Paraguay – Tranquilo : une parenthèse amicale

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Mercredi 28 février 2018

Nous sommes entrés hier au Paraguay en provenance du Brésil et nous avons qu’une hâte : rejoindre nos amis installés à la Colmena.

Nous avons rencontré cette famille via Internet et leur avons rendu une 1ère visite en Juillet 2017. Notre route de retour ayant été modifiée, nous sommes ravis de passer à nouveau chez eux.

Cette famille (LACA World Trip) composée de Charles, Aurélie, Lou-Ann et Anthony est partie de France en 2015 faire le tour du monde avec leur gros camion orange. Début 2017, ils choisissent de poser leurs valises au Paraguay et achètent un terrain en vue de créer un lieu d’accueil de voyageurs, des gîtes, restaurant, piscine etc….

Lors de notre 1er passage, 7 mois plus tôt, les travaux étaient encore en cours et nous avons hâte de découvrir leur coin de paradis terminé.

Nous arrivons à 15h, garons Fastoch et place aux embrassades !! A cet instant, nous mettons nos soucis entre parenthèses et nous profitons de nos amis.

Mais où sont les enfants ? A l’école !!! Tom et Chloé tournent en rond jusqu’à 16h30 que les copains arrivent. Oh qu’ils ont changé !

Nous entamons la visite : 6 hectares de terrain, la cabaña (gîte) est terminée alors que nous n’avions vu que la chape, la couverture du quincho est terminée, mais surtout….. wahoo le restaurant et la piscine !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! La classe !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Bravo les copains quel travail.

 

Gros regret de prendre notre avion dans 15 jours à 1350 km d’ici, car nous serions bien restés encore plus longtemps !

Les enfants vont à la piscine, ils sont ravis de retrouver des enfants de leur âge, cela faisait longtemps ! Et de notre côté nous attaquons l’apéro !

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Nous discuterons ainsi jusqu’à minuit !!

Du 1er au 9 Mars

Et bin pour changer, je n’ai pas envie de vous raconter jour par jour car « Tranquilo », cela ne se résume pas comme ça !

Alors qu’avons nous fait ???!!!

Tout d’abord les enfants : nous avons un peu (beaucoup) mis de côté l’école (Lou-Ann et Anthony aussi d’ailleurs!) et ils ont joué un peu (beaucoup) dans la terre, dans la forêt, dans le restaurant, dans la piscine, dans le camping car….

 

Les parents : nous avons bien mangé, un peu (beaucoup) fait l’apéro, discuté, rit, refait le monde…

Des visites ? Un magnifique salto (cascade) à 20 km de route – soit 1h de piste !!!

 

Du bricolage ?? oui (enfin surtout Marc) : un peu d’électricité, quelques heures de pelle dans le ruisseau du terrain… rangement et nettoyage de Fastoch ainsi que la réparation du pare choc arrière.

Qu’avons-nous mangé ?

Des pizzas… huummm des pizzas faites par notre chef Charles !!!! Un délice !!! Et puis de la bonne viande, préparée à merveille également par Charles… des heures de cuisson et un délice ! un pic nic, de bons fruits MIAM !!

 

Des rencontres ?

Hernan qui travaille pour eux, Marie et Rodolphe qui construisent sur le terrain  et Claudia et Rainer, les voisins allemands qui construisent une magnifique maison en « boules »

 

Des moments marquants ?

Plusieurs : les cocktails de bienvenue, la piscine verte, les enfants qui donnent leur pizza aux chiens, les expressions de Charles : « Que te parese » ou encore « como se puede », de la musique (Elle s’appelait Françoise, mais on l’appelait Framboise), l’opération des chiens, …… et le meilleur pour la fin (réalisé par moi même !) : la vidange de la cassette de nos WC à coté du « réservoir » !!!!!!!!!!!!!

Pour résumer : Tranquilo, ça ne se résume pas, ça se vit !!

 

09 Mars

Le temps des « Au revoir » arrive… nos cœurs se serrent, les câlins ne s’arrêtent pas et les larmes montent !!

