iguazu et notre objectif est d’aller voir les célèbres chutes d’eau.

Celles-ci sont visibles de l’Argentine et du Brésil à Foz de Iguazu et il nous a été vivement conseillé de commencer par le Brésil et de finir par l’Argentine. En effet, coté Brésil les chutes sont plus éloignées et coté Argentine l’exploration se fait de près.

Nous allons donc au Brésil en taxi afin de nous d’’éviter un passage de douane avec Fastoch. Notre chauffeur est très sympa et nous donne pas mal d’informations. Il nous accompagne également à la douane brésilienne. Il nous dépose à  l’entrée du parc et reviendra dans 2h (ce qui fut un peu court avec les enfants).

Nous entrons enfin dans le parc pour assister au spectacle tant attendu ! Et nous sommes loin d’être déçus… il est vrai que le côté brésilien n’est pas très grand mais la découverte est magique. Nous en prenons plein les yeux et les enfants sont ravis également.

Nous croisons le chemin d’oiseaux et de coatis (genre de lémurien) qui sont loin d’être sauvages et qui ne souhaitent que manger. Donc attention à ne pas manger à côté d’eux !

Je vous laisse admirer les photos qui parlent d’elles-mêmes. Mais le bruit est tout aussi impressionnant.

 

Pour le retour, notre chauffeur nous attend et après 30 minutes d’attente à la douane brésilienne (vacances scolaires !!) nous rentrons à notre camping où nous commandons des empanadas au bar.

Je m’aperçois (mais trop tard !) que Chloé a oublié sa sucette dans le taxi. Gros drame… « c’était ma  préférée maman »… heureusement j’ai prévu le stock pour un an (enfin sauf si on en perd une toutes les semaines !!)

Et pendant que pépette fait la sieste, Tom a envie de faire l’école. Nous sortons donc les cahiers et crayons pour la 1ère fois.  Installés dehors, le cadre scolaire est pas mal !

 

ecole tom

En fin d’après-midi, nous allons dans le centre-ville afin de faire quelques courses car on ne peut pas se nourrir uniquement d’empanadas 😉 De plus, les journalistes de la TV arrivent demain pour 10 jours.

04 juillet

Je profite d’être en camping pour faire mes lessives. Je suis ravie de ma super machine à laver J

A 14h, Auriane (journaliste) et Mathieu (caméraman) arrivent ! nous sommes ravis de voir des têtes françaises et nous passons le restant de la journée à discuter de nos 1ers jours et du programme à venir.

05 juillet

Le programme du jour est de visiter les chutes coté argentin. Etant donné le spectacle coté brésilien, nous imaginons que cette journée va être marquante.

Cette fois-ci, pas de changement de frontière, nous montons donc tous les 6 dans Fastoch et faisons les 1ères images pour le reportage.

Nous arrivons à 10h au parc et retrouvons les coatis. Nous prenons le petit train (malgré 30 min d’attente !) afin que les enfants ne marchent pas trop. Dans ce parc il existe plusieurs circuits mais nous savons que nous ne pourrons pas tout faire avec les 2 petits. Nous ferons le circuit inférieur et le supérieur.

En effet, le parc est différent du Brésil et est gigantesque. Les mots manquent pour décrire le spectacle. Des passerelles ont été créées sur l’ensemble du parc et rendent les accès au cœur des chutes (tout en étant très bien intégrées dans le paysage).

Plus nous avançons et plus l’effet est incroyable. Nous prenons conscience de la puissance des chutes et du volume d’eau. Nous passons la journée dans ce parc magique et nous ne savons plus où donner de la tête ! Marc et moi avons été également émus sur une passerelle tellement la nature est prenante. Difficile également de ne pas partager cela avec tous nos proches.

Mathieu de son côté ne cesse de vouloir tout filmer. Ici c’est le paradis pour un caméraman !!

Et nous finissons en beauté en voyant notre 1er toucan..

 

 

En sortant sur le parking, Marc tente de sortir son drone. Il en rêvait depuis le matin. Après 5 minutes de vol, un gardien vient lui dire de cesser. Pas de souci, il le ramène. Les images sont faites

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Iguazu en vidéo : https://vimeo.com/228476577

Retour au camping, empanadas et dodo !

Vue du camping par le drone :

 

06 juillet

Nous quittons le camping argentin vers 10h et avons prévu d’aller au Brésil puis Paraguay. 3 pays en une journée, la classe !!

Nous sortons de l’Argentine rapidement. Le passage d’une frontière est toujours un stress. Pour la sortie d’un pays c’est assez rapide : immigration pour les passeports (ce jour-là erreur de date sur le tampon, heureusement que l’on vérifie toujours !!) et douane pour Fastoch.

Pour l’entrée au Brésil, rebelote. Mais une entrée c’est toujours plus long avec un véhicule étranger : d’où venez-vous ? où allez-vous ? combien de temps dans le pays ? contrôle permis de conduire, assurance etc..

Et au Brésil, c’est en portugais donc c’est encore plus compliqué !

Au final, quand on dit au monsieur de la douane que nous passons juste la journée au Brésil mais que ce soir nous serons au Paraguay, il ne nous fait pas d’importation temporaire du véhicule.

Pour Auriane et Mathieu c’est plus simple : leur camping-car de location est Argentin et est autorisé à voyager dans le Mercosur librement.

Nous nous rendons au parc des oiseaux « Parque de los aves » à Foz de Iguazu (à côté des chutes). Le parc est vraiment magique et apaisant. Certains oiseaux sont en volières et pour d’autres nous entrons dans leur volière. La faune et la flore sont magnifiques. Nous avons même le droit à un toucan tout près de nous. Moment mémorable.

Grand moment également dans un enclos avec des dizaines d’aras. Les voir voler au-dessus de nous est un spectacle impressionnant.

 

Le passage de frontière se fait ensuite à Foz de Iguazu au Brésil pour entrer à Ciudad del Este au Paraguay. Le passage est très très long. Beaucoup de monde et il fait très chaud. Beaucoup de personnes se rendent à Ciudad del Este car l’électronique est beaucoup moins cher qu’au Brésil ou Argentine. Nous sommes d’ailleurs accostés par plusieurs personnes voulant nous emmener dans leur magasin.

Une fois la frontière passée, nous décidons de ne pas rester dans cette ville de fou, nous voulons rapidement en sortir avant qu’il fasse nuit. Il est déjà 17h30 et la nuit tombe vers 18h/18h30.

Mais c’était sans compter sur Auriane qui se rend compte qu’elle a oublié son sac dans le poste de douane avec tous ses papiers. Gros coup de stress !! Vu l’énorme bouchon, Mathieu et Auriane décident d’y retourner en courant pendant que nous surveillons les véhicules. Nous ne sommes pas hyper rassurés quand nous voyons derrière nous un garde avec un fusil à l’entrée d’un magasin de pneus !

 

ciudad del este

Mathieu et Auriane reviennent à peine 30 minutes après, sac sur le dos. OUF !

Nous sortons enfin de cette ville à 18h mais la nuit tombe et nous optons pour dormir sur le parking d’une station-service. Nous évitons au maximum de rouler la nuit pour plusieurs raisons : l’état des routes, les feux absents sur certains véhicules et nous ne souhaitons pas installer notre bivouac de nuit.

Ce bivouac ne sera pas très reposant avec le bruit des camions, mais nous étions en sécurité entourés de 2 gardes avec fusils !!!

 

ciudad del este bivouac2

Nous voilà enfin au Paraguay où nous avons hâte de nous rendre à La Colmera, coin où des Français voyageurs se sont installés pour monter une aire d’accueil / camping.