Un passage éclair au Brésil en direction du Paraguay

Dimanche 25 février 2018

Nous venons d’entrer au Brésil en provenance de la Bolivie via la frontière de Corumba. Mais après plus d’une heure de queue, de bon matin et sous 30 degrés, nous n’avons toujours pas avancé !!!

Notre impatience nous jouera des tours et nous prenons la décision de ne pas passer par la migration de sortie de la Bolivie et zappons également l’entrée du Brésil !! Nous prenons ainsi la direction de l’aéroport international, situé à quelques kilomètres de là, où nous imaginons que l’attente sera moins longue.

Mais l’aéroport est minuscule et nous ne trouvons aucune migration… nous demandons à un policier Brésilien où se situe l’immigration pour faire les passeports, et devinez ce qu’il nous répond ??!!! => « A la frontière Bolivienne » !!!!!!!!! Mon sang se glace… nous voilà ici sans papier et la seule solution est de faire les 4-5h (minimum) de queue ??!!! Notre moral en prend encore un sacré coup et nous décidons de tracer, tant pis nous ne restons que 3/4 jours sur le territoire Brésilien, nous allons croiser les doigts pour ne pas se faire contrôler !!

Nous prenons la direction du Sud et souhaitons nous rendre à Jardim, à 400 km de là. Nous sortons de la ville et nous ne voyons pas de banque… nous n’avons aucun Real Brésiliens et nous arrivons à un péage !! Nous tentons de nous faire comprendre en Portugais et la caissière nous explique que nous pouvons faire demi tour afin de prendre du gasoil à la station essence à 1 kilomètre de là. Le gérant nous facture en carte bancaire un montant supplémentaire et nous rembourse en liquide !! Nous passons à nouveau le péage et je prends le volant une heure car Marc commence à vraiment fatiguer.

Le repas de midi se fera sur un parking, dans Fastoch et sous les ventilateurs ! Chloé est très énervée et s’endort 15 minutes après que nous ayons repris la route..

Nous sommes dans la région du Pantanal, que nous avions déjà traversée en période sèche en juillet, et la faune est très riche :  nous croisons des toucans, serpents, capibaras, crocodiles etc…. Nous arrivons à Bonito vers 15h30 et nous ne trouvons qu’une seule supérette ouverte (et oui nous sommes dimanche !) et faisons un passage à la banque. Nous nous posons enfin au camping vers 17h, camping que nous avions adoré leur de notre 1er passage. Mais la saison n’est pas du tout la même et la jolie rivière claire du camping est inondée et marron ! Le temps est lourd et humide… Nous sortons les hamacs et passons en mode détente (sans oublier le lavage de Fastoch et quelques lessives !!).

Nous profiterons des sanitaires du camping pour prendre une longue douche et au lit de bonne heure malgré la chaleur !

26 février

6h30… il fait déjà 26 degrés dans Fastoch !!! Et nous avons tous un peu mal au ventre, une petite tourista serait-elle en train de nous guetter ???!!!! Tournée générale de Smecta !!

Nous ferons donc une journée repos au camping : vélos, hamac, oiseaux, lavage… sont les maîtres mots de ce jour. Mais voilà que le frigo se met à clignoter : panne de gaz et nous étions sur la 2ème bouteille, les 2 sont donc vides !! et mince !! Sur Ioverlander, nous ne voyons pas de point de recharge de gaz aux alentours et j’essaye de faire comprendre à la gérante du camping que nous sommes à la recherche de gaz, mais décidément nous n’arrivons pas à communiquer avec les brésiliens. Tant pis, nous nous branchons sur l’électricité du camping qui paraît plus que douteuse ! Petite technique que nous utilisons en cas de panne de gaz ou de forte chaleur : toujours avoir 1 ou 2 bouteilles d’eau congelées que nous mettons ensuite dans le réfrigérateur afin de le refroidir.

Du coup ce soir c’est sandwichs car plus de gaz pour cuisiner non plus, ce qui ravit les enfants…

27 février

Courte nuit car j’ai été malade et également Chloé au réveil…. un virus doit nous tourner autour, ou alors notre corps a du mal à dormir à 26 degrés !

Pendant que Marc soude la suspension arrière qui fuit, nous remettons de l’ordre dans nos affaires afin de décoller à 9h30 du camping en direction de la frontière paraguayenne, à environ 200 km, où nous espérons recharger le gaz.

Après une conduite sous la pluie, accompagnée de nombreux toucans, nous arrivons à Pedro Juan Caballero vers 13h30, ville frontière entre le Brésil et le Paraguay.

Nous nous rendons donc à l’immigration du Paraguay afin de faire l’entrée dans le pays, mais, contrairement à ce que nous pensions, le douanier étudie nos passeports et nous demande pourquoi nous n’avons pas de tampons du Brésil (entrée et sortie) ??? « Pourquoi ?? Heu bin, en fait… » et là nous essayons de lui expliquer que nous sommes entrés par la Bolivie mais que nous n’avons pas « vu » la douane !! Mais le brave monsieur se fiche de nos explications, il ne nous fera pas l’entrée dans son pays si nous n’avons pas la sortie de l’autre. Ce qui est LOGIQUE !!!!!!!!!!!