Cette chouette famille aura marqué notre voyage… c’est sûr : nous reviendrons, en vacances, en voyage ou nous installer ????!!!!!!!!!!!!!

Merci à Charles, Aurélie, Lou-Ann et Anthony pour votre accueil. ON VOUS AIME FORT !!!!!!!!!!!!!!!!!

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Un passage éclair au Brésil en direction du Paraguay

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Dimanche 25 février 2018

Nous venons d’entrer au Brésil en provenance de la Bolivie via la frontière de Corumba. Mais après plus d’une heure de queue, de bon matin et sous 30 degrés, nous n’avons toujours pas avancé !!!

Notre impatience nous jouera des tours et nous prenons la décision de ne pas passer par la migration de sortie de la Bolivie et zappons également l’entrée du Brésil !! Nous prenons ainsi la direction de l’aéroport international, situé à quelques kilomètres de là, où nous imaginons que l’attente sera moins longue.

Mais l’aéroport est minuscule et nous ne trouvons aucune migration… nous demandons à un policier Brésilien où se situe l’immigration pour faire les passeports, et devinez ce qu’il nous répond ??!!! => « A la frontière Bolivienne » !!!!!!!!! Mon sang se glace… nous voilà ici sans papier et la seule solution est de faire les 4-5h (minimum) de queue ??!!! Notre moral en prend encore un sacré coup et nous décidons de tracer, tant pis nous ne restons que 3/4 jours sur le territoire Brésilien, nous allons croiser les doigts pour ne pas se faire contrôler !!

Nous prenons la direction du Sud et souhaitons nous rendre à Jardim, à 400 km de là. Nous sortons de la ville et nous ne voyons pas de banque… nous n’avons aucun Real Brésiliens et nous arrivons à un péage !! Nous tentons de nous faire comprendre en Portugais et la caissière nous explique que nous pouvons faire demi tour afin de prendre du gasoil à la station essence à 1 kilomètre de là. Le gérant nous facture en carte bancaire un montant supplémentaire et nous rembourse en liquide !! Nous passons à nouveau le péage et je prends le volant une heure car Marc commence à vraiment fatiguer.

Le repas de midi se fera sur un parking, dans Fastoch et sous les ventilateurs ! Chloé est très énervée et s’endort 15 minutes après que nous ayons repris la route..

Nous sommes dans la région du Pantanal, que nous avions déjà traversée en période sèche en juillet, et la faune est très riche :  nous croisons des toucans, serpents, capibaras, crocodiles etc…. Nous arrivons à Bonito vers 15h30 et nous ne trouvons qu’une seule supérette ouverte (et oui nous sommes dimanche !) et faisons un passage à la banque. Nous nous posons enfin au camping vers 17h, camping que nous avions adoré leur de notre 1er passage. Mais la saison n’est pas du tout la même et la jolie rivière claire du camping est inondée et marron ! Le temps est lourd et humide… Nous sortons les hamacs et passons en mode détente (sans oublier le lavage de Fastoch et quelques lessives !!).

Nous profiterons des sanitaires du camping pour prendre une longue douche et au lit de bonne heure malgré la chaleur !

26 février

6h30… il fait déjà 26 degrés dans Fastoch !!! Et nous avons tous un peu mal au ventre, une petite tourista serait-elle en train de nous guetter ???!!!! Tournée générale de Smecta !!

Nous ferons donc une journée repos au camping : vélos, hamac, oiseaux, lavage… sont les maîtres mots de ce jour. Mais voilà que le frigo se met à clignoter : panne de gaz et nous étions sur la 2ème bouteille, les 2 sont donc vides !! et mince !! Sur Ioverlander, nous ne voyons pas de point de recharge de gaz aux alentours et j’essaye de faire comprendre à la gérante du camping que nous sommes à la recherche de gaz, mais décidément nous n’arrivons pas à communiquer avec les brésiliens. Tant pis, nous nous branchons sur l’électricité du camping qui paraît plus que douteuse ! Petite technique que nous utilisons en cas de panne de gaz ou de forte chaleur : toujours avoir 1 ou 2 bouteilles d’eau congelées que nous mettons ensuite dans le réfrigérateur afin de le refroidir.

Du coup ce soir c’est sandwichs car plus de gaz pour cuisiner non plus, ce qui ravit les enfants…

27 février

Courte nuit car j’ai été malade et également Chloé au réveil…. un virus doit nous tourner autour, ou alors notre corps a du mal à dormir à 26 degrés !

Pendant que Marc soude la suspension arrière qui fuit, nous remettons de l’ordre dans nos affaires afin de décoller à 9h30 du camping en direction de la frontière paraguayenne, à environ 200 km, où nous espérons recharger le gaz.

Après une conduite sous la pluie, accompagnée de nombreux toucans, nous arrivons à Pedro Juan Caballero vers 13h30, ville frontière entre le Brésil et le Paraguay.

Nous nous rendons donc à l’immigration du Paraguay afin de faire l’entrée dans le pays, mais, contrairement à ce que nous pensions, le douanier étudie nos passeports et nous demande pourquoi nous n’avons pas de tampons du Brésil (entrée et sortie) ??? « Pourquoi ?? Heu bin, en fait… » et là nous essayons de lui expliquer que nous sommes entrés par la Bolivie mais que nous n’avons pas « vu » la douane !! Mais le brave monsieur se fiche de nos explications, il ne nous fera pas l’entrée dans son pays si nous n’avons pas la sortie de l’autre. Ce qui est LOGIQUE !!!!!!!!!!!

Nous prenons donc la direction de la douane brésilienne, qui se situe à l’aéroport (ah dans cet aéroport il y a bien une immigration grrr !!!!) et nous tentons d’expliquer au douanier notre souci (ouf il parle espagnol ! ). Mais il tient le même discours que son collègue du pays voisin, « pas d’entrée, pas de sortie » !! Ah bin lui aussi il est LOGIQUE !!!!!!!!!!!!!!!!! Sa seule solution est que nous retournions au Paraguay afin que le douanier nous fasse une sortie et lui nous fera ensuite une entrée et une sortie du Brésil… « non mais le monsieur ne va pas vouloir non plus !! »

Tout le monde se regarde… « on fait quoi maintenant » ??? Et le douanier Brésilien prend nos passeports en nous disant « Mr et Mme vous êtes entrés illégalement sur le territoire brésilien, vous êtes hors la loi »…. Ah en effet nous ne l’avions pas vu comme cela !! Nous tentons de trouver une solution : peut-on se rapprocher d’une ambassade, donner un dessous de table ??? rien n’y fait…

La solution tombe : vous devez payer une amende de 100 reals / personne (25 €)… Bon nous n’avons pas bien le choix ! Par contre nous avons dépensés nos derniers Reals à la station service avant la frontière. Nous expliquons au douanier que nous allons retirer et que nous revenons. Mais non cela ne se passe pas comme ça ici !! Voilà que nous signons donc une amende que nous devons présenter à la « Banco do Brasil » (banque nationale) auprès de qui nous devons nous acquitter de notre dette et ensuite le douanier lèvera l’amende et tamponnera nos passeports. Je vous passe les détails à la banque où j’ai attendu plus d’une heure, un ticket à la main, dans le style de notre chère préfecture ! Et pendant ce temps Marc était garé en double file et n’a pas cessé de se faire embêter par la police… Enfin bref, nos passeports sont tamponnés nous pouvons ENFIN entrer au Paraguay où cette fois-ci nous n’avons pas de souci à l’immigration… Il est 16H, nous sommes épuisés !

Bilan de l’histoire : ne pas prendre de libertés avec les passages douaniers !!! Mais ça aussi c’est LOGIQUE !!

Nous avons tellement hâte de rouler que nous en oublions de retirer des Guaranis, la monnaie paraguayenne ! Nous n’oublions pas que nous devons recharger notre gaz et nous le payons donc en dollars.. voilà un souci de résolu !