Nous prenons donc la direction de la douane brésilienne, qui se situe à l’aéroport (ah dans cet aéroport il y a bien une immigration grrr !!!!) et nous tentons d’expliquer au douanier notre souci (ouf il parle espagnol ! ). Mais il tient le même discours que son collègue du pays voisin, « pas d’entrée, pas de sortie » !! Ah bin lui aussi il est LOGIQUE !!!!!!!!!!!!!!!!! Sa seule solution est que nous retournions au Paraguay afin que le douanier nous fasse une sortie et lui nous fera ensuite une entrée et une sortie du Brésil… « non mais le monsieur ne va pas vouloir non plus !! »

Tout le monde se regarde… « on fait quoi maintenant » ??? Et le douanier Brésilien prend nos passeports en nous disant « Mr et Mme vous êtes entrés illégalement sur le territoire brésilien, vous êtes hors la loi »…. Ah en effet nous ne l’avions pas vu comme cela !! Nous tentons de trouver une solution : peut-on se rapprocher d’une ambassade, donner un dessous de table ??? rien n’y fait…

La solution tombe : vous devez payer une amende de 100 reals / personne (25 €)… Bon nous n’avons pas bien le choix ! Par contre nous avons dépensés nos derniers Reals à la station service avant la frontière. Nous expliquons au douanier que nous allons retirer et que nous revenons. Mais non cela ne se passe pas comme ça ici !! Voilà que nous signons donc une amende que nous devons présenter à la « Banco do Brasil » (banque nationale) auprès de qui nous devons nous acquitter de notre dette et ensuite le douanier lèvera l’amende et tamponnera nos passeports. Je vous passe les détails à la banque où j’ai attendu plus d’une heure, un ticket à la main, dans le style de notre chère préfecture ! Et pendant ce temps Marc était garé en double file et n’a pas cessé de se faire embêter par la police… Enfin bref, nos passeports sont tamponnés nous pouvons ENFIN entrer au Paraguay où cette fois-ci nous n’avons pas de souci à l’immigration… Il est 16H, nous sommes épuisés !

Bilan de l’histoire : ne pas prendre de libertés avec les passages douaniers !!! Mais ça aussi c’est LOGIQUE !!

Nous avons tellement hâte de rouler que nous en oublions de retirer des Guaranis, la monnaie paraguayenne ! Nous n’oublions pas que nous devons recharger notre gaz et nous le payons donc en dollars.. voilà un souci de résolu !

Nous pouvons enfin rouler, une centaine de kilomètres en direction du Sud, et nous réalisons que nous avons changé d’heure… il est presque 19h et la nuit tombe déjà ! Nous trouvons une banque, faisons quelques courses mais nous ne trouvons pas de lieu pour bivouaquer. Nous optons donc pour une nuit en station service, décidément nos bivouacs ne font pas rêver en ce moment !

20h, il fait 29 degrés dans Fastoch, mais nous avons hâte d’être demain car nous ne sommes plus qu’à 350 km de la Colmena où nous allons pouvoir passer quelques jours à Tranquilo.

28 février

Comme vous vous en doutez, la nuit a été chaude et bruyante et nous prenons la route vers 8h, alors que les enfants dorment encore. Nous ferons donc le petit déjeuner en roulant.

Nous sommes surexcités de retrouver nos amis, mais la bonne humeur redescendra vite lorsque nous nous faisons arrêter par la police. En 8 mois de voyage, on ne nous a demandé que 1 ou 2 fois notre attestation d’assurance pour Fastoch sauf qu’aujourd’hui celle-ci est périmée depuis 15 jours !!! et bien sûr, le policier s’en aperçoit…. Nous tentons de lui expliquer que nous devons l’imprimer chez nos amis à 200 km de là, mais la seule solution qu’il nous propose est de prendre un taxi pour aller l’imprimer en laissant Fastoch ici !! Nous lui demandons donc quel est le montant de l’amende et sa réponse est assez surprenante « combien vous avez ?? ». OK je pars chercher le portefeuille et Marc lui glisse un billet, qu’il s’empresse de glisser dans sa poche afin que son collègue ne s’en rende pas compte. « Todo es bueno senor y senora » !!! Ouf nous pouvons enfin partir !! (Pour information nous apprendrons plus tard que l’assurance n’est pas obligatoire au Paraguay pour un véhicule étranger !!)

Midi, nous voici à Coronel Oviedo à 100 km de chez Charles et Aurélie… Petit passage au Mac Do, cela est tellement rare que les enfants dévorent leurs sandwichs !! Le plein de courses et de Tres leones (rhum) et nous faisons ENFIN les derniers kilomètres avant notre dernier moment de détente du voyage.

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