Nous pouvons enfin rouler, une centaine de kilomètres en direction du Sud, et nous réalisons que nous avons changé d’heure… il est presque 19h et la nuit tombe déjà ! Nous trouvons une banque, faisons quelques courses mais nous ne trouvons pas de lieu pour bivouaquer. Nous optons donc pour une nuit en station service, décidément nos bivouacs ne font pas rêver en ce moment !

20h, il fait 29 degrés dans Fastoch, mais nous avons hâte d’être demain car nous ne sommes plus qu’à 350 km de la Colmena où nous allons pouvoir passer quelques jours à Tranquilo.

28 février

Comme vous vous en doutez, la nuit a été chaude et bruyante et nous prenons la route vers 8h, alors que les enfants dorment encore. Nous ferons donc le petit déjeuner en roulant.

Nous sommes surexcités de retrouver nos amis, mais la bonne humeur redescendra vite lorsque nous nous faisons arrêter par la police. En 8 mois de voyage, on ne nous a demandé que 1 ou 2 fois notre attestation d’assurance pour Fastoch sauf qu’aujourd’hui celle-ci est périmée depuis 15 jours !!! et bien sûr, le policier s’en aperçoit…. Nous tentons de lui expliquer que nous devons l’imprimer chez nos amis à 200 km de là, mais la seule solution qu’il nous propose est de prendre un taxi pour aller l’imprimer en laissant Fastoch ici !! Nous lui demandons donc quel est le montant de l’amende et sa réponse est assez surprenante « combien vous avez ?? ». OK je pars chercher le portefeuille et Marc lui glisse un billet, qu’il s’empresse de glisser dans sa poche afin que son collègue ne s’en rende pas compte. « Todo es bueno senor y senora » !!! Ouf nous pouvons enfin partir !! (Pour information nous apprendrons plus tard que l’assurance n’est pas obligatoire au Paraguay pour un véhicule étranger !!)

Midi, nous voici à Coronel Oviedo à 100 km de chez Charles et Aurélie… Petit passage au Mac Do, cela est tellement rare que les enfants dévorent leurs sandwichs !! Le plein de courses et de Tres leones (rhum) et nous faisons ENFIN les derniers kilomètres avant notre dernier moment de détente du voyage.

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Holà Paraguay

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07 juillet 2017

Nous quittons notre bivouac dans la station-service à 8h45 après une nuit pas très calme. Auriane, la journaliste, monte avec nous dans le camping-car pour faire des images pendant la conduite. Nous traversons plusieurs petits villages et dans chaque village nous apercevons au bord de la route des vendeurs ambulants avec chacun leur spécialité : vente de gingembre, de fromage, de jouets ou meubles en bois…

Nous avons le droit à notre 1er contrôle de police. Ici, comme dans les pays précédents, les policiers sont au milieu de la route. La plupart du temps ils nous laissent passer directement et parfois ils nous arrêtent en nous demandant d’où nous venons et où nous allons. Mais globalement, l’entente est très bonne.

Arrivée à Coronel Obiado, grosse ville avec un Mac do. Nous dégustons notre 1er mac do d’Amérique du Sud. Le big mac est le même que chez nous 😉 et nous profitons de la wifi.

Nous croisons un couple de français installés au Paraguay et travaillant dans une hacienda dont les propriétaires sont français et viennent quelques mois dans l’année. Ils nous expliquent qu’ici le prix du terrain est de 150 dollars US l’hectare.. loin de nos tarifs français !

Nous prenons ensuite la direction de La Colmena, petite ville sympa où nous faisons quelques courses avant de nous rendre au « camping » des « Tranquilo » vers 17h.

Ce lieu a été créé très récemment par Charles et Aurélie, un couple de français, et leurs enfants Lou-Ann et Anthony. Après 2 ans de voyage en camion en Amérique du Sud, ils ont décidé d’acheter un terrain en Uruguay afin d’y monter une aire de camping, des hébergements, un restaurant et une piscine. Tout est encore en travaux mais nous nous sentons rapidement « comme à la maison ».

Les enfants sont ravis de partager leurs jouets avec d’autres enfants français et nous nous entendons de suite à merveille, enfants comme adultes. Nous leur avons apporté une bouteille de Ricard et un saucisson… l’extase pour des français expatriés !!

Notre soirée se termine autour d’un barbecue, notre 1er depuis le début de notre aventure. Nous l’apprécions à sa juste valeur J

08 juillet

Nous passons une de nos 1ères journées sans bouger, tranquillement chez « Tranquillo » ! Nous sommes dans notre élément. Charles et Aurélie sont une mine d’or d’informations pour nous et 2 personnes adorables.

Ils nous font visiter leur terrain de 5 hectares qu’ils ont déjà bien aménagé. Ils nous expliquent leur projet et Marc est + que ravi. Son rêve, eux ils l’ont fait !

Les employés gérant les travaux nous font déguster le téréré : boisson ressemblant au mathé mais en plus des herbes sèches, ils ajoutent des herbes fraiches. Et surtout l’eau est fraiche alors que pour le mathé, l’eau est chaude. Alors pour être honnêtes, le goût de l’herbe est assez prononcé, mais on fait mine d’aimer car le principe du térémé (ou du mathé) est le partage ! En tous cas, bon moment partagé !

Le soir Charles nous prépare un cochon au barbecue avec son jus à l’orange et il attaque le feu à 17h. La cuisson est longue et la viande délicieuse ! Notre repas est accompagné de la présence de Luis, un artisan. Super compagnie, on se marre bien.

Nous finissons par une séance autour du feu afin de « compartir » (partager) tous ensemble.

09 juillet

Aujourd’hui nous quittons notre chère famille de français mais avant cela nous faisons un point sur la carte afin d’obtenir les bonnes informations. Aurélie me montre leur journal de bord et je prends plein de notes. Pendant que Charles explique à Marc où passer à tel et tel endroit. Notre itinéraire est chamboulé : nous ne voulions faire que le sud du Pantanal au Brésil, mais Charles nous rassure sur le fait que notre véhicule est tout à fait apte à affronter le nord. Et la faune présente dans ce secteur nous convainc de faire ce bout de route en plus.

11h, nous quittons la Colmena.. léger pincement au cœur, mais c’est sûr, nous reviendrons pour voir les travaux finis et re trinquer ensemble. A bientôt les amis !

Nous reprenons la route en faisant bien attention aux vaches qui la longent, suite à la mise en garde d’Aurélie. En effet, ici les vaches sont souvent en liberté et mangent parfois de la canne à sucre, ce qui les fait tituber !! Original…

14h, de nouveau de passage à Coronel Obiado et re Mac Do !!! on en profite pour bénéficier de la connexion wifi et nous nous remettons en route pour Laguna Blanca (bivouac conseillé par les « Tranquillo »), mais la nuit tombe tôt ici et la route se transforme en piste !! Difficile de rouler dans cette terre rouge et de ne pas éviter les trous et les véhicules très mal éclairés.. Marco s’en sort plutôt bien (malgré son stress), et puis au pire Mathieu et Auriane nous suivent avec leur camping-car 4×4 !

Nous trouvons enfin le camping au bord de la lagune. Le coin à l’air vraiment sympa, mais un gros câble électrique barre l’accès à notre véhicule plutôt haut. Ici l’électricité est loin d’être aux mêmes normes que les nôtres ! Nous trouvons un bout de bois et je maintiens le câble pendant le passage de Marc.. Grand moment de nuit !!

Le site à l’air désert, nous sommes seuls… Nous nous installons pour manger sous un abri avec table et bancs (et araignées !) et voyons débarquer Luis, le gérant, qui nous accueille chaleureusement.

Nous allons nous coucher de bonne heure, car malgré ce que certains peuvent penser, nos journées sont rythmées et nous sommes épuisés le soir.

10 juillet

Nous nous réveillons et découvrons l’endroit où nous sommes.. ce lieu est juste MAGNIFIQUE avec une plage à coté de nous.. un paradis.

Marc décide de sortir pour la 1ère fois le canoé pour profiter du lieu. Et la vue de l’eau est encore plus belle. Nous en prenons plein les yeux pendant que Mathieu se régale à nous filmer avec sa caméra et son drone.

Après avoir dégusté un bon barbecue (1er fait par nous même !), Marc installe les hamacs et nous passons l’après-midi entre plage et repos.

 

11 juillet

Après une nuit au grand calme, nous nous réveillons tôt (7h), comme presque tous les jours. Ici nous vivons avec le soleil, nous nous couchons tôt et nous levons tôt pour passer la journée dehors. Nous avons beaucoup de chances avec la météo depuis notre arrivée, nous aimerions bien avoir des hivers comme ça chez nous !!

Nous décollons du camping à 9h et roulons un moment, après avoir croisé un serpent sur la route !

Nous faisons notre pause de midi au pied d’une montagne magnifique dans un chemin limite carrossable, mais Fastoch nous surprend tous les jours car il s’en sort plutôt bien sur les pistes (et Marco est plutôt bon conducteur !)

Mathieu se régale dans ce lieu et tourne des images splendides !

Nous nous rendons en milieu d’après-midi dans un parc national « El parque nacional Cerro Corra » dans une forêt dense.

Le gardien des lieux nous ouvre la barrière et nous indique que le lieu de campement est à 2 km. Nous nous y rendons par un petit chemin plutôt étroit et découvrons un lieu assez mystique. Plusieurs bâtiments abandonnés, pas d’eau, pas d’électricité… Mais un coin dégagé pour notre bivouac. La tombée de la nuit arrive vite et nous nous installons en étant entourés de moustiques et de moucherons.. Car ici il y a des petites mouches qui te grignotent la peau à la moindre plaie. Comme nous a expliqué Aurélie : « No te piqué, te comé » (elle ne te pique pas, elle te mange !)..

Nous partageons notre dernier repas avec Auriane et Mathieu qui partent demain, autour d’un feu de camp pour se réchauffer.

12 juillet

8h30, Auriane et Mathieu nous quittent après de chaleureuses embrassades. Nous avons passé de supers moments à leurs côtés, merci à vous 2. Il est vrai qu’il n’est pas toujours facile de faire et refaire tel plan, mais nous avons beaucoup apprécié d’être tous les 6.. cela nous a changé de rythme et nous a parfois rassurés de ne pas être seuls ! Nous avons hâte de visionner le reportage qui sera diffusé fin aout / début septembre.

Nous quittons notre bivouac un peu glauque à 10h (je ne me sentais pas de rester juste nous 4 là-bas !), et prenons la direction du Brésil.

Nous sortons du Paraguay à Pedro Juan Caballero où nous avons beaucoup de mal à trouver le poste de douane et d’immigration. Heureusement, grâce à notre application Ioverlander, les postes sont localisés et nous trouvons l’immigration Uruguayenne pour la sortie du pays.

Mais dans le stress nous n’avons pas vu que l’accès au parking est en pente et nous raclons tout le dessous arrière du camping-car ! Marc remonte les suspensions arrières, mais trop tard on a bien touché ! Constat : pare choc cassé et vanne du réservoir d’eaux sales arraché !! Nous arrivons à la douane où tout se passe bien malgré un « léger » énervement suites à la casse !

Nous galérons à trouver l’immigration brésilienne (qui au final était à l’aéroport, fallait trouver !).. aucun panneau, on se dit que beaucoup de gens doivent passer la frontière sans s’en rendre compte et au final ne pas faire les papiers. (nous apprendrons le soir même que Auriane et Mathieu ont tracé tout droit !)

On trouve enfin la douane Brésilienne (Receita federal) et Paraguayenne. Ouf après plus d’une heure à tourner, les papiers sont faits !

Il est midi, les enfants ont faim, il est temps de trouver un truc à manger car les placards sont quasiment vides. Nous faisons en sorte de ne pas trop passer de nourriture aux frontières car les douaniers peuvent nous les confisquer… Mais en réalité nous n’avons pas encore eu besoin d’ouvrir le frigo..

Nous achetons des sandwichs à 14h et prenons la direction de Campo Grande au Brésil pour de nouvelles aventures à 4.

